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Femmes en affaires
Entrepreneurship

L’entrepreneuriat féminin : moteur économique et social d’envergure

De plus en plus important pour l’économie mondiale, l’entrepreneuriat mené par des femmes attire non seulement l’attention des spécialistes, mais également le soutien économique des gouvernements. Au Canada, la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat avec près de 7 milliards de dollars en investissements cherche à favoriser la participation pleine et égale des femmes à l’économie, et au Québec, 21,7 millions de dollars sont investis afin d’accompagner et de financer 15 000 femmes entrepreneures pendant une période de 5 ans.

Ce sont tous des efforts pour soutenir la femme entrepreneure, définie par la théoricienne Dina Lavoie, dans le cadre d’une étude sur l’entrepreneuriat féminin au Canada en 1988, comme : « la femme qui, seule ou avec un ou des partenaire(s), a fondé, acheté ou accepté en héritage une entreprise, qui assume tous les risques et responsabilités financières, administratives et sociales et qui participe quotidiennement à sa gestion courante[1] ». Des initiatives encore insuffisantes, puisque les hommes représentent aujourd’hui environ 2/3 des entrepreneurs dans le monde[2] !

 

L’entrepreneuriat des femmes en quelques chiffres

Selon les dernières données publiées par le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE), 18 %[3] des entreprises du Canada appartiennent majoritairement à des femmes. Elles constituent ainsi une force économique qui contribue directement au développement social et durable, ainsi qu’à l’innovation canadienne.

Notons que ce chiffre doublerait si l’on comptait les compagnies dont le 50 % est détenu par une femme. Et selon le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) dans son rapport 2021/22 sur les femmes entrepreneures[4], celles-ci représentent un entrepreneur sur trois dans le monde proposant des innovations sur les marchés nationaux et internationaux.

D’ailleurs, cela n’inclut pas les travailleuses autonomes, dont le nombre va à nouveau en augmentation, malgré les conséquences négatives de la pandémie. Actuellement, ce sont presque un million de travailleuses autonomes au Canada[5]. Au Québec, 37 % de travailleurs autonomes en 2021 étaient des femmes[6].

« [Les travailleuses autonomes] sont des entrepreneures à part entière […] et ont un impact sociétal extrêmement important », déclare Christina Constantinidis, professeure à ESG-UQAM et fondatrice de l’Observatoire entrepreneuriat et genre. « Ces femmes sont d’ailleurs souvent surprises d’être considérées comme des entrepreneures : pourtant, même sans employés, celles-ci assument 100 % des risques financiers, créent leur activité et sont entièrement responsables de leur business.[7] »

 

Caractéristiques de l’entrepreneuriat féminin
  • Secteurs d’activité

Selon le (GEM), globalement les femmes[8] sont plus présentes dans le secteur du commerce de gros et de détail (presque 50 % des entrepreneures dans le monde) et dans le secteur de l’administration, de la santé, de l’éducation et des services sociaux (18,5 % des femmes contre 10,1 % des hommes), ce qui met en évidence des différences importantes entre les femmes et les hommes en entrepreneuriat, ainsi qu’un système qui « pousse » les femmes vers des domaines correspondant aux rôles traditionnellement féminins.

De son côté, au Canada, et selon des données récentes de Statistique Canada, les femmes entrepreneures sont plus nombreuses dans les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques ; du commerce de détail ; et des services d’hébergement et de restauration.

  • Qualités propres au leadership féminin

Beaucoup s’entendent pour dire que l’entrepreneuriat féminin bénéficie d’un leadership propre aux femmes, caractérisé par :

      • L’intuition ;
      • La capacité à gérer plusieurs projets à la fois (côté multitâche) ;
      • L’empathie et la communication ;
      • La coopération entre femmes (au Québec par exemple, le Réseau des Femmes d’affaires du Québec — RFAQ — soutient depuis 40 ans les femmes d’affaires d’ici grâce à l’entraide).

D’autres caractéristiques, même si elles ne sont pas considérées comme étant davantage féminines, sont très présentes dans leur style de direction et portent des fruits intéressants pour le développement sociétal et d’affaires au Canada. Par exemple, l’étude du GEM souligne leur propension à créer de nouvelles combinaisons de produits et de marchés et leur capacité d’innovation importante.

D’ailleurs, selon l’étude État des lieux de l’entrepreneuriat au féminin réalisée par le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE), les entreprises au leadership féminin se caractérisent pour offrir plus d’opportunités aux groupes en quête d’équité comme les autochtones et les membres de la communauté LGBTQ2S+, entre autres.

  • Motivations

Le désir de « faire une différence dans le monde[9] » est une motivation plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (70,7 % contre 64,8 %) pour se lancer en affaires, que ce soient les Américaines, les Européennes ou les Canadiennes. De ce fait, le développement durable et l’entrepreneuriat à vocation sociale sont plus souvent placés avant le rendement financier et l’optimisation des bénéfices par les femmes en entrepreneuriat.

Selon le GEM, une motivation importante des entrepreneures est le bien-être familial, car il n’est pas rare que la majorité d’entre elles réinvestissent 90 % de leurs profits pour l’éducation, la santé et la nutrition de leur famille (contre 30 ou 40 % pour les hommes), ce qui contribue à la prospérité générale.

Entre autres, les femmes trouvent dans l’entrepreneuriat une source d’émancipation et d’autonomie, et une façon de mieux équilibrer travail et vie personnelle.

Des défis auxquels font face les femmes en entrepreneuriat

Défis internes 

D’après les données du GEM, on pourrait conclure que les femmes sont, en général, plus prudentes et exigeantes envers elles-mêmes que leurs homologues masculins puisque :

    • Elles demandent moins de financement que les hommes (investissement inférieur) ;
    • Elles sont plus enclines à croire ne pas avoir les compétences nécessaires pour démarrer une entreprise ;
    • D’ailleurs, elles sont aussi plus fréquemment touchées par le syndrome de l’imposteur.

Défis externes 

    • « Les études révèlent que les femmes rencontrent des obstacles et sont victimes de préjugés et de microagressions, voire de harcèlement, à chaque étape de leur parcours entrepreneurial[10] » ;
    • Elles ont moins d’accès au financement entrepreneurial, ce qui pourrait expliquer pourquoi le taux de survie des PME détenues majoritairement par des hommes est supérieur à celui des PME majoritairement détenues par des femmes.

 

La femme entrepreneure au sein du FEMontérégie

Notre organisme, le Fonds d’Emprunt Montérégie, est engagé avec le succès de femmes d’affaires de la Montérégie et les chiffres le démontrent : 70 % de notre clientèle est composée par des femmes ! La plupart sont mères et entrepreneures, certaines se sont lancées en affaires en solo ; d’autres détiennent 50 % de leur compagnie (souvent en couple).

En plus du financement et de l’accompagnement de proximité habituellement offerts, nous avons un nouveau fonds exclusif pour les femmes ! Il est possible grâce au soutien du gouvernement du Canada et au partenariat noué entre Evol, Entreprendre Ici et notre organisme.

Le Fonds de prêts pour les femmes en entrepreneuriat nous permet d’offrir jusqu’à 20 000 $ en forme de prêt pouvant aller jusqu’à 5 ans et un accompagnement de proximité de qualité, qui s’insère dans l’écosystème régional.

Finissons donc ce mois de mai en soulignant l’importance de l’entrepreneuriat féminin dans le développement social et économique de notre province. Si vous êtes une femme de la Montérégie qui désire se lancer en affaires et a besoin de soutien, contactez-nous sans tarder !

___________________

[1] CONSTANTINIDIS Christina, « Femmes entrepreneures », dans : Pierre-Marie Chauvin éd., Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat. Paris, Presses de Sciences Po, « Références », 2014, p. 287-300. DOI : 10.3917/scpo.chauv.2015.01.0287. URL : https://www.cairn.info/dictionnaire-sociologique-de-l-entrepreneuriat–9782724616408-page-287.htm  

[2] LEBèGUE Typhaine, CONSTANTINIDIS Christina, « Chapitre 21. L’entrepreneuriat féminin », dans : Frank Janssen éd., Entreprendre. Une introduction à l’entrepreneuriat. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, « Petites Entreprises & Entrepreneuriat », 2016, p. 395-415. DOI : 10.3917/dbu.janss.2016.01.0395. URL : https://www.cairn.info/entreprendre–9782804192426-page-395.htm

[3]  État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 3. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/Etat-des-lieux-de-l-entrepreneuriat-feminin-au-Canada-2023-apercu-de-la-recherche.pdf   

[4] GEM 2021/22 Women’s Entrepreneurship Report: From Crisis to Opportunity, p. 15. https://www.gemconsortium.org/report/gem-202122-womens-entrepreneurship-report-from-crisis-to-opportunity  

[5] État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 3. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/Etat-des-lieux-de-l-entrepreneuriat-feminin-au-Canada-2023-apercu-de-la-recherche.pdf

[6] https://www.ledevoir.com/societe/757714/entrepreneuriat-au-feminin-une-croissance-continue-des-defis-qui-demeurent

[7] Ibid.

[8] GEM 2021/22 Women’s Entrepreneurship Report: From Crisis to Opportunity, p. 15. https://www.gemconsortium.org/report/gem-202122-womens-entrepreneurship-report-from-crisis-to-opportunity  

[9] Ibid, page 111.   

[10] État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 13. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/The-State-of-Womens-Entrepreneurship-in-Canada-2023-Research-Preview.pdf

Nathalie Morissette
Les coulisses du Fonds

Nathalie Morissette, femme d’affaires de cœur et active

Avec une soif d’apprendre inépuisable, Nathalie a commencé sa carrière professionnelle avant même de finaliser son cégep. Après sa première expérience dans une organisation accordant des prêts à des gens qui avaient besoin d’une deuxième chance, s’en sont suivies 13 années en crédit personnel à la Banque Scotia. Par la suite, Nathalie a travaillé comme adjointe administrative, adjointe exécutive, et gestionnaire marketing dans des secteurs divers comme ceux de la construction et de l’informatique, et dans des compagnies reconnues telles que Métro (les épiciers), Réseau des sports (RDS), L’Oréal Canada et SITQ.

Son dynamisme, sa persévérance, sa capacité d’adaptation et ses connaissances en développement des affaires l’ont vite dirigée vers le travail autonome et l’entrepreneuriat. Elle a fondé, entre autres, une entreprise de relations avec les investisseurs, responsable de représenter des compagnies du Québec sur le marché boursier, ainsi qu’une agence de conception de sites Web, à l’époque où avoir une présence sur l’Internet était signe d’avant-gardisme.

En 2007, Nathalie a décidé de se dévouer à temps plein à sa plus grande motivation : aider les gens à atteindre leurs objectifs ! Elle possède aujourd’hui un cabinet offrant des services en crédit hypothécaire et en sécurité financière, composé d’une équipe de neuf experts orientés au développement des stratégies à long terme au bénéfice des clients.

Nathalie détient en somme une solide expérience de plus de 30 ans, caractérisée par une écoute sans égal et le don de bien saisir les besoins des gens. D’ailleurs, ses études comme courtier hypothécaire et courtier immobilier ; ses formations en communication, en leadership, en vente et en négociation ; et sa certification comme représentante en assurances de personnes et fonds distincts lui permettent de servir avec succès sa clientèle.

Implications sociales

Consciente de la nature passagère de la vie et de l’importance de vivre le moment présent, Nathalie s’implique dans de nombreuses causes : engagée pendant plus de 12 ans auprès du Réseau de femmes d’affaires du Québec (RFAQ), elle fait partie actuellement du comité de gestion de l’Estrie ; membre du CA de l’École de cirque de Verdun ; et investie dans la levée de fonds de l’organisation Rêves d’enfants, qui fait réaliser les rêves des enfants gravement malades. Au sein de notre organisme, le FEMontérégie, elle est membre de notre CA et du Comité de prêts, où elle met à contribution son expertise en finances et son expérience en tant qu’entrepreneure. « Le Fonds, c’est une belle initiative qui aide des gens d’affaires courageux issus de milieux divers ».  

Mère en affaires sans regrets

Mères de 4 enfants et grand-mère de 2 petits-enfants, Nathalie a toujours donné une place prioritaire à sa famille, qui est pour elle un cadeau fantastique ! Son plus grand défi ? Concilier vie familiale et vie professionnelle. « En général, la tâche est plus lourde pour les femmes, mais pour trouver l’équilibre, il est essentiel d’avoir le soutien de son partenaire — ou de son entourage — et, surtout, de prendre la responsabilité de ses décisions ». De ce fait, elle n’a pas de regrets et accueille le changement sans hésiter.

De passe-temps variés

Comme dans sa carrière, Nathalie est aussi polyvalente dans ses passe-temps… Elle apprécie une bonne lecture qui lui apprend quelque chose ; elle aime cuisiner, faire du vélo, bricoler, jardiner et marcher en plein air ; elle s’amuse également à jouer des jeux de société, notamment ceux pour se creuser la tête… Enfin, toutes des activités pour dépenser sa grande énergie et se surpasser !

Business women
Microcredit

Good news! New exclusive fund for women!

Women’s entrepreneurship is important! We want to thank the Government of Canada for supporting Montérégie’s businesswomen.

Thanks to the Women’s Enterprise Loan Fund, we can offer them financing (up to $20,000) and quality proximity support as part of the regional business ecosystem.

A winning partnership between Evol, Entreprendre Ici and our organization, the Fonds d’Emprunt Montérégie, contributes to the success of women entrepreneurs, whether in the start-up phase or growth.

Développement durable
Entrepreneurship

Le développement durable en action

Notre équipe au Fonds d’Emprunt Montérégie ne voulait pas finir ce mois-ci sans revenir sur l’importance d’intégrer le développement durable dans nos actions, petites et grandes, en tant qu’individus et en tant qu’organisations. Le Jour de la Terre se célèbre chaque année le 22 avril, nous avons tous cependant le devoir de le souligner par nos gestes, qui parlent plus fort que nos mots, chaque jour, tous les jours…

De l’idée à l’action

Parmi les actions en faveur du développement durable, il y a celle de se tenir au courant de tendances écoresponsables. C’est pourquoi notre directeur, Eric Gosselin, a participé le 15 février dernier au Colloque développement durable : de l’idée à l’action, organisé par la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu (CCIHR) et par le comité Levier Vert. Un évènement pertinent et toujours d’actualité.

Des exemples concrets d’entreprises en prédémarrage, en démarrage et existantes qui appliquent déjà des principes verts ont été présentés. Certaines compagnies intègrent cette orientation de responsabilité environnementale depuis la conception de leur idée d’affaires, tandis que d’autres l’adoptent en cours de route. Ou encore, dans quelques cas, les dirigeants ont décidé de faire pivoter complètement leur modèle d’affaires mettant au cœur de ce changement des initiatives de développement durable. Entre autres, Vélo Conversio, Equiparc et Jack World se démarquent par leur engagement environnemental.

Lors de tables rondes, les assistants ont pu partager leurs suggestions et gestes en matière d’écoresponsabilité, ce qui a permis à chaque participant de repartir avec de nouvelles idées concrètes à mettre en place dans leur compagnie ou organisme à but non lucratif. Pour que l’intégration de pratiques vertes ait un attrait pour l’entrepreneur, cela doit avoir un impact réel sur ses finances ! Voilà la principale conclusion tirée de cette réflexion, et qui est d’ailleurs vérifiée constamment par nos conseillers entrepreneuriaux sur le terrain. C’est-à-dire que les actions de développement durable ou l’adoption d’un modèle d’affaire fondamentalement écoresponsable devraient se traduire par :

    • L’augmentation des revenus (vendre plus ou plus cher) ;
    • La réduction des dépenses.

Il n’y a pas de doute que pour plusieurs ayant une conscience environnementale plus évoluée, l’adoption de telles pratiques est un incontournable.

Les entrepreneurs du Fonds et le virage vert

Puisque les entrepreneurs de notre organisme commencent leur projet avec un faible revenu et que leur réalité financière restreint les possibilités, il est normal d’adhérer aux principes du développement durable dans une étape postérieure où l’incertitude initiale a été surmontée et que de nouvelles occasions d’affaires peuvent être envisagées.

« La réalité partagée par les entrepreneurs est que quand tu es en mode survie, de beaux principes et de beaux idéaux, ça passe en second. Il faut stabiliser la base avant de penser à faire des actions autres, même si elles peuvent générer une baisse de dépenses ou une augmentation de revenus, la réalité est que quand on est dans un mouvement “de panique”, on est moins ouvert à ces solutions-là », Eric Gosselin.

Mais en vérité, penser « développement durable » n’est pas contraire à penser profits et peut même servir à se démarquer et à faciliter les ventes. Bien que cela s’ajoute au quotidien de très petites entreprises ou même des organismes, en voyant les exemples précédents lors du Colloque, on constate que des entreprises le font chaque jour sans lourdeur additionnelle.

Dans ce sens, motivation économique et motivation environnementale marchent main dans la main. Voici quelques exemples :

    • L’entreprise Inkalato a mis en place des stratégies pour réduire ses coûts, notamment celle d’utiliser un espace de production partagé, et en faisant cela, elle a aussi réduit son impact environnemental, tout en favorisant le développement de ses activités dans un climat de coopération.
    • L’agence Netbox vidéo & marketing Web, dont la principale clientèle sont les OBNL, évite au maximum l’utilisation de papier et privilégie les rencontres en visioconférence, ce qui l’aide à maintenir un faible niveau de dépenses afin d’offrir des prix raisonnables et du même coup à réduire son empreinte environnementale.
Le développement durable au Fonds

Par la nature même de notre organisme, fier membre du réseau MicroEntreprendre, le développement durable est dans notre ADN. Le FEMontérégie répond ainsi à plusieurs objectifs de développement durable (ODD) établis dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, créé en 2015 par les 192 états membres des Nations Unies, dont le Canada. Spécifiquement, notre organisme de microcrédit entrepreneurial, qui s’adresse aux personnes de la Montérégie exclues du système de crédit traditionnel et qui soutient des projets ayant un impact social et environnemental responsable, contribue directement à l’accomplissement de 8 des 17 ODD, à savoir :

      • 1 : Pas de pauvreté ;
      • 5 : Égalité entre les sexes ;
      • 8 : Travail décent et croissance économique ;
      • 9 : Industrie, innovation et infrastructure ;
      • 10 : Inégalités réduites ;
      • 11 : Villes et communautés durables ;
      • 16 : Paix, justice et institutions efficaces ;
      • 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs.

À une échelle plus modeste, les membres de l’équipe de notre organisme posent des gestes au quotidien, par exemple :

      • Limiter l’utilisation de papier, y compris l’impression et la production de matériel promotionnel ;
      • Encourager le télétravail et privilégier les réunions en visioconférence, limitant les déplacements et réduisant les émissions de gaz à effet de serre ;
      • Faire partie d’un espace de travail partagé (coworking), ce qui réduit l’impact physique, la consommation d’eau et d’électricité, et favorise le travail collaboratif ;
      • Bannir l’utilisation de plastiques à usage unique, en diminuant les déchets ;
      • Éviter les salles de réunions inutilisées, ce qui est plus facile à atteindre lorsque plusieurs organisations partagent le même établissement ;
      • Rassembler les achats pour une certaine période ;
      • Produire des contenus numériques de qualité, utiles et moins éphémères, et limiter au maximum le partage de pièces jointes dans les courriels (pour découvrir comment diminuer la pollution numérique, visitez le site Internet d’Hydro-Québec, en cliquant ici).
De petits gestes avec un grand impact

Elles peuvent paraître insignifiantes, mais quand ces actions sont répétées pendant une longue période ou faites par plusieurs, voire des milliers, elles génèrent un vrai impact écologique.

Qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un OBNL, il est essentiel de valoriser ces comportements verts. Cela permettrait aux dirigeants de comprendre qu’ils ont déjà entamé cet important processus et que cela ne prend pas nécessairement beaucoup d’argent pour changer de paradigme. C’est d’abord la mentalité qui mène au changement !

D’ailleurs, il est dans leur intérêt de mettre en lumière ces habitudes écoresponsables : elles sont de plus en plus exigées par les investisseurs et même les bailleurs de fonds, p. ex. Evol, qui « [demande] aux entrepreneur·e·s […]de prendre un engagement envers au moins 1 des 17 objectifs de développement durable ».

Un cadeau vert

Puisque le FEMontérégie est investi dans l’avenir de notre planète, la direction a décidé d’inclure dans le budget Support aux entrepreneurs (adressé aux entrepreneurs qui font partie de l’écosystème entrepreneurial de la région ; notre famille étendue 😊), le paiement de frais pour assister à des évènements sur le développement durable. Alors, si vous avez trouvé un colloque, une conférence, ou une présentation qui tend vers l’écoresponsabilité, faites-le-nous savoir, et nous pourrons peut-être vous offrir les frais d’inscription !

Évalutaion d’entreprise
Business management

L’évaluation d’entreprise, un outil au service de l’entrepreneur

L’évaluation d’entreprise est un sujet, pour dire le moins, complexe ! Nous tenterons, néanmoins, de le simplifier dans le but de faciliter sa compréhension. Cela dit, sachez que lorsqu’il est question de vendre ou d’acheter une compagnie, il faut absolument consulter un professionnel. Les informations partagées dans cette édition de notre infolettre ne sont données ainsi qu’à titre indicatif, et ce grâce à l’expertise de Serge Robert[1], évaluateur d’entreprises et d’immeubles à la retraite s’impliquant depuis plus de 20 ans dans la cause de l’entrepreneuriat en tant que bénévole et membre du Comité de prêts de notre organisme, le Fonds d’Emprunt Montérégie.

Pourquoi faire évaluer son entreprise ?

Que ce soit pour la vente (transfert), le financement ou le partage d’actifs, il est essentiel de bien faire évaluer son entreprise, c’est qui équivaut à déterminer sa juste valeur marchande. À la fin de l’exercice d’évaluation, on devra avoir trouvé un prix de vente, qui dépendra largement de l’offre et de la demande pour le type d’entreprise comparable.

 

On analyse quoi dans l’évaluation d’entreprise ?

Ce sont des facteurs macroéconomiques et microéconomiques qui déterminent la valeur d’une entreprise, et qu’il faut analyser un à un et en détail. Les facteurs macroéconomiques sont plutôt axés sur la position de l’entreprise sur le marché, tandis que les facteurs microéconomiques nous amènent à examiner davantage l’entreprise elle-même. Certains d’entre eux se chevauchent et beaucoup doivent être non seulement qualifiés, mais justifiés, c’est-à-dire prouvés grâce aux états financiers ou à des contrats signés, par exemple.

Comment évaluer une entreprise ?

Il existe trois (3) types d’évaluations d’entreprise :

  1. Celle axée sur le rendement en vue de continuer les activités de l’entreprise et selon les bénéfices prévus. Dans le cadre de cette approche, il faudrait se poser la question suivante : si demain matin j’avais à recréer cette compagnie, quels seraient mes coûts ?
  2. Celle axée sur la valeur des actifs de la compagnie en vue d’une liquidation ou lorsque les actifs représentent la valeur principale de l’entreprise. Cette évaluation priorise la valeur économique, qui se base directement sur les états financiers — les revenus et les bénéfices —, des chiffres que l’évaluateur doit souvent ajuster aux fins de l’évaluation.
  3. Celle axée sur le marché, utilisant la technique de parité qui compare l’entreprise à vendre avec des entreprises similaires déjà vendues et analyse leur taux de capitalisation.

 

Transfert et évaluation d’entreprise

Pour que la transaction de vente/achat d’une entreprise puisse s’effectuer sans tracas et à juste prix, la tâche spécialisée d’évaluer l’entreprise devrait être confiée à un EEE (expert en évaluation d’entreprises) qui suit les procédures dictées par l’Institut des experts en évaluation d’entreprises ou à un membre de l’Ordre des évaluateurs agréés du Québec. Afin d’en réduire les coûts, certains cédants et repreneurs conviennent de partager cette dépense.

En plus des 3 types d’évaluations, il existe 3 types de rapports qu’un évaluateur pourrait réaliser : calcul de la valeur, estimation de la valeur et rapport exhaustif allant du plus simple au plus complexe — et du moins cher au plus cher ! — Et parmi ces trois, le premier serait le plus ajusté aux besoins des PME.

 
Quoi considérer au moment de vendre ou d’acheter une entreprise ?

Au moment de vendre votre compagnie, les indicateurs les plus importants à considérer sont sa rentabilité et son potentiel de croissance. La valeur de l’entreprise, soit les revenus qui génèrent des dividendes à ses actionnaires, comprend : les biens mobiliers et immobiliers, l’achalandage, les équipements et le chiffre d’affaires. Le stock, cependant, ne fait pas partie de la valeur de l’entreprise et est négocié à la fin de la transaction.

Si vous avez envie de connaître le prix de vente d’entreprises comparables à la vôtre, découvrez l’INDEX[2] du CTEQ, un répertoire confidentiel d’ici où il faut s’inscrire et parler à un conseiller. Ou encore, visitez acquizition.biz,une plateforme qui vous offre un aperçu de l’information actualisée sur le marché. N’oubliez toutefois pas de laisser l’évaluation de votre compagnie dans les mains d’un professionnel.

 

[1] Monsieur Robert, qui ne pratique plus aujourd’hui, possède une vaste expérience en évaluation de petites entreprises. Il a travaillé pendant 28 ans dont 10 comme expert en évaluation d’entreprise à la Banque Nationale ; et 20 ans à son compte. D’ailleurs, il a fait des études en finance conduisant au MBA.

[2] L’INDEX du CTEQ a été mentionné dans notre billet de blogue sur le transfert d’entreprise : https://femonteregie.ca/le-repreneuriat-porte-de-sortie-et-dentree-a-lentrepreneuriat/.

Le microcrédit nourrit les entreprises
Microcredit

Le microcrédit au Québec et dans le monde

Ce mois-ci nous changeons le ton habituel pour quelque chose de plus sérieux… De la main de Suzanne Tremblay, Marie Langevin et Marco Alberio, professeurs universitaires et auteurs[1], découvrons ensemble le parcours de la finance solidaire ici et ailleurs, ainsi que ses contributions historiques à la démocratie financière. Une façon de plus de souligner la Journée nationale du microcrédit entrepreneurial, qui a eu lieu le 11 mars dernier.

 

Origine de la microfinance moderne

C’est dans les années 70 que le microcrédit est apparu, d’un côté au Bangladesh, grâce au modèle de la Grameen Bank, développé par l’économiste Muhammad Yunus ; et d’un autre côté en Amérique latine, au sein du réseau ACCION, fondé en 1983 et réunissant des institutions de microfinancement.

 

Le but du microcrédit

La microfinance est donc née au sein des ONG engagées dans la lutte contre la pauvreté. Dans ce sens, autant en Asie qu’en Amérique latine, ces programmes cherchaient à accorder des prêts de faibles montants à des personnes exclues du système de crédit traditionnel.

 

Institutionnalisation de la microfinance

Deux acteurs majeurs ont contribué à l’institutionnalisation de la microfinance :

  • Les coopératives, dont la volonté et l’argent des membres ont servi à appuyer des projets de développement ;
  • Les institutions internationales, notamment la Banque mondiale, qui ont aidé à répandre la pratique de la microfinance dans les années 90, et ce dans le cadre des réformes néolibérales visant, entre autres, à pallier le surplus de main d’œuvre.

 

L’évolution du microcrédit : concept et application

Depuis ses débuts, le concept de microfinance a été lié à la lutte contre la pauvreté. Avec le temps, il est aussi devenu un outil d’autonomisation (empowerment) des populations défavorisées. D’ailleurs, dû à son succès initial, l’offre des services s’est élargie, ajoutant aux prêts d’autres services financiers : épargne, assurances et transfert des fonds. À noter qu’avant les années 90, on parlait plutôt de « services financiers décentralisés[2] ».

Depuis la fin des années 2000, on parle d’inclusion financière et de démocratie financière, des concepts qui s’insèrent dans une perspective de développement économique ET social, et qui comprennent non seulement l’accès au microfinancement, mais également à l’éducation et à l’information.

 

Le microcrédit gagne en visibilité

Deux évènements ont été essentiels à la reconnaissance internationale de la microfinance :

  • L’année 2005 a été déclarée par l’ONU comme l’Année internationale du microcrédit ;
  • « Le banquier des pauvres », Muhammad Yunus, a remporté le prix Nobel de la paix en 2006. L’un de ses grands apports a été d’améliorer la situation financière et sociale des femmes dans une société patriarcale comme l’Inde.

 

De la mission sociale à la rentabilité

Historiquement, il existe deux tendances en microfinance :

  • Le modèle global, dont la mission est sociale et qui adhère, alors à « un programme politique ». Cette tendance reconnaît « l’accès au crédit […] comme insuffisant pour sortir du cycle vicieux de la pauvreté et on adjoint aux microprêts une gamme d’initiatives complémentaires d’ordre social pour soutenir les emprunteurs et les emprunteuses (alphabétisation, formation professionnelle […], etc.[3] » ;
  • Le modèle minimaliste, qui domine aujourd’hui dans le monde, « est calqué sur le fonctionnement des institutions financières traditionnelles. Il s’appuie sur des organisations de microfinance rentables et financièrement autosuffisantes, ce qui implique qu’on délaisse […] la prestation de services complémentaires et la structure de financement s’appuyant sur des donateurs privés, publics, multilatéraux ou locaux.[4] »

 

Crises majeures de la microfinance dans le monde

Des marchés de la microfinance dans des pays comme le Maroc, le Nicaragua ou la Bosnie ont traversé des crises importantes dans les années récentes, notamment dues à l’incapacité des emprunteurs à rembourser les crédits. Ceci, en grande partie, à cause des pratiques répondant au modèle commercial, où la rentabilité du système prime sur le bénéfice de l’emprunteur. De ce fait, de plus en plus des crédits sont accordés sans nécessairement vérifier que ceux-ci aient un impact direct et positif sur l’augmentation de revenus des promoteurs.

 

Naissance du microcrédit au Québec

Le passage d’une économie industrielle centrée sur la production (manufacture) vers une économie postindustrielle orientée vers des services peu qualifiés dans la décennie de 1980 a entrainé des défis importants, tels que la perte d’emplois et la subséquente augmentation du chômage, ou encore la précarité des emplois.

C’est au cœur de cette transformation économique et sociale que le crédit communautaire québécois a émergé avec les fonds communautaires et les cercles d’emprunt. Sous une optique de protection sociale de la part du Gouvernement, les politiques de développement local, économique et communautaire ont été alors créées. L’origine de la pratique de la microfinance dans le territoire québécois est ainsi intimement liée au marché du travail et à la crise de l’emploi, et aux efforts des ONG pour développer l’employabilité et l’économie sociale.

 

Entrepreneuriat et microcrédit

La création de microentreprises est devenue une solution pour faire face aux problématiques du marché du travail mentionnées précédemment. C’est dans ce contexte que les premiers organismes de crédit communautaires ont vu le jour. L’Association communautaire d’emprunt de Montréal (ACEM), fondée en 1990, a été l’une des pionnières de la microfinance d’ici. Elle avait non seulement la mission d’accorder des prêts, mais également d’accompagner les promoteurs dans la création de leurs projets entrepreneuriaux. 

La création des microentreprises est donc une voie pour favoriser l’employabilité et l’insertion professionnelle : « De nos jours, plus de 60 % des microentreprises ayant été créées grâce au soutien d’organismes de crédit communautaire au Québec sont dans les faits des travailleurs autonomes.[5] »

Le Réseau québécois de crédit communautaire (RQCC), aujourd’hui le réseau MicroEntreprendre, a été créé en 2000 afin de regrouper les organismes de microfinancement à travers la province. Plus de deux décennies plus tard, nous sommes 20 membres répartis dans les 17 régions du Québec.

 

Microcrédit : au Québec vs dans le monde

Au contraire du modèle minimaliste adopté par la grande majorité des pays, et qui fonctionne comme un sous-secteur financier ; au Québec, le modèle global originalement adopté a été conservé jusqu’à aujourd’hui, et ce, malgré les divers changements des politiques publiques à travers les années.

 

En quoi consiste le modèle de microcrédit québécois ?

Plusieurs facteurs influencent la pratique de la microfinance dans le territoire québécois… 

  1. Elle a une orientation socioéconomique : puisque le microcrédit trouve son origine dans le développement économique communautaire, les besoins sociaux et économiques sont comblés afin d’améliorer les conditions de vie des citoyens, par exemple, avec la création d’emplois et la création d’entreprises (aspects économiques), qui favorisent l’insertion professionnelle et l’inclusion de personnes marginalisées (aspects sociaux).
  1. Elle est ancrée dans l’écosystème de l’économie sociale et solidaire : puisque les organismes de microcrédit appartiennent au tissu associatif de leur territoire d’intervention, leurs démarches reposent sur le capital social de leur communauté locale, y compris les fonds d’emprunt et le savoir-faire. 
  1. Elle s’insère dans l’économie plurielle : « […] le crédit communautaire allie l’économie privée et associative puisqu’il soutient à la fois les microentreprises privées, les coopératives et les OBNL.[6] »

 

Ainsi, les organisations de microfinancement entrepreneurial comme la nôtre, le Fonds d’Emprunt Montérégie, « sont considérées comme des organismes de soutien à la finance solidaire de l’économie sociale[7] ». Elles se caractérisent pour trois composantes :

  1. L’accompagnement de proximité, basé sur le lien de confiance entre l’entrepreneur et son conseiller en développement entrepreneurial afin d’assurer le succès du projet ;
  2. L’accès au microcrédit qui permet aux individus oubliés par le réseau bancaire (des personnes à faible revenu, de plus de 40 ans ou issues de l’immigration, p. ex.) de faire avancer leurs projets d’entreprise ;
  3. Le fonds d’emprunt provenant de la communauté sous forme de dons et d’investissements de la part des fondations, des institutions financières, des OBNL et des personnes qui ont à cœur la cause de l’inclusion sociale.

 

Grâce à cette approche globale, les organismes de microcrédit — responsables d’aider les Québécois et les Québécoises qui ont un projet entrepreneurial viable que ce soit en étape de démarrage, de croissance ou de consolidation/redressement, mais qui se voient refuser leurs demandes de prêt — continuons à développer avec fierté notre mission d’inclusion sociale et financière.

 

[1] Tremblay, S., Langevin, M., & Alberio, M. (2022). La trajectoire du crédit communautaire au Québec : innovation, résistance et recomposition. Revue Organisations & Territoires, 31(1), 111-117. https://doi.org/10.1522/revueot.v31n1.1452

[2] « La crise de la microfinance : crise de maturité ou d’un modèle de financement ? Synthèse du Séminaire d’Epargne Sans Frontière et du projet Microfinance in crisis, organisé le 18 décembre 2013 à la Caisse des Dépôts », Techniques Financières et Développement, 2014/2 (N° 115), p. 79-101. https://www.cairn.info/revue-techniques-financieres-et-developpement-2014-2-page-79.htm

[3] Tremblay, S., Langevin, M., & Alberio, M., op. cit., 112.

[4] Ibid.

[5] Ibid., 114.

[6] Ibid., 115.

[7] Ibid.

Équipe de La Ruche
Entrepreneurship

La Ruche : le sociofinancement à saveur québécoise

Le financement participatif, aussi connu comme « crowdfunding » ou financement collectif, est une méthode de financement qui se réalise auprès du grand public et à travers une plateforme numérique. En général, ce sont des contributions par des individus ou des entreprises qui s’intéressent au projet proposé et qui reçoivent une contrepartie, p. ex. : un avantage ou un produit exclusif, un rabais important ou une expérience privilégiée.

Activer ses idées chez soi

À l’instar de Kickstarter ou de GoFundMe, La Ruche est LA plateforme de sociofinancement québécoise. Fondée en 2013, La Ruche est bien ancrée dans le réseau de financement entrepreneurial de la province. Un projet entrepreneurial d’ici gagnerait donc à utiliser le financement participatif dans sa stratégie de lancement ou de développement. La Ruche compte sur des alliés de plusieurs secteurs, tant du public que du privé. Ces alliés maximisent ainsi l’accès aux sources de financement additionnel. De ce fait, un montant récolté sur La Ruche pourrait, disons, être doublé, et ce, sous forme de prêt(s), de bourse(s) et/ou de subvention(s).

Selon des données publiées sur leur site Web, « 85 % des campagnes mises en ligne sur La Ruche sont une réussite, comparativement à 22 % en moyenne pour les autres plateformes », ce qui pourrait s’expliquer par les liens solides de l’organisme avec les écosystèmes régionaux.

Actuellement présent dans 12 des 17 régions du Québec, l’organisme de financement participatif offre un accompagnement humain et accessible afin de faire rayonner les initiatives qui cherchent à être financées, notamment des projets de nature entrepreneuriale (83 %) dans les secteurs des services, de la restauration, des arts et de la culture, et de l’événementiel, ou encore des projets communautaires, scolaires ou sportifs.

D’ailleurs, les projets admissibles doivent contribuer à la diversification économique, sociale ou culturelle de leur région. En d’autres mots, les projets soumis doivent être socialement responsables qu’ils soient ou non à but lucratif. Les campagnes peuvent être portées par des individus, des organismes, des entreprises, des coopératives et plus encore. 

Les promoteurs comptent aussi sur l’appui de personnalités engagées dans leur milieu (ambassadeurs) qui agissent comme conseillers experts afin de contribuer au succès des campagnes sur La Ruche.  

Comment fonctionnent les campagnes sur La Ruche ?

Ce sont des campagnes à objectif fixe, c’est-à-dire que l’on considère qu’une campagne a réussi lorsque les contributions atteignent l’objectif de campagne. Dans le cas contraire, aucun contributeur ne sera débité, ce qui les rassure quant à l’utilisation de leur argent.

Et il n’y a pas que les contributions financières… Les contributeurs peuvent également répondre à des besoins en expertise professionnelle ou de matériel qu’ils peuvent prêter ou donner.

C’est aussi grâce aux campagnes réussies que La Ruche peut se permettre, en grande partie, de financer ses opérations : 5 % du montant récolté est destiné à payer les frais de service.

Pourquoi choisir le sociofinancement ?

« Le financement participatif, c’est LA nouvelle solution pour bien réussir ses projets ! Le sociofinancement devient de plus en plus un incontournable : il permet, entre autres, de valider son idée, son produit ou son service ; de tester le marché ; de se faire connaître ; d’obtenir du financement ; et de réduire les risques des institutions prêteuses. », Stéphanie Blais, directrice La Ruche Montérégie.

Entrepreneur imprime prototype
Microcredit

Réaliser ses projets spéciaux d’entreprise grâce au microcrédit

En ce début d’année et dans le cadre de votre planification annuelle d’entreprise, la pertinence des projets spéciaux n’est pas à négliger. Il s’agit de projets particuliers ou ponctuels qui ne sont pas habituellement développés par la compagnie et qui, en général, doivent favoriser la croissance de l’entreprise.

Dans ce sens, ils répondent au développement stratégique et permettent au leader d’entreprise de poursuivre l’accomplissement d’un ou de plusieurs des objectifs fixés. D’ailleurs, pour les entrepreneurs exclus du système de crédit traditionnel, comme c’est le cas pour la clientèle du Fonds d’Emprunt Montérégie, le microcrédit se positionne comme LA solution pour concrétiser ce type de projets, dits spéciaux :

D’un côté, l’entrepreneur bénéficierait d’un coaching de proximité, ce qui l’aide à pousser sa réflexion au niveau suivant et à évaluer des aspects du projet qu’il ne décèlerait peut-être pas seul. Le lien de confiance que le conseiller a établi avec l’entrepreneur et sa connaissance de l’entreprise, associés à la distance qu’il a en tant que conseiller externe, lui confèrent un regard frais et sans encombrements. Cette objectivité viendrait compléter le précieux regard de l’intérieur qui est porté par l’entrepreneur ou par son équipe.

 

D’un autre côté, le projet spécial pourrait recevoir du microfinancement entrepreneurial, c’est-à-dire des fonds issus de la communauté et du secteur privé. Pour que ceci soit possible, le projet en question doit servir directement à l’augmentation des revenus de la compagnie. Agissant tel un levier, l’objectif est de s’endetter uniquement pour créer davantage d’opportunités et non pour des raisons qui risquent de compromettre la stabilité de l’entreprise (p. ex : fonds de roulement ou paiement de dettes accumulées).

Voici 4 exemples de projets spéciaux qui seraient soutenus par le microcrédit en raison de leur portée stratégique :

    • Participation à des foires commerciales du secteur de l’entreprise et production de pièces publicitaires nécessaires ;
    • Refonte de site Web, ajout de boutique en ligne ;
    • Inscription à un congrès organisé par l’industrie à l’étranger ;
    • Achat d’inventaire en vue d’un test de marché.

Constatons que tous les exemples décrits ci-dessus ont le potentiel d’offrir un retour sur investissement, ce qui les place comme leviers de rentabilité. Notamment, ils peuvent :

    • Augmenter la visibilité auprès des publics cibles ;
    • Améliorer l’expérience des clients ;
    • Donner plus des chances de développer des partenariats ;
    • Renforcer l’approvisionnement pour répondre à la demande ;
    • Accroitre les ventes.

Au bout du compte, ces investissements doivent se traduire, évidemment, par l’augmentation directe du chiffre d’affaires.

Rappelons-nous que les prêts accordés par les 20 organismes de microcrédit, membres du Réseau MicroEntreprendre, et présents dans les 17 régions du Québec sont des « Prêts d’honneur », consentis alors à l’individu et non à l’entreprise.

Entre autres, il s’agit d’un prêt sans exigence systématique de mise de fonds et dans la plupart des cas, sans garantie ni caution de son entourage. Dans la Montérégie, c’est notre organisme qui en est responsable et qui épaule les entrepreneurs engagés avec leur projet entrepreneurial et avec leur but d’atteindre l’autonomie financière.

Entrepreneure achète une entreprise
Entrepreneurship

Le repreneuriat, porte de sortie et d’entrée à l’entrepreneuriat

Saviez-vous que lorsqu’un chef d’entreprise désire accélérer le moment de prendre sa retraite ou qu’un entrepreneur en herbe souhaite se rendre rapidement à l’étape de croissance de sa nouvelle entreprise, ils pourraient avoir recours à la même solution ?

Et cette réponse n’est autre que le repreneuriat, qui est, tout court, « la reprise ou le rachat d’une entreprise par une ou plusieurs personnes »[1]. Dans une perspective socioéconomique, le repreneuriat comporte l’entente entre un cédant et un repreneur qui s’engagent à assurer la pérennité d’une entreprise.

Dans ce sens, le cédant, celui qui vend son entreprise, transfère adéquatement sa propriété, y compris ses savoirs, son leadership et ses pouvoirs. De son côté, le repreneur, celui qui fait l’achat, s’assure de continuer les activités de la compagnie tout en restant cohérent avec son histoire, ses valeurs et la réalité changeante dans laquelle celle-ci s’insère.

La reprise peut être individuelle ou collective (dans ce dernier cas, le transfert se fait vers une coopérative ou un OBNL), et les acheteurs (ou la relève) peuvent être des acteurs internes, p. ex. des employés ; ou des acteurs externes, p. ex. des fournisseurs.

D’ailleurs, une portion des compagnies qui dynamisent le repreneuriat est issue du microcrédit entrepreneurial. Ce sont des entrepreneurs qui, grâce à l’appui reçu sous forme d’accompagnement de proximité, de soutien technique et de prêts communautaires de la part des 20 organismes, membres du réseau MicroEntreprendre, deviennent, plus tard, des cédants prêts à passer le flambeau.  

Le transfert d’entreprise au Québec

Au Québec, le chef de file du repreneuriat est le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), qui accompagne, depuis 2015, autant les cédants que les repreneurs d’ici à bien mener ce processus requérant les conseils d’un expert en transfert d’entreprise qui agit comme un facilitateur neutre. Ce sont, jusqu’à présent, « 13 000 entrepreneurs et 4 000 entreprises [accompagnées,] totalisant 5,2 milliards de chiffre d’affaires ».

Chaque mois, en moyenne 200 inscriptions, dont environ 60 nouvelles entreprises à vendre, sont réalisées sur l’INDEX, une plateforme numérique réunissant tous les acteurs du repreneuriat : vendeurs, acheteurs et conseillers. D’ailleurs, l’un des principaux attraits de ce répertoire est son caractère confidentiel : les profils du dirigeant (cédant), de son entreprise et des repreneurs restent anonymes, jusqu’à ce qu’une mise en relation formelle soit effectuée par leur conseiller du CTEQ, qui fera signer préalablement une entente de confidentialité (NDA) aux parties intéressées.

Soutenu par le Gouvernement du Québec, le CTEQ propose actuellement un programme de subvention exclusif à ses clients, Accès Experts, qui permet d’obtenir un remboursement jusqu’à 50 % des frais reliés aux services d’un expert en transfert d’entreprise. De plus, grâce à l’appui du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, l’inscription sur le répertoire ainsi que l’accompagnement, entre autres, sont offerts aux cédants à un prix avantageux (forfait : vente d’entreprise).

Et pour tous ceux et celles qui envisagent sérieusement de s’impliquer dans un processus de transfert d’entreprise, le Sommet du repreneuriat qui sera célébré le 29 mars prochain à Montréal est un incontournable ! Réunissant la plus grande communauté repreneuriale d’ici, l’évènement abordera, lors des ateliers, des conférences et d’autres activités, la vente et l’achat d’une PME au Québec.

Comment se passe le processus de repreneuriat ?

Desjardins et le CTEQ ont défini les étapes d’un transfert d’entreprise que nous vous présentons en bref :

  1. Réflexion et évaluation : en plus de prendre la décision de céder son entreprise, le dirigeant doit réfléchir à ses objectifs pour lui et pour son entreprise, au moment où il désire faire le transfert, à ses besoins financiers, et ensuite doit, notamment, faire évaluer la valeur de sa compagnie et considérer les options de relève qui s’offrent à lui.
  2. Stratégie et plan de transfert : le cédant choisit la relève (individuelle ou collective/interne ou externe) et prépare un plan qui reflète la façon dont il veut faire le transfert, en tenant compte des questions comme les aspects humains, stratégiques et de gestion.
  3. Transaction financière : cette étape comprend, entre autres, la lettre d’intention, beaucoup plus formelle et plus précise que la lettre d’intérêt ; l’offre d’achat ; et le contrat d’achat/vente des actions ou des actifs.
  4. Transition vers une nouvelle vie : il s’agit d’une période charnière où chacune des parties assume son nouveau rôle ; la relève prend la direction de la compagnie et le cédant se retire progressivement afin de mettre en œuvre son plan financier pour la retraite.
Six (6) bonnes raisons pour faire appel à la reprise d’entreprise

Processus complexe, détaillé et souvent émotif, le transfert entrepreneurial représente des atouts certains, que ce soit…

Pour le cédant, qui peut :
    • Augmenter son patrimoine, tout en réduisant les risques ;
    • Faire la transition vers la retraite dans ses propres termes ;
    • Assurer la continuité de son travail.
Ou pour le repreneur, qui peut :
    • Limiter les risques comparativement au démarrage d’une entreprise ;
    • Se rendre plus rapidement à l’étape de croissance de l’entreprise en s’appuyant sur le savoir-faire, les ressources humaines en place, etc., ainsi que sur sa propre capacité à innover et/ou sur ses habiletés de gestion ;
    • Trouver plus facilement du financement puisque la compagnie a déjà fait ses preuves.
L’impact positif de la relève entrepreneuriale dans notre société

Aujourd’hui, le repreneuriat est essentiel à l’économie québécoise, car grand nombre de baby-boomers ayant fondé les petites et moyennes entreprises qui constituent la base de notre économie sont en train de partir à la retraite. C’est la relève, c’est-à-dire les entrepreneurs qui reprennent ces compagnies pour les amener au niveau suivant, qui permet d’assurer une certaine stabilité au système socioéconomique de la province.

Néanmoins, bien avant de se rendre à l’étape du transfert, il faut faire croître son entreprise jusqu’à ce qu’elle devienne attractive aux yeux de la relève, de ceux qui comprennent que « reprendre, c’est entreprendre ». Investir donc des efforts dès le démarrage de son entreprise pour peaufiner ses habilités en gestion, pour planifier de façon stratégique, pour instaurer les meilleures pratiques de son industrie… pour bien faire les choses, est non seulement sensé, mais nécessaire !

[1] https://ctequebec.com/definition-du-repreneuriat/

 

Mise à jour : 7 juin 2023 

Le 18 mai 2023, le Réseau Mentorat et ses partenaires ont dévoilé les résultats de l’Indice entrepreneurial québécois 2022 Vers une culture entREPRENEURIALE. Cliquez sur les liens pour télécharger… 

Entente FEMontérégie – La Ruche 2023
Press releases

Nouveau programme de financement additionnel créé par le Fonds d’Emprunt Montérégie et La Ruche pour les entrepreneurs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Pour diffusion immédiate

 

Brossard, le 28 février 2023 – Le Fonds d’Emprunt Montérégie et La Ruche, leader en financement participatif, ont conclu un nouveau partenariat afin de soutenir davantage les entrepreneurs de la région. Grâce à cette entente signée le 20 décembre 2022 et en vigueur depuis le début de l’année, les deux organismes sont en mesure d’offrir du financement additionnel issu du microcrédit (Fonds d’Emprunt Montérégie) aux entrepreneurs montérégiens faisant une campagne de sociofinancement sur La Ruche.

Les entrepreneurs exclus du système de crédit traditionnel qui feront une campagne sur La Ruche pourront bénéficier d’un prêt avantageux représentant :

    • Un dollar (1 $) additionnel de financement pour chaque dollar obtenu en sociofinancement (1 $ : 1 $) jusqu’à concurrence de 10 000 $ par projet ;
    • Un taux préférentiel (réduction du taux d’intérêt sur le prêt de 0,5 %) ;
    • Un traitement accéléré de la demande auprès du Fonds (présentation d’un dossier complet au Comité de prêt dans un délai de 15 jours ouvrables) ;
    • Le service d’accompagnement de proximité, y compris le suivi technique, inhérent à tout crédit accordé par le FEMontérégie.

Les entrepreneurs devront répondre aux conditions d’admissibilité et présenter leur dossier afin que celui-ci soit analysé selon les critères habituels de :

    • Viabilité ;
    • Rentabilité ;
    • Réalisme ;
    • Effet de levier du prêt ;
    • Respect de la mission du Fonds d’Emprunt Montérégie.

Ainsi, les entrepreneurs qualifiés par le Fonds d’Emprunt Montérégie auront accès à des prêts d’une durée maximale de trois (3) ans ou à des prêts-ponts selon les modalités établies par son Conseil d’administration.

À propos

Le Fonds d’Emprunt Montérégie est un organisme à but non lucratif qui contribue au développement socioéconomique de la région en offrant du microfinancement, de l’accompagnement de proximité et de la formation aux entrepreneurs de la Montérégie qui n’ont pas accès au système de crédit traditionnel et qui se trouvent en étape de démarrage, de croissance ou de consolidation.

Fier membre du Réseau MicroEntreprendre, il est en activité depuis l’année 2001 desservant une clientèle diversifiée, composée des personnes à faible revenu, de plus de 40 ans ou issues de l’immigration ; ou encore des femmes, des mères ou des jeunes. Tous des entrepreneurs motivés et talentueux qui désirent développer leur autonomie financière et se réaliser à travers des projets ambitieux.

La Ruche

La Ruche est une solution de financement participatif et un organisme à but non lucratif qui a pour mission de favoriser l’émergence de projets qui stimulent l’économie, le rayonnement et la vitalité des régions du Québec. Depuis sa création, La Ruche a récolté près de 30 M$ en financement participatif et près de 50 M$ en retombées totales, et ce, dans les treize régions dans lesquelles elle est active. La Ruche se distingue par son accompagnement humain, ses programmes de financement additionnel et son approche régionale.

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Pour de plus amples renseignements :

Équipe de communications du FEMontérégie
communication@femonteregie.ca

Soumission de projets
Stéphanie Blais
Directrice, La Ruche Montérégie
stephanie.blais@laruchequebec.com

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