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Category: Entrepreneurship

Remorque JJ lave mon bac
Entrepreneurship

JJ lave mon bac : un service hors pair, pratique et écoresponsable

En prévision du Jour de la Terre que nous célébrerons un peu partout dans le monde le mois à venir, soit le 22 avril, nous nous sommes entretenus avec deux entrepreneurs persévérants et de grand cœur, les frères Prud’homme, Jimmy et Joël.

Ils sont à la tête de JJ Lave mon bac, une entreprise écoresponsable et novatrice dans la région, épaulée par notre organisme de microcrédit entrepreneurial, le Fonds d’Emprunt Montérégie, fier membre du réseau MicroEntreprendre.

Le concept Lave mon bac

Le concept est simple et pourtant novateur. Né d’un besoin que les frères Prud’homme ont eux-mêmes éprouvé lorsqu’ils ont cherché à qui confier le lavage de leurs bacs à ordures, à compost et à recyclage. Ils ont constaté, avec étonnement, que ce service était rarement offert, et encore moins dans cette région de la Rive-Sud de Montréal.

Ils ont alors tout naturellement poussé leurs recherches… Combien ça coûterait de le faire eux-mêmes ? Quels seraient les équipements nécessaires ? La logistique que cela impliquerait ? Peu à peu, leur idée a pris forme et bientôt le plan d’affaires de l’entreprise, fondée en 2022, s’est concrétisé.

Les avantages d’un service de lavage de bacs pro

« Pourquoi je ne le faisais pas faire avant ? », voilà un commentaire récurrent exprimé par des clients satisfaits qui, souvent, n’avaient aucune idée que ce service existait.

Le lavage professionnel de bacs fait par JJ Lave mon bac élimine 99,9 % des bactéries… « On ne les repousse pas seulement, on les tue complètement grâce aux machines qui travaillent avec de l’eau à pression et à température élevée, en plus des produits efficaces que nous utilisons », nous a expliqué Joël.

Avec ce service de lavage à domicile de vos bacs, vous n’aurez plus à vous inquiéter de :

    • Mauvaises odeurs ;
    • Bactéries, microbes ou virus potentiels ;
    • Animaux nuisibles comme des mouches ou des ratons laveurs.
En quoi le service de JJ Lave mon bac est-il écoresponsable ?

Conscients de l’importance de prendre soin de notre planète, les dirigeants de l’entreprise ont conçu un service de lavage des bacs qui favorise un environnement propre et sécuritaire pour toute la famille, et particulièrement pour les enfants et les personnes plus vulnérables… L’entreprise a mis en place une méthode de traitement de ses eaux usées en lien avec le développement durable :

    • Utilise uniquement des produits biodégradables ;
    • Vide les eaux usées à la bonne place ; directement dans les usines de traitement de l’eau, ce qui évite des ruissellements et de possibles dommages aux égouts.
Expérience client simple et agréable

Durant la saison d’opérations qui va de mai à octobre, Jimmy et Joël, qui desservent également le secteur commercial (restaurants, garderies, immeubles de luxe), offrent à leur clientèle résidentielle 3 forfaits, dont le plus populaire est le mensuel. Des clients curieux de tester le service, mais qui hésitent à s’engager commencent avec le forfait unique et passent rapidement à un forfait plus récurrent selon leurs besoins.

L’entreprise fait des rabais à partir du deuxième bac et par paiement annuel. L’abonnement se fait en ligne et le client reçoit un message texto à l’avance afin de lui rappeler de sortir son bac vide. Le lavage se fait habituellement le lendemain de la collecte pour que le client n’ait pas à se priver de son utilisation sur plusieurs journées. En plus, le client n’a pas besoin d’être sur place !

Même si l’entreprise dessert principalement les villes mentionnées dans leur site Web, dont Saint-Constant et Châteauguay, ils sont parfois appelés à servir ailleurs. Ceci implique un coût supérieur vu les dépenses liées à l’essence et au temps investi, une différence de prix que les clients sont prêts à payer en raison de la qualité exceptionnelle du service.

Une entreprise familiale

JJ Lave mon bac n’est pas seulement dirigée par deux frères, l’équipe est complétée par leur père, responsable des opérations sur le terrain. De son côté, Jimmy mène la logistique et la gestion d’entreprise, tandis que Joël assure le service à la clientèle et les abonnements.

Malgré cette répartition des tâches, cette famille collabore comme une vraie équipe : « Nous nous partageons les tâches ; si l’un est occupé, l’autre prend la relève. On ne laisse pas des tâches trainer, même si nous avons de méthodes de travail différentes ».

Défis et récompenses

Ces entrepreneurs travaillants et perfectionnistes avaient, d’ailleurs, chacun déjà goûté à l’entrepreneuriat. Ils savent qu’ils ont le défi de former le public non seulement en leur informant que le service existe et que c’est important de laver ses bacs en toute sécurité pour soi et pour l’environnement, mais aussi en communiquant qu’il ne s’agit pas d’un service gratuit prêté par les villes, ce que certains croient à tort.

Pour les frères Prud’homme, la meilleure récompense est la satisfaction de leur clientèle… De remarquer que le travail est tellement bien fait, que les clients sortent parfois les rencontrer juste pour voir comme cela se fait : « Les bacs sont laissés tellement propres que certains pensent qu’on change les bacs carrément. Ils deviennent comme neufs ».

L’important, c’est d’apprendre
    • Foncer, ne pas craindre l’échec, car tout est une expérience.
    • Croire à son projet, toute en mettant les heures nécessaires.

Voilà ce que les frères Prud’homme recommanderaient aux entrepreneurs en herbe. Ils sont d’ailleurs reconnaissants de l’aide financière reçue de la part du FEMontérégie au début de leur aventure, ainsi que des conseils et de la mise en contact avec des investisseurs potentiels dont ils bénéficient toujours.

N’hésitez donc pas à essayer leur service de lavage de bacs à domicile. C’est la période d’abonnements !

Famille Parcékilib 2024
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Parkour et Ninja Warrior : “Plus accessibles qu’on ne le pense”, et maintenant en Montérégie !

Contraire à la croyance populaire, le Parkour est une discipline sportive pour tout le monde. Oui… le Parkour, appelé par certains « course libre » et dont on voit les « traceurs » sauter de mur en mur, est adapté pour vous et pour moi ; autant pour ceux qui s’entrainent assidument que pour ceux qui ne bougent que très rarement. Seule condition ? Avoir envie d’apprendre et de repousser ses limites.

Et voilà où réside la beauté du Parkour ! Au-delà du défi physique, il y a le dépassement de l’esprit. Mais pourquoi alors cette image répandue, qui ferait du Parkour presque une question de superhéros ? « La raison est simple. Malheureusement, ce qui attire les gens ou qui devient viral si l’on veut, ce sont les grandes prouesses, les enchaînements réussis, mais pas le processus qui vient avant… la progression, l’apprentissage, la pratique », ont expliqué Audrey Crevier et Marc-André Marquette, le couple dynamique à la tête du Parc Ékilib à Saint-Jean-sur-Richelieu avec qui nous avons eu un agréable entretien.

Le Parkour, c’est quoi ?

C’est l’art de se déplacer dans son environnement immédiat, que celui-ci soit rural ou urbain, en surmontant ou en contournant sécuritairement les obstacles (tout ce qui se présente devant nous). Les habiletés déployées par les assidus de cette « course à obstacles » et qui semblent si naturelles sont le résultat de la pratique : la répétition des mouvements enchaînés qui permettent d’avancer malgré les barrières rencontrées et la méconnaissance de ce qui s’en suit.

Une activité physique qui nous prépare sans doute à faire du même dans notre vie quotidienne, parsemée des défis qui augmentent rapidement nos niveaux de stress puis d’anxiété. Le Parkour est donc source de bien-être général et d’estime de soi, ce qui est à la base de la mission du Parc Ékilib : aider les gens à évoluer et surmonter leurs propres barrières.

En quoi consiste le Ninja Warrior ?

Au contraire du Parkour, le Ninja Warrior exige une meilleure condition physique. Marc-André, pratiquant et coach de deux disciplines, recommande de commencer son entrainement par le Parkour afin de développer sa force et son endurance, spécialement dans les bras, puisque le Ninja Warrior, qui a gagné en popularité grâce aux émissions télé du même nom, met l’accent sur les obstacles à hauteur.

D’ailleurs, l’agilité et l’équilibre sont des facultés qui s’estompent lorsqu’elles ne sont pas cultivées. Or, le Ninja Warrior et le Parkour contribuent à les maintenir et à les renforcer. Une raison de plus pour fréquenter le Parc Ékilib.

Un lieu qu’on attendait en Montérégie… sans le savoir

« On n’avait pas ce genre de chose là ici », ou bien « Il nous manquait quelque chose comme ça, pour la famille » sont des commentaires entendus avec une certaine fréquence par les gestionnaires du Parc Ékilib, ce grand centre sportif intérieur urbain de Parkour et de Ninja Warrior qui est venu changer la vie de la région et plus particulièrement des familles de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Petits et grands peuvent s’adonner à la pratique sportive de ces deux disciplines ou tout simplement s’amuser. Le Parc offre 3 zones (Parkour, Ninja Warrior et Jeunesse) et une panoplie d’options dont :

      • Les cours de différents niveaux que ce soient pour les individus selon l’âge ou pour les familles des enfants de 5 à 10 ans ;
      • L’accès libre pour ceux qui veulent avoir du plaisir et bouger sans engagement, tout en ayant la possibilité d’être assistés au besoin ;
      • Et même les fêtes d’enfants et les groupes scolaires !

Vu le succès du centre et le grand achalandage pendant les fins de semaine et les journées pédagogiques, Audrey suggère à tous ceux qui peuvent planifier leur visite de réserver en ligne. « Les clients walk-in sont également les bienvenus ! », a-t-elle précisé.

Bien que la pratique de ces disciplines comporte des risques, la sécurité est, bien entendu, l’une des priorités du Parc Ékilib : non seulement les installations sont adaptées pour répondre à ce besoin, mais aussi les instructeurs sont adéquatement entrainés et ont suivi des cours de sécurité et en premiers soins.

Cofondateurs passionnés

S’adonnant au Parkour depuis 20 ans, Marc-André avait le rêve de pouvoir le pratiquer pendant toute l’année et d’offrir à d’autres personnes la même possibilité. Afin de soutenir son rêve, Audrey est devenue la gestionnaire intrépide derrière le succès de l’entreprise, responsable surtout de la communication numérique et du développement des affaires. Elle, qui n’avait jamais tenté le Parkour, en profite maintenant pour l’apprendre à côté de ses clients.

Les cofondateurs du Parc Ékilib sont, tous les deux, issus du domaine audiovisuel, une expertise qu’ils investissent dans leur compagnie.

D’un côté, Audrey est photographe professionnelle depuis deux décennies. Ce travail lui a d’ailleurs permis de se créer un important réseau de contacts, qui a été d’une grande aide pour le démarrage de l’entreprise. Et c’est en partie en raison de son expérience comme travailleuse autonome qu’elle a toujours su qu’elle se lancerait un jour en affaires.

D’un autre côté, Marc-André est un vidéaste chevronné. Aujourd’hui, il est le principal coach et entraineur de deux disciplines sportives au Parc Ékilib, et le responsable de la comptabilité et de la publicité.

Défis de l’entrepreneuriat

Les cofondateurs unissent leurs forces pour la réussite de leur projet entrepreneurial dans lequel participent également les filles d’Audrey, qui ont 16 et 13 ans.

Une expérience qui les confronte quotidiennement au défi de concilier travail et famille. Ils ont ainsi adopté des stratégies comme une meilleure gestion du temps et l’embauche d’employés pour retrouver l’équilibre.

Le marketing est aussi un défi pour le couple d’entrepreneurs, qui apprend à jongler avec les différentes activités promotionnelles pour faire connaitre le centre sportif.

Le retour des clients : gage de réussite

« Ma paye, c’est de voir les clients heureux et de les entendre dire : “Merci pour ça. J’ai réussi, je me suis dépassé ! Ils partent fiers de leurs réussites” », a commenté Audrey.

« Ma plus grande fierté, c’est d’avoir converti des gens qui sont venus pour faire du Ninja Warrior au Parkour, qui est moins connu. Ils finissent par vraiment l’apprécier », a rajouté Marc-André.

Les partenaires et les alliés du projet Ékilib

Aménagé dans le Carrefour Richelieu, le Parc Ékilib a ouvert ses portes le 16 septembre 2023 grâce au soutien de ses nombreux partenaires et alliés parmi lesquels on retrouve :

      • La Ruche Montérégie, qui leur a permis de ramasser 50 000 $ avec du financement participatif ;
      • Tourisme Montérégie qui leur a accordé une subvention financière ;
      • Le Fonds d’Emprunt Montérégie: « Eric Gosselin nous a donné un énorme coup de main avec ses conseils précieux et son soutien dans l’élaboration de notre plan d’affaires, qui a convaincu les prêteurs de financer le projet » ;
      • La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, un partenaire clé du projet, plus précisément avec l’accompagnement constant de Julie Lacoste, conseillère au développement économique.

Une aide certainement appréciée par les cofondateurs du Parc Ékilib : « Bien s’entourer est crucial. Il y a tellement d’organismes et des programmes qui font la différence pour démarrer une entreprise au Québec comme ceux de nos partenaires, et il faut en parler. Et si tu crois vraiment à ton projet et que tu as fait une bonne étude de marché, même si tu pars à zéro comme nous, tu peux y arriver. Dans notre cas, on n’avait pas d’argent de côté ».

Depuis le 4 avril dernier, ils sont, de plus, lauréats au niveau local OSEntreprendre du volet Création d’entreprise. Nous leur souhaitons bonne chance pour le niveau régional !

Découvrez donc ce parc sportif sans égal. Seul, en famille ou entre amis, ça vaut le coup ! Il est habituellement ouvert 7/7.

Et ne ratez pas le Parc Ékilib Mobile pendant l’été, ou encore les inscriptions déjà ouvertes pour le camp de jour adressé aux enfants de 8 à 13 ans.

Bon défi !

Développement de produit FEM
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Développement de produit : mode d’emploi

Le développement d’un nouveau produit est un processus complexe qui va de l’idée à sa mise en marché. Il s’agit d’un processus qui requiert temps et ressources, et dont le succès est incertain. Néanmoins, lorsque celui-ci porte les fruits recherchés, cela peut changer à jamais la vie du concepteur/entrepreneur qui a osé se lancer dans cette aventure qu’est la création.

Nous nous sommes entretenues avec Ximena Castro, notre conseillère en développement entrepreneurial au Fonds d’Emprunt Montérégie. Possédant un baccalauréat en design industriel et un vaste savoir-faire en développement de produits, elle a accepté de répondre à nos questions afin de mieux comprendre ce qu’implique le développement d’un produit. Nous nous attarderons spécialement sur ce qui concerne la création d’un produit comme tel, soit de la conception à la production du prototype.

Quelles sont les étapes de développement d’un produit ?

D’abord, lorsque nous parlons de développement de produit, nous nous référons à un processus continu — ou système plutôt qu’à des étapes séquentielles. Dans ce sens, on saute, au besoin, d’une composante à l’autre selon ce qui se retrouve en face de toi en tant que développeur de produit. Par exemple :

    • Ce que tu as confirmé ou non par rapport au produit en lien avec sa forme, le matériau choisi ou la manière dont l’utilisateur en fait usage ;
    • Les conséquences face au changement de certaines variables externes comme la disponibilité d’une matière première ou l’accessibilité à la technique de production appliquée.

Il vaut la peine de mentionner aussi que dans le design de produits l’innovation est un aspect important : soit tu crées un objet qui est réellement nouveau, soit tu fais des améliorations à des produits déjà existants, ce qui est plus courant.

Quelles seraient donc les composantes — ou pas si l’on veut — de ce processus continu qu’est le développement de produits ?

En réalité, c’est très proche du lancement (ou création) d’une entreprise. Tout commence par un besoin à combler et il faut le préciser le plus possible :

    • Quel est le besoin de base qui serait comblé ?
    • Ce produit ou objet, satisferait-il d’autres besoins ?
    • Qui a ce besoin ? Par exemple, le produit s’adresserait-il à des enfants ou à des hommes d’un certain âge ?

Et c’est à ce moment-là qu’on fait un brainstorming afin d’identifier des solutions alternatives qui existent ou qui pourraient être proposées pour combler ce même besoin. Cette analyse permet non seulement de réfléchir au marché sinon aux différentes variables qui pourraient influencer la création du produit, telle que les dimensions ou la forme.

C’est le début d’une sorte de tri de ce qui nous est venu en tête au moment d’avoir l’idée… Cela aide à écarter des possibilités ou à en ajouter d’autres auxquelles on n’avait pas pensé.

Il faut aussi considérer ce que j’appellerais les orientations. Si je suis spécialiste dans une technique de production particulière et c’est ça qui était à l’origine de mon idée, cette technique va forcément guider le développement du produit et va supposer certaines contraintes qui y sont liées, p. ex., les ressources nécessaires à ce type de production (machinerie ou autre) ou les matériaux qui vont avec.

Alors, si je suis une artisane maroquinière et que je veux créer, disons, un sac à dos, ma technique va influencer le tout. Non seulement le sac comme tel en raison du cuir, son apparence, sa souplesse, etc., sinon également sa production en tenant compte de l’approvisionnement de cette matière première, des matériels requis pour la travailler, ainsi que des procédures propres à cette spécialité.

On peut aussi construire des maquettes qui nous permettraient de tester nous idées ou théories au fur et à mesure qu’on avance dans la conception… Cette maquette peut se faire parfois dans un matériau totalement différent de celui qui sera utilisé pour développer le vrai produit, et cela peut concerner l’objet au complet ou seulement une partie, dépendamment de ce qu’on souhaite vérifier.

Pour continuer avec notre exemple du sac à dos, je pourrais élaborer une maquette en papier dans le but de confirmer si les mesures auxquelles j’avais pensé conviennent réellement selon le but de cet objet ou de l’utilisateur visé.

Il y a également le plan technique (en 2D) qui sera la base de notre modèle (en 3D). Sur ce plan, on considère les différentes faces de l’objet, leurs mesures, les matériaux des différentes composantes, leurs couleurs, etc.

Ensuite, on développe le prototype, soit le modèle original qui précède la production en série, avec les caractéristiques choisies… Si cela ne fonctionne pas, on revient sur certains pas, souvent sur le plan technique, et ainsi de suite jusqu’à ce que notre prototype ET la production soient satisfaisants pour plusieurs facteurs tels que :

    • Délais de production ;
    • Coûts ;
    • Ressources nécessaires ;
    • Et résultat final, évidemment.

Précisons également que tout ce processus implique des recherches, et ce de façon transversale, par exemple, sur des possibles fournisseurs, les matières premières, les concurrents potentiels, etc.

Après, la mise en marché agit comme une sorte de test réel qui nous permettra de vérifier nos hypothèses à une échelle plus grande. Et l’on revisite autres composantes (ou étapes) au besoin pour modifier, améliorer ou même éliminer le produit si cela n’a pas donné les résultats escomptés.

Il y a, bien sûr, le marketing et la commercialisation, mais le développement du produit comme tel est compris dans les pas expliqués précédemment. En bref :

    • L’idée/le besoin
    • Brainstorming: solutions possibles ou alternatives pour combler ce besoin, y compris une analyse du marché et la considération de différentes variables (matériaux, production, utilisateur ciblé, etc.)
    • Orientations : y a-t-il une variable qui guide ou impose de contraintes sur le développement de mon produit ?
    • Maquettes totales ou partielles.
    • Recherches variées afin d’obtenir ou de confirmer certaines informations ou hypothèses. Cet aspect influence fréquemment la prise de décisions.
    • Plan technique en 2D.
    • Développement du prototype en 3D, y compris ce qui exige la production.
Si je dois confier la production de mon nouveau produit à un tiers, devrais-je intervenir ou devrais-je plutôt le laisser faire en me concentrant sur le résultat final ?

Il est très important de garder le contrôle sur son produit, en cas contraire, tu es en train de céder ton pouvoir sur ta création. Dans ce sens, il est essentiel de :

    • Savoir exactement comment cela se passe en détail dans la production ;
    • Avoir une communication étroite avec la personne ou l’équipe qui fait la production.

Parfois, il y a aussi des moules ou des outils spécifiques au développement d’un nouveau produit, et cela entraine des coûts. Dans certains cas, c’est le concepteur qui les assume ; dans d’autres, c’est le producteur (fréquemment grâce à une entente garantissant qu’il aura le contrat de production en série une fois que le prototype sera approuvé).

Comment puis-je protéger mon idée ?

Dans le milieu du design industriel, on dit souvent qu’une idée n’appartient à personne. Tout se joue dans le développement de l’idée, dans le fait de prendre ce concept et de le transformer en quelque chose de tangible.

À partir du moment où quelqu’un d’autre prend ton produit et introduit une modification ou une amélioration, ce n’est plus techniquement ton produit. C’est alors une question complexe.

Ce n’est pas mon champ d’expertise, et il y a de professionnels spécialisés tels que des avocats en matière de protection de propriété intellectuelle que ce soit pour des inventions, des innovations techniques ou un dessin industriel.

Mais, je pourrais dire qu’il existe plusieurs façons de se protéger :

  1. Il faut bien se renseigner sur ses fournisseurs potentiels et idéalement avoir de bonnes références, notamment sur celui qui sera responsable de la production. Souvent, les fabricants ne sont intéressés qu’à leur métier, et les autres aspects de la commercialisation d’un produit ne les attirent pas. Offrir une entente de production pourrait être une façon de consolider la relation, et faire signer un contrat de confidentialité serait aussi une bonne mesure.
  2. Engager l’expert comme employé, en ayant un contrat qui dit que toute création ou tout développement appartient à l’employeur. Par exemple, si j’ai une idée pour créer une ligne de maquillage, mais je ne suis pas chimiste, je dois embaucher quelqu’un avec cette spécialité pour m’aider à concrétiser mon produit.
  3. Lorsque possible, ne pas dévoiler toute l’information. Quand plusieurs fabricants interviennent dans la chaîne de production, tu peux garder pour toi certains éléments qu’il n’est pas indispensable de faire connaître.

 

Pour revenir à l’exemple du sac à dos, si les différents éléments sont produits avec des fournisseurs variés : fermetures éclair, attaches, maroquinerie, ainsi que l’assemblage, je ne suis pas nécessairement obligée de partager toute l’information avec les fabricants, sauf peut-être avec l’assembleur. Mais cela me permet de garder un certain contrôle sur le savoir-faire (know-how) de mon produit.

Mais, à la longue, rien n’empêche que ces fournisseurs ou employés, voire un utilisateur ou une compagnie dans le même domaine d’activité, prennent le produit et fassent des améliorations. En fait, il existe ce qu’on appelle des « améliorations brevetées », ce qui est considéré comme une nouvelle version du produit existant.

Cela arrive souvent, même aux grandes marques. De là, l’importance du marketing et du positionnement de la marque — et du produit — dans son marché cible.

Est-ce que le processus de développement d’un service est le même que celui d’un produit tangible ?

À la base, on pourrait dire que cela se ressemble. De manière générale, pour créer un produit, on se centre sur la manufacture (matériaux, main d’œuvre, coûts de production, forme et design), tandis que pour créer un service on est axé sur les ressources humaines, l’expertise et/ou les connaissances.

Souvent, des services impliquent une manufacture à l’arrière, soit la modification (valeur ajoutée) sur quelque chose de concret (un moyen), par exemple, sur un logiciel dans le cas des services dans le secteur des technologies de l’information.

À ton avis, quelles sont les erreurs les plus fréquentes lors du développement d’un produit ?

Dans mon expérience, j’ai identifié deux faux pas qui sont récurrents :

  1. De croire que son idée est unique : il faut regarder autour et comprendre qu’on peut toujours améliorer des produits existants ou que quelqu’un d’autre pourrait être en train de développer une idée/produit semblable. Il y a des aspects importants à ne pas perdre de vue dans le cycle de vie d’un produit, en particulier l’utilisateur et le marketing, y compris la façon de communiquer mon produit à cet utilisateur-là.
  2. Sous-estimer l’utilisateur ou présumer que je connais sa façon d’agir ou de penser. Parfois, le concepteur se complique trop dans la manière de voir et de développer son produit, tandis que l’utilisateur a une approche simple, ou il peut nous surprendre et percevoir ou utiliser le produit d’une forme différente de ce à quoi on s’attendait.
Aurais-tu un conseil à donner aux lecteurs qui voudraient développer un produit ?

Ma suggestion serait de bien définir le besoin, c’est-à-dire de savoir exactement ce que je veux accomplir avec mon produit. Une fois que c’est clarifié, de considérer l’impact que cette innovation (nouveau produit ou amélioration d’un produit existant) aura sur l’environnement. Je ne parle pas seulement de l’aspect écologique, sinon culturel, socioéconomique, et j’en passe. Et aussi de considérer comment il va affecter la vie de l’utilisateur/consommateur et de son entourage.

Comme créateurs nous avons une responsabilité et il est essentiel de se questionner sur les implications éthiques de ce que nous créons.

Pour bénéficier de l’expérience de Ximena, n’hésitez pas à faire appel à son accompagnement, autant pour le design de vos produits que pour les autres éléments de leur mise en marché, leur prix de revient et une foule d’autres détails. Vous pouvez lui parler à conseillère@femonteregie.ca.

Entrepreneuriat inclusif
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L’entrepreneuriat inclusif : on ne peut plus s’en passer !

Dans un monde qui est, heureusement, de plus en plus sensible aux causes de l’égalité et de la responsabilité sociale, l’inclusion et la diversité sont à la base d’une société plus juste. Et l’entrepreneuriat inclusif en fait partie importante ! Au FEMontérégie, nous travaillons chaque jour pour offrir des opportunités égales à tous les citoyens de notre région désireux d’entreprendre, mais qui rencontrent des obstacles tout au long de leur parcours puisqu’ils se retrouvent en situation de vulnérabilité.

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat inclusif ?

Afin de mieux comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat inclusif, prenons ses 4 attributs principaux, définis par Le Groupe des sept (G7), dont fait partie le Canada, lors de son sommet en 2021 :

  1. Engagement intentionnel de la base de la pyramide (BOP[1]), soit l’implication des populations à faible revenu ;
  2. Recherche de viabilité financière, c’est-à-dire que l’entreprise inclusive vise à être profitable et compétitive ;
  3. Développement de l’activité, dans le sens d’opportunités saisies par les entreprises inclusives ;
  4. Impact sur le BOP géré et mesuré afin de maximiser les résultats positifs et corriger les négatifs.

Notons aussi que l’entrepreneuriat inclusif est à ne pas confondre avec l’entrepreneuriat social : « le commerce inclusif mise sur un équilibre entre les objectifs sociaux et la rentabilité économique. Alors que l’entrepreneuriat social vise principalement le développement des biens et services à destination directe des populations à revenus faibles. Ainsi, même si l’entrepreneuriat inclusif cherche à promouvoir son modèle grâce à une approche philanthropique, cela reste du business. La rentabilité économique et le profit des entreprises demeurent les objectifs premiers[2] ».

L’entrepreneuriat inclusif correspond donc à un modèle actif où les communautés vulnérables ou marginalisées sont autonomisées pour que les individus qui en font partie deviennent créateurs de leur propre avenir.

Inclure qui dans l’entrepreneuriat ?

Puisque l’entrepreneuriat inclusif est né comme réponse aux inégalités, il n’est pas surprenant que :

        • Les immigrants ;
        • Les femmes ;
        • Les mères monoparentales ;
        • Les membres des minorités visibles ;
        • Les membres de la communauté LGBTQ+ ;
        • Les personnes handicapées ou en situation de handicap ; et même
        • Le neuroatypiques…

… en bénéficient. De ce fait, ils auraient davantage d’accès à des opportunités leur permettant de produire des revenus suffisants et à long terme.

L’entrepreneuriat devient ainsi une activité productive dont les conditions de travail peuvent être adaptées par l’entrepreneur selon ses préférences, ses différences ou ses particularités (horaires, style de travail, difficultés d’intégration, p. ex.), lesquelles ne seraient peut-être pas acceptées ailleurs (en tant qu’employé), même si la pénurie de main-d’œuvre a changé la donne et que de plus en plus des dirigeants sont prêts à s’accommoder aux besoins des travailleurs.

L’enjeu de l’inclusion au Québec

Province diverse et multiculturelle, le Québec n’est pas étranger aux enjeux de l’inclusion. Ce n’est pas en vain qu’elle soutient le réseau de l’entrepreneuriat inclusif dont font partie, par exemple, MicroEntreprendre — dont nous sommes fiers membres —, Evol ou Entreprendre Ici.

Conscient de l’importance des petites entreprises, constituant presque 98 % de l’économie provinciale, ainsi que du potentiel des communautés qui se trouvent sous-représentées dans le monde de l’entrepreneuriat, le gouvernement québécois investit des millions, par l’entremise d’Investissement Québec, afin de réduire les exclusions socioéconomiques et de donner des chances égales à tous et à toutes de réussir.

Des objectifs primordiaux que notre société est, néanmoins, loin d’atteindre : « Malgré les efforts des organisations, les seuils de représentation des minorités sont encore faibles aujourd’hui. [Par exemple], les femmes représentent 16 % des entrepreneures au Québec et les immigrants seulement 4 % », a affirmé Tania Saba, fondatrice de la chaire BMO en diversité et gouvernance à l’Université de Montréal, en mars 2022, lors de la conférence Entrepreneuriat inclusif et diversité, organisée par le Centre d’Entrepreneuriat de la même université.

Dans le contexte mondial, des initiatives comme Business for Inclusive Growth—B4IG —, créée en 2019 par le G7, continuent à contribuer à la promotion d’un modèle commercial inclusif et cohérent avec les valeurs de développement durable. Grâce à sa structure, B4IG met la responsabilité des pratiques inclusives dans les mains des gouvernements et des grandes entreprises s’étant taillé une place privilégiée dans le marché international.

Le Fonds d’Emprunt Montérégie : moteur de l’entrepreneuriat inclusif local

Au Québec, l’accès au financement est indéniablement l’un des barrières les plus courantes auxquelles font face les membres des groupes sous-représentés dans le monde de l’entrepreneuriat. Pour en être convaincus, on n’a qu’à revisiter les déclarations des panélistes de la conférence Entrepreneuriat inclusif et diversité, mentionnée précédemment :

Dans les mots de Fabrice Vil, fondateur de Pour 3 points et créateur du documentaire Briser le code, « l’accès au capital et au financement ainsi que l’accès à différents réseaux pour développer leurs projets sont des obstacles majeurs de la création d’entreprises. C’est un réel défi de soutenir des entrepreneurs issus de certains groupes, c’est le cas notamment de l’inclusion dans l’entrepreneuriat noir ».

Pour sa part, Tania Saba a dit que « Le financement est capital et reste difficile pour des minorités qui vont souvent puiser dans leur épargne personnelle pour démarrer leur projet. Le soutien et l’accompagnement ainsi que le renforcement des compétences est la suite nécessaire. […] En général, ils vont intégrer les incubateurs quand ils ont les fonds et que le projet est bien amorcé. Enfin, le réseau va aider à décrocher les premiers contrats. En définitive, ces entrepreneurs vivent des difficultés à chaque étape du processus ».

Et c’est dans cette foulée que les organismes de microcrédit entrepreneurial comme le nôtre, qui se trouvent répartis sur tout le territoire de la province, ont sa place. Nous épaulons ainsi les personnes exclues du système de crédit traditionnel, telles que les 50 ans et plus et celles issues de l’immigration. L’un des atouts les plus importants du soutien offert par ces organismes est qu’il ne vient pas seulement sous forme d’aide financière, il est aussi apporté sous forme d’accompagnement de proximité, de formations et d’appartenance à un réseau, ce qui facilite aux entrepreneurs de sortir de l’isolement.

L’avenir de l’entrepreneuriat inclusif

La construction d’un tissu entrepreneurial inclusif et équitable est ainsi un enjeu complexe aux variables multiples qui mérite d’être réfléchi. Finissons donc avec une pensée sur laquelle il vaut la peine de s’y attarder, tirée de la conférence Entrepreneuriat inclusif et diversité :

« Les solutions pour favoriser l’accès à l’entrepreneuriat devraient être simples. Le fait de reconnaître que des biais sont inclus dans les systèmes est nécessaire. Ils doivent évoluer pour répondre aux besoins des entreprises. De nombreux soutiens sont offerts aux entrepreneurs aujourd’hui, ils ne savent pas toujours où donner de la tête, rapprocher les éléments de l’écosystème va permettre un cheminement plus aisé. »

[1] Selon la théorie de Stuart Hart dans « The fortune at the bottom of the pyramid » et cité par carenews.com dans son article « L’entrepreneuriat inclusif, qu’est-ce que c’est ? », publié le 10 mars 2022 et consulté en octobre 2023.

[2] https://www.carenews.com/tpsf-travaux-publics-sans-frontieres/news/l-entrepreneuriat-inclusif-qu-est-ce-que-c-est, consulté en octobre 2023.

 

Intelligence artificielle dans la PME
Entrepreneurship

L’intelligence artificielle, alliée de votre petite entreprise ?

L’intelligence artificielle, vedette, depuis plusieurs décennies, des films de science-fiction, est désormais une réalité tangible capable d’éveiller la curiosité, ainsi que de susciter de l’inquiétude ! Seulement au printemps dernier, un groupe d’experts du secteur de l’IA, dont Elon Musk et Yoshua Bengio, a demandé à travers une lettre ouverte une pause de six mois dans le développement des systèmes d’IA avancés (plus puissants que GPT-4). Le but étant de se donner un répit afin d’établir des protocoles communs de sécurité pour assurer que leurs effets sont positifs et leurs risques gérables.

Face à un outil qui s’intègre quasi « naturellement » dans la vie quotidienne des individus et des familles, et que 83 % de 3 000 entrepreneurs consultés en 2017[1] considéraient déjà comme un facteur « qui leur permettrait d’obtenir ou de conserver un avantage concurrentiel », notre organisme, le FEMontérégie, a décidé de s’interroger sur l’intelligence artificielle et sa pertinence aujourd’hui dans la croissance des petites entreprises.

Qu’est-ce que c’est l’IA ?

L’intelligence artificielle (IA) est un domaine de l’informatique qui développe des programmes et des systèmes imitant certaines des capacités cognitives et intellectuelles des êtres humains, telles que la résolution de problèmes, l’apprentissage, la prise de décisions et la compréhension du langage naturel.

Quels sont les types d’IA ?

Il existe 3 principaux types d’IA, caractérisés, surtout, par leur capacité à reproduire les traits particuliers de l’intelligence humaine et la technologie utilisée pour y parvenir :

1. Intelligence artificielle étroite (ANI)

Aussi connue comme IA faible ou IA étroite, l’ANI est conçue pour exécuter une tâche spécifique et limitée au-delà de laquelle la compréhension est absente. Elle se spécialise alors dans une gamme étroite de paramètres ou de situations, par exemple :

        • Chatbots;
        • Des assistants virtuels comme Siri d’Apple ou Alexa d’Amazon ;
        • Les algorithmes d’analyse de données comme ceux utilisés par Google Search ;
        • Suggestions de contenu de divertissement basées sur le comportement de l’utilisateur ;
        • Voitures à conduite autonome.
2. L’intelligence artificielle générale (AGI)

Appelée également IA forte ou IA profonde, l’AGI se situerait à la hauteur des capacités humaines. Elle serait donc en mesure d’apprendre, de comprendre et de résoudre des problèmes de nature humaine de la même façon qu’une personne le ferait sur la base des connaissances générales.

Selon un article publié par L’actualité informatique, « les chercheurs et les scientifiques spécialisés dans l’IA n’ont pas encore atteint une IA forte. Pour y parvenir, ils devraient trouver un moyen de rendre les machines conscientes, en programmant un ensemble complet de capacités cognitives. […] L’IA [profonde] ne consiste pas à reproduire ou à simuler, mais à entrainer les machines à comprendre réellement les humains ».

Néanmoins, le fondateur et directeur scientifique du Mila — Institut québécois d’intelligence artificielle Yoshua Bengio considère qu’un délai aussi proche que 5 ans pourrait être suffisant « pour qu’un ordinateur atteigne le niveau de conscience d’un humain », expliquait-il dans son discours devant la sous-commission du Sénat américain sur la vie privée, la technologie et le droit en avril dernier[2].

3. La superintelligence artificielle(ASI)

Caractérisée par le surpassement de l’intelligence humaine, l’ASI n’est, heureusement, pas encore développée. C’est ce type d’IA qui a inspiré des scénarios à la base de films à succès comme 2001 : L’Odyssée de l’espace, Terminator et The Matrix, ou les plus récents Her et Ex Machina. Dans ces récits, les machines, au début si utiles, deviennent conscientes d’elles-mêmes et attaquent par la suite les hommes (créateurs ou utilisateurs) afin de « survivre » ou de dominer.

Bénéfices et utilisations de l’IA dans les petites entreprises

Tirer parti de l’intelligence artificielle (étroite) est, dorénavant, une question de compétitivité qui permet aux compagnies d’améliorer leur efficacité opérationnelle, d’optimiser les interactions avec leurs clients et de prendre des décisions plus éclairées. Voici quelques exemples illustrant comment l’IA pourrait être utilisée dans votre entreprise, quelle que soit sa taille :

      • Service client amélioré : les chatbots et les assistants virtuels alimentés par l’IA peuvent fournir un support client 24/7, répondre aux questions fréquentes et résoudre des problèmes courants. Les petites entreprises sont ainsi en mesure d’offrir un service client de qualité sans avoir pour autant une équipe dédiée.
      • Marketing ciblé : les petites entreprises peuvent utiliser l’IA pour analyser les données des clients et déceler les tendances et les préférences, ce qui favorise la création de campagnes marketing plus efficaces où les bons publics sont ciblés.
      • Automatisation des tâches administratives : des tâches de nature administrative comme la gestion des factures, la planification des rendez-vous et la gestion de l’approvisionnement peuvent être automatisées à l’aide de l’IA, ce qui permet aux dirigeants de se concentrer sur des tâches plus stratégiques.
      • Analyse des données : l’IA analyse de grandes quantités de données et en extrait des informations qui s’avèrent utiles pour prendre des décisions éclairées, que ce soit pour la personnalisation de l’expérience client (p. ex. : recommandations de produits ciblées en fonction des préférences), l’optimisation des stocks, la prévision des ventes ou le développement de produits.
      • Optimisation des opérations : optimiser les opérations commerciales, comme la gestion de la chaîne d’approvisionnement, la planification de la production et la logistique, serait possible grâce aux algorithmes d’IA.
      • Prévision de la demande : les entrepreneurs peuvent se servir de l’IA pour prévoir la demande de leurs produits ou services, ce qui aiderait à mieux gérer les niveaux de stock en évitant les pénuries ou les excédents.
      • Gestion des finances : certains outils d’IA aident à suivre les flux de trésorerie, à administrer les budgets et à remarquer les tendances financières, ce qui peut être déterminant pour maintenir la stabilité financière de la compagnie.

Malgré ses utilités multiples, l’adoption de l’IA nécessite une planification minutieuse et une compréhension des défis potentiels. Les petites entreprises doivent ainsi évaluer attentivement comment l’intelligence artificielle peut répondre à leurs besoins spécifiques, tout en intégrant ces technologies de manière réussie et progressive dans leur modèle d’affaires.

Défis et risques de l’IA pour les petites entreprises

Moteur de transformation dans le monde des affaires, l’intelligence artificielle entraine des défis et des risques inhérents, particulièrement pour les petites entreprises ou les très petites entreprises qui ne comptent peut-être pas avec les ressources nécessaires pour y faire face. En voici quelques-uns :

      • Coûts initiaux et investissement : l’intégration de l’IA nécessite souvent des investissements considérables en matière de ressources financières et humaines. Les petites entreprises pourraient être confrontées à des coûts élevés concernant l’acquisition de technologies, la formation du personnel et la gestion continue de ces systèmes.
      • Dépendance technologique : l’adoption de l’IA pourrait rendre les petites entreprises dépendantes de technologies complexes et en constante évolution. Elles pourraient rencontrer des problèmes opérationnels majeurs si elles ne parviennent pas à maintenir ou à mettre à jour ces systèmes.
      • Menaces pour la confidentialité des données : l’IA est bâtie sur l’analyse d’une quantité immense de données, ce qui pourrait poser des problèmes de confidentialité si des données sensibles des clients ou de l’entreprise sont compromises. Ayant probablement des ressources limitées pour mettre en place des mesures de sécurité adéquates, les petites entreprises seraient à risque.
      • Biais et éthique : les systèmes d’IA peuvent être biaisés en fonction des données sur lesquelles ils ont été entrainés. Des décisions discriminatoires ou des résultats inappropriés pourraient ainsi en découler. Il se peut que les petites entreprises manquent des ressources pour identifier et corriger ces biais.
      • Perte d’emplois : l’automatisation des tâches grâce à l’IA pourrait entrainer l’abolition ou la réduction de certains postes de travail, ce qui aurait un impact sur les employés existants. Les petites entreprises pourraient rencontrer des défis en termes de communication, de réaffectation du personnel, et, en conséquence, de la fidélisation du client interne.
      • Erreurs : malgré les avantages de l’IA et sa capacité à automatiser des tâches, elle n’est pas à l’abri d’erreurs. Les petites entreprises pourraient faire face à des ennuis juridiques et de responsabilité en cas de défaillance ou de dysfonctionnements de l’IA.
      • Manque de personnalisation : les solutions d’IA standardisées pourraient ne pas répondre aux besoins spécifiques des petites entreprises et de leur clientèle, ce qui affecterait, d’ailleurs, la relation client et vraisemblablement l’image de la compagnie.
Notre petit test ChatGPT

Nous avons demandé à ChatGPT de lire notre article et de nous faire une conclusion de 2 lignes, en voici le résultat :

« En somme, cet article met en évidence les avantages et défis de l’IA pour les petites entreprises. Il est à noter qu’une IA a contribué à sa révision, reflétant ainsi l’impact actuel de cette technologie. »

Notre conclusion… rédigée par des humains

Il est important de noter que l’IA ne remplace pas l’aspect humain dans la prestation d’un service ou dans la fabrication d’un produit. Bien que l’intelligence artificielle puisse réaliser une partie des tâches et accélérer divers processus, elle manque du discernement, de la sensibilité, de la créativité et de l’authenticité que seuls les humains peuvent apporter.

Et même si l’IA a été créé pour nous aider à avancer, nous avons tous (l’Humanité !) la responsabilité d’être des utilisateurs avertis et de surveiller son développement, puisque dans les mots de Yoshua Bengio l’adoption précipitée de l’IA profonde engendrerait des « menaces potentiellement importantes qui pèsent sur la démocratie, la sécurité nationale et notre avenir collectif[3] ».

Suivre de formations d’appoint pour mieux comprendre ce qu’implique l’adoption de l’IA serait une façon, à la portée de tous, de contrer ses risques et de profiter responsablement de ses atouts. Nous avons trouvé, par exemple, les formations gratuites offertes par la plateforme en ligne Uluumy, qui a pour but de rendre l’IA accessible à tous, particulièrement aux entreprises et aux OBNL. On y voit, par exemple, les cours : « Les bases de l’apprentissage automatique » et « Éthique, biais et responsabilité de l’apprentissage automatique et de l’IA ». Ou encore la formation payante d’une durée de 3 h « ChatGPT et Intelligence artificielle », proposée par La Fusée et qui aura lieu à Montréal le 31 août prochain.

Maintenant, à vous d’agir !

[1] Sondage réalisé par MIT Sloan Management Review et The Boston Consulting Group : https://sloanreview.mit.edu/projects/reshaping-business-with-artificial-intelligence/, consulté en août 2023.

[2] https://www.lapresse.ca/actualites/sciences/2023-07-25/selon-yoshua-bengio/des-ordinateurs-aussi-intelligents-que-des-humains-d-ici-20-ans.php, consulté en août 2023.  

[3] Ibid.

Femmes en affaires
Entrepreneurship

L’entrepreneuriat féminin : moteur économique et social d’envergure

De plus en plus important pour l’économie mondiale, l’entrepreneuriat mené par des femmes attire non seulement l’attention des spécialistes, mais également le soutien économique des gouvernements. Au Canada, la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat avec près de 7 milliards de dollars en investissements cherche à favoriser la participation pleine et égale des femmes à l’économie, et au Québec, 21,7 millions de dollars sont investis afin d’accompagner et de financer 15 000 femmes entrepreneures pendant une période de 5 ans.

Ce sont tous des efforts pour soutenir la femme entrepreneure, définie par la théoricienne Dina Lavoie, dans le cadre d’une étude sur l’entrepreneuriat féminin au Canada en 1988, comme : « la femme qui, seule ou avec un ou des partenaire(s), a fondé, acheté ou accepté en héritage une entreprise, qui assume tous les risques et responsabilités financières, administratives et sociales et qui participe quotidiennement à sa gestion courante[1] ». Des initiatives encore insuffisantes, puisque les hommes représentent aujourd’hui environ 2/3 des entrepreneurs dans le monde[2] !

 

L’entrepreneuriat des femmes en quelques chiffres

Selon les dernières données publiées par le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE), 18 %[3] des entreprises du Canada appartiennent majoritairement à des femmes. Elles constituent ainsi une force économique qui contribue directement au développement social et durable, ainsi qu’à l’innovation canadienne.

Notons que ce chiffre doublerait si l’on comptait les compagnies dont le 50 % est détenu par une femme. Et selon le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) dans son rapport 2021/22 sur les femmes entrepreneures[4], celles-ci représentent un entrepreneur sur trois dans le monde proposant des innovations sur les marchés nationaux et internationaux.

D’ailleurs, cela n’inclut pas les travailleuses autonomes, dont le nombre va à nouveau en augmentation, malgré les conséquences négatives de la pandémie. Actuellement, ce sont presque un million de travailleuses autonomes au Canada[5]. Au Québec, 37 % de travailleurs autonomes en 2021 étaient des femmes[6].

« [Les travailleuses autonomes] sont des entrepreneures à part entière […] et ont un impact sociétal extrêmement important », déclare Christina Constantinidis, professeure à ESG-UQAM et fondatrice de l’Observatoire entrepreneuriat et genre. « Ces femmes sont d’ailleurs souvent surprises d’être considérées comme des entrepreneures : pourtant, même sans employés, celles-ci assument 100 % des risques financiers, créent leur activité et sont entièrement responsables de leur business.[7] »

 

Caractéristiques de l’entrepreneuriat féminin
  • Secteurs d’activité

Selon le (GEM), globalement les femmes[8] sont plus présentes dans le secteur du commerce de gros et de détail (presque 50 % des entrepreneures dans le monde) et dans le secteur de l’administration, de la santé, de l’éducation et des services sociaux (18,5 % des femmes contre 10,1 % des hommes), ce qui met en évidence des différences importantes entre les femmes et les hommes en entrepreneuriat, ainsi qu’un système qui « pousse » les femmes vers des domaines correspondant aux rôles traditionnellement féminins.

De son côté, au Canada, et selon des données récentes de Statistique Canada, les femmes entrepreneures sont plus nombreuses dans les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques ; du commerce de détail ; et des services d’hébergement et de restauration.

  • Qualités propres au leadership féminin

Beaucoup s’entendent pour dire que l’entrepreneuriat féminin bénéficie d’un leadership propre aux femmes, caractérisé par :

      • L’intuition ;
      • La capacité à gérer plusieurs projets à la fois (côté multitâche) ;
      • L’empathie et la communication ;
      • La coopération entre femmes (au Québec par exemple, le Réseau des Femmes d’affaires du Québec — RFAQ — soutient depuis 40 ans les femmes d’affaires d’ici grâce à l’entraide).

D’autres caractéristiques, même si elles ne sont pas considérées comme étant davantage féminines, sont très présentes dans leur style de direction et portent des fruits intéressants pour le développement sociétal et d’affaires au Canada. Par exemple, l’étude du GEM souligne leur propension à créer de nouvelles combinaisons de produits et de marchés et leur capacité d’innovation importante.

D’ailleurs, selon l’étude État des lieux de l’entrepreneuriat au féminin réalisée par le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE), les entreprises au leadership féminin se caractérisent pour offrir plus d’opportunités aux groupes en quête d’équité comme les autochtones et les membres de la communauté LGBTQ2S+, entre autres.

  • Motivations

Le désir de « faire une différence dans le monde[9] » est une motivation plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (70,7 % contre 64,8 %) pour se lancer en affaires, que ce soient les Américaines, les Européennes ou les Canadiennes. De ce fait, le développement durable et l’entrepreneuriat à vocation sociale sont plus souvent placés avant le rendement financier et l’optimisation des bénéfices par les femmes en entrepreneuriat.

Selon le GEM, une motivation importante des entrepreneures est le bien-être familial, car il n’est pas rare que la majorité d’entre elles réinvestissent 90 % de leurs profits pour l’éducation, la santé et la nutrition de leur famille (contre 30 ou 40 % pour les hommes), ce qui contribue à la prospérité générale.

Entre autres, les femmes trouvent dans l’entrepreneuriat une source d’émancipation et d’autonomie, et une façon de mieux équilibrer travail et vie personnelle.

Des défis auxquels font face les femmes en entrepreneuriat

Défis internes 

D’après les données du GEM, on pourrait conclure que les femmes sont, en général, plus prudentes et exigeantes envers elles-mêmes que leurs homologues masculins puisque :

    • Elles demandent moins de financement que les hommes (investissement inférieur) ;
    • Elles sont plus enclines à croire ne pas avoir les compétences nécessaires pour démarrer une entreprise ;
    • D’ailleurs, elles sont aussi plus fréquemment touchées par le syndrome de l’imposteur.

Défis externes 

    • « Les études révèlent que les femmes rencontrent des obstacles et sont victimes de préjugés et de microagressions, voire de harcèlement, à chaque étape de leur parcours entrepreneurial[10] » ;
    • Elles ont moins d’accès au financement entrepreneurial, ce qui pourrait expliquer pourquoi le taux de survie des PME détenues majoritairement par des hommes est supérieur à celui des PME majoritairement détenues par des femmes.

 

La femme entrepreneure au sein du FEMontérégie

Notre organisme, le Fonds d’Emprunt Montérégie, est engagé avec le succès de femmes d’affaires de la Montérégie et les chiffres le démontrent : 70 % de notre clientèle est composée par des femmes ! La plupart sont mères et entrepreneures, certaines se sont lancées en affaires en solo ; d’autres détiennent 50 % de leur compagnie (souvent en couple).

En plus du financement et de l’accompagnement de proximité habituellement offerts, nous avons un nouveau fonds exclusif pour les femmes ! Il est possible grâce au soutien du gouvernement du Canada et au partenariat noué entre Evol, Entreprendre Ici et notre organisme.

Le Fonds de prêts pour les femmes en entrepreneuriat nous permet d’offrir jusqu’à 20 000 $ en forme de prêt pouvant aller jusqu’à 5 ans et un accompagnement de proximité de qualité, qui s’insère dans l’écosystème régional.

Finissons donc ce mois de mai en soulignant l’importance de l’entrepreneuriat féminin dans le développement social et économique de notre province. Si vous êtes une femme de la Montérégie qui désire se lancer en affaires et a besoin de soutien, contactez-nous sans tarder !

___________________

[1] CONSTANTINIDIS Christina, « Femmes entrepreneures », dans : Pierre-Marie Chauvin éd., Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat. Paris, Presses de Sciences Po, « Références », 2014, p. 287-300. DOI : 10.3917/scpo.chauv.2015.01.0287. URL : https://www.cairn.info/dictionnaire-sociologique-de-l-entrepreneuriat–9782724616408-page-287.htm  

[2] LEBèGUE Typhaine, CONSTANTINIDIS Christina, « Chapitre 21. L’entrepreneuriat féminin », dans : Frank Janssen éd., Entreprendre. Une introduction à l’entrepreneuriat. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, « Petites Entreprises & Entrepreneuriat », 2016, p. 395-415. DOI : 10.3917/dbu.janss.2016.01.0395. URL : https://www.cairn.info/entreprendre–9782804192426-page-395.htm

[3]  État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 3. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/Etat-des-lieux-de-l-entrepreneuriat-feminin-au-Canada-2023-apercu-de-la-recherche.pdf   

[4] GEM 2021/22 Women’s Entrepreneurship Report: From Crisis to Opportunity, p. 15. https://www.gemconsortium.org/report/gem-202122-womens-entrepreneurship-report-from-crisis-to-opportunity  

[5] État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 3. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/Etat-des-lieux-de-l-entrepreneuriat-feminin-au-Canada-2023-apercu-de-la-recherche.pdf

[6] https://www.ledevoir.com/societe/757714/entrepreneuriat-au-feminin-une-croissance-continue-des-defis-qui-demeurent

[7] Ibid.

[8] GEM 2021/22 Women’s Entrepreneurship Report: From Crisis to Opportunity, p. 15. https://www.gemconsortium.org/report/gem-202122-womens-entrepreneurship-report-from-crisis-to-opportunity  

[9] Ibid, page 111.   

[10] État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 13. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/The-State-of-Womens-Entrepreneurship-in-Canada-2023-Research-Preview.pdf

Développement durable
Entrepreneurship

Le développement durable en action

Notre équipe au Fonds d’Emprunt Montérégie ne voulait pas finir ce mois-ci sans revenir sur l’importance d’intégrer le développement durable dans nos actions, petites et grandes, en tant qu’individus et en tant qu’organisations. Le Jour de la Terre se célèbre chaque année le 22 avril, nous avons tous cependant le devoir de le souligner par nos gestes, qui parlent plus fort que nos mots, chaque jour, tous les jours…

De l’idée à l’action

Parmi les actions en faveur du développement durable, il y a celle de se tenir au courant de tendances écoresponsables. C’est pourquoi notre directeur, Eric Gosselin, a participé le 15 février dernier au Colloque développement durable : de l’idée à l’action, organisé par la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu (CCIHR) et par le comité Levier Vert. Un évènement pertinent et toujours d’actualité.

Des exemples concrets d’entreprises en prédémarrage, en démarrage et existantes qui appliquent déjà des principes verts ont été présentés. Certaines compagnies intègrent cette orientation de responsabilité environnementale depuis la conception de leur idée d’affaires, tandis que d’autres l’adoptent en cours de route. Ou encore, dans quelques cas, les dirigeants ont décidé de faire pivoter complètement leur modèle d’affaires mettant au cœur de ce changement des initiatives de développement durable. Entre autres, Vélo Conversio, Equiparc et Jack World se démarquent par leur engagement environnemental.

Lors de tables rondes, les assistants ont pu partager leurs suggestions et gestes en matière d’écoresponsabilité, ce qui a permis à chaque participant de repartir avec de nouvelles idées concrètes à mettre en place dans leur compagnie ou organisme à but non lucratif. Pour que l’intégration de pratiques vertes ait un attrait pour l’entrepreneur, cela doit avoir un impact réel sur ses finances ! Voilà la principale conclusion tirée de cette réflexion, et qui est d’ailleurs vérifiée constamment par nos conseillers entrepreneuriaux sur le terrain. C’est-à-dire que les actions de développement durable ou l’adoption d’un modèle d’affaire fondamentalement écoresponsable devraient se traduire par :

    • L’augmentation des revenus (vendre plus ou plus cher) ;
    • La réduction des dépenses.

Il n’y a pas de doute que pour plusieurs ayant une conscience environnementale plus évoluée, l’adoption de telles pratiques est un incontournable.

Les entrepreneurs du Fonds et le virage vert

Puisque les entrepreneurs de notre organisme commencent leur projet avec un faible revenu et que leur réalité financière restreint les possibilités, il est normal d’adhérer aux principes du développement durable dans une étape postérieure où l’incertitude initiale a été surmontée et que de nouvelles occasions d’affaires peuvent être envisagées.

« La réalité partagée par les entrepreneurs est que quand tu es en mode survie, de beaux principes et de beaux idéaux, ça passe en second. Il faut stabiliser la base avant de penser à faire des actions autres, même si elles peuvent générer une baisse de dépenses ou une augmentation de revenus, la réalité est que quand on est dans un mouvement “de panique”, on est moins ouvert à ces solutions-là », Eric Gosselin.

Mais en vérité, penser « développement durable » n’est pas contraire à penser profits et peut même servir à se démarquer et à faciliter les ventes. Bien que cela s’ajoute au quotidien de très petites entreprises ou même des organismes, en voyant les exemples précédents lors du Colloque, on constate que des entreprises le font chaque jour sans lourdeur additionnelle.

Dans ce sens, motivation économique et motivation environnementale marchent main dans la main. Voici quelques exemples :

    • L’entreprise Inkalato a mis en place des stratégies pour réduire ses coûts, notamment celle d’utiliser un espace de production partagé, et en faisant cela, elle a aussi réduit son impact environnemental, tout en favorisant le développement de ses activités dans un climat de coopération.
    • L’agence Netbox vidéo & marketing Web, dont la principale clientèle sont les OBNL, évite au maximum l’utilisation de papier et privilégie les rencontres en visioconférence, ce qui l’aide à maintenir un faible niveau de dépenses afin d’offrir des prix raisonnables et du même coup à réduire son empreinte environnementale.
Le développement durable au Fonds

Par la nature même de notre organisme, fier membre du réseau MicroEntreprendre, le développement durable est dans notre ADN. Le FEMontérégie répond ainsi à plusieurs objectifs de développement durable (ODD) établis dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, créé en 2015 par les 192 états membres des Nations Unies, dont le Canada. Spécifiquement, notre organisme de microcrédit entrepreneurial, qui s’adresse aux personnes de la Montérégie exclues du système de crédit traditionnel et qui soutient des projets ayant un impact social et environnemental responsable, contribue directement à l’accomplissement de 8 des 17 ODD, à savoir :

      • 1 : Pas de pauvreté ;
      • 5 : Égalité entre les sexes ;
      • 8 : Travail décent et croissance économique ;
      • 9 : Industrie, innovation et infrastructure ;
      • 10 : Inégalités réduites ;
      • 11 : Villes et communautés durables ;
      • 16 : Paix, justice et institutions efficaces ;
      • 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs.

À une échelle plus modeste, les membres de l’équipe de notre organisme posent des gestes au quotidien, par exemple :

      • Limiter l’utilisation de papier, y compris l’impression et la production de matériel promotionnel ;
      • Encourager le télétravail et privilégier les réunions en visioconférence, limitant les déplacements et réduisant les émissions de gaz à effet de serre ;
      • Faire partie d’un espace de travail partagé (coworking), ce qui réduit l’impact physique, la consommation d’eau et d’électricité, et favorise le travail collaboratif ;
      • Bannir l’utilisation de plastiques à usage unique, en diminuant les déchets ;
      • Éviter les salles de réunions inutilisées, ce qui est plus facile à atteindre lorsque plusieurs organisations partagent le même établissement ;
      • Rassembler les achats pour une certaine période ;
      • Produire des contenus numériques de qualité, utiles et moins éphémères, et limiter au maximum le partage de pièces jointes dans les courriels (pour découvrir comment diminuer la pollution numérique, visitez le site Internet d’Hydro-Québec, en cliquant ici).
De petits gestes avec un grand impact

Elles peuvent paraître insignifiantes, mais quand ces actions sont répétées pendant une longue période ou faites par plusieurs, voire des milliers, elles génèrent un vrai impact écologique.

Qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un OBNL, il est essentiel de valoriser ces comportements verts. Cela permettrait aux dirigeants de comprendre qu’ils ont déjà entamé cet important processus et que cela ne prend pas nécessairement beaucoup d’argent pour changer de paradigme. C’est d’abord la mentalité qui mène au changement !

D’ailleurs, il est dans leur intérêt de mettre en lumière ces habitudes écoresponsables : elles sont de plus en plus exigées par les investisseurs et même les bailleurs de fonds, p. ex. Evol, qui « [demande] aux entrepreneur·e·s […]de prendre un engagement envers au moins 1 des 17 objectifs de développement durable ».

Un cadeau vert

Puisque le FEMontérégie est investi dans l’avenir de notre planète, la direction a décidé d’inclure dans le budget Support aux entrepreneurs (adressé aux entrepreneurs qui font partie de l’écosystème entrepreneurial de la région ; notre famille étendue 😊), le paiement de frais pour assister à des évènements sur le développement durable. Alors, si vous avez trouvé un colloque, une conférence, ou une présentation qui tend vers l’écoresponsabilité, faites-le-nous savoir, et nous pourrons peut-être vous offrir les frais d’inscription !

Équipe de La Ruche
Entrepreneurship

La Ruche : le sociofinancement à saveur québécoise

Le financement participatif, aussi connu comme « crowdfunding » ou financement collectif, est une méthode de financement qui se réalise auprès du grand public et à travers une plateforme numérique. En général, ce sont des contributions par des individus ou des entreprises qui s’intéressent au projet proposé et qui reçoivent une contrepartie, p. ex. : un avantage ou un produit exclusif, un rabais important ou une expérience privilégiée.

Activer ses idées chez soi

À l’instar de Kickstarter ou de GoFundMe, La Ruche est LA plateforme de sociofinancement québécoise. Fondée en 2013, La Ruche est bien ancrée dans le réseau de financement entrepreneurial de la province. Un projet entrepreneurial d’ici gagnerait donc à utiliser le financement participatif dans sa stratégie de lancement ou de développement. La Ruche compte sur des alliés de plusieurs secteurs, tant du public que du privé. Ces alliés maximisent ainsi l’accès aux sources de financement additionnel. De ce fait, un montant récolté sur La Ruche pourrait, disons, être doublé, et ce, sous forme de prêt(s), de bourse(s) et/ou de subvention(s).

Selon des données publiées sur leur site Web, « 85 % des campagnes mises en ligne sur La Ruche sont une réussite, comparativement à 22 % en moyenne pour les autres plateformes », ce qui pourrait s’expliquer par les liens solides de l’organisme avec les écosystèmes régionaux.

Actuellement présent dans 12 des 17 régions du Québec, l’organisme de financement participatif offre un accompagnement humain et accessible afin de faire rayonner les initiatives qui cherchent à être financées, notamment des projets de nature entrepreneuriale (83 %) dans les secteurs des services, de la restauration, des arts et de la culture, et de l’événementiel, ou encore des projets communautaires, scolaires ou sportifs.

D’ailleurs, les projets admissibles doivent contribuer à la diversification économique, sociale ou culturelle de leur région. En d’autres mots, les projets soumis doivent être socialement responsables qu’ils soient ou non à but lucratif. Les campagnes peuvent être portées par des individus, des organismes, des entreprises, des coopératives et plus encore. 

Les promoteurs comptent aussi sur l’appui de personnalités engagées dans leur milieu (ambassadeurs) qui agissent comme conseillers experts afin de contribuer au succès des campagnes sur La Ruche.  

Comment fonctionnent les campagnes sur La Ruche ?

Ce sont des campagnes à objectif fixe, c’est-à-dire que l’on considère qu’une campagne a réussi lorsque les contributions atteignent l’objectif de campagne. Dans le cas contraire, aucun contributeur ne sera débité, ce qui les rassure quant à l’utilisation de leur argent.

Et il n’y a pas que les contributions financières… Les contributeurs peuvent également répondre à des besoins en expertise professionnelle ou de matériel qu’ils peuvent prêter ou donner.

C’est aussi grâce aux campagnes réussies que La Ruche peut se permettre, en grande partie, de financer ses opérations : 5 % du montant récolté est destiné à payer les frais de service.

Pourquoi choisir le sociofinancement ?

« Le financement participatif, c’est LA nouvelle solution pour bien réussir ses projets ! Le sociofinancement devient de plus en plus un incontournable : il permet, entre autres, de valider son idée, son produit ou son service ; de tester le marché ; de se faire connaître ; d’obtenir du financement ; et de réduire les risques des institutions prêteuses. », Stéphanie Blais, directrice La Ruche Montérégie.

Entrepreneure achète une entreprise
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Le repreneuriat, porte de sortie et d’entrée à l’entrepreneuriat

Saviez-vous que lorsqu’un chef d’entreprise désire accélérer le moment de prendre sa retraite ou qu’un entrepreneur en herbe souhaite se rendre rapidement à l’étape de croissance de sa nouvelle entreprise, ils pourraient avoir recours à la même solution ?

Et cette réponse n’est autre que le repreneuriat, qui est, tout court, « la reprise ou le rachat d’une entreprise par une ou plusieurs personnes »[1]. Dans une perspective socioéconomique, le repreneuriat comporte l’entente entre un cédant et un repreneur qui s’engagent à assurer la pérennité d’une entreprise.

Dans ce sens, le cédant, celui qui vend son entreprise, transfère adéquatement sa propriété, y compris ses savoirs, son leadership et ses pouvoirs. De son côté, le repreneur, celui qui fait l’achat, s’assure de continuer les activités de la compagnie tout en restant cohérent avec son histoire, ses valeurs et la réalité changeante dans laquelle celle-ci s’insère.

La reprise peut être individuelle ou collective (dans ce dernier cas, le transfert se fait vers une coopérative ou un OBNL), et les acheteurs (ou la relève) peuvent être des acteurs internes, p. ex. des employés ; ou des acteurs externes, p. ex. des fournisseurs.

D’ailleurs, une portion des compagnies qui dynamisent le repreneuriat est issue du microcrédit entrepreneurial. Ce sont des entrepreneurs qui, grâce à l’appui reçu sous forme d’accompagnement de proximité, de soutien technique et de prêts communautaires de la part des 20 organismes, membres du réseau MicroEntreprendre, deviennent, plus tard, des cédants prêts à passer le flambeau.  

Le transfert d’entreprise au Québec

Au Québec, le chef de file du repreneuriat est le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), qui accompagne, depuis 2015, autant les cédants que les repreneurs d’ici à bien mener ce processus requérant les conseils d’un expert en transfert d’entreprise qui agit comme un facilitateur neutre. Ce sont, jusqu’à présent, « 13 000 entrepreneurs et 4 000 entreprises [accompagnées,] totalisant 5,2 milliards de chiffre d’affaires ».

Chaque mois, en moyenne 200 inscriptions, dont environ 60 nouvelles entreprises à vendre, sont réalisées sur l’INDEX, une plateforme numérique réunissant tous les acteurs du repreneuriat : vendeurs, acheteurs et conseillers. D’ailleurs, l’un des principaux attraits de ce répertoire est son caractère confidentiel : les profils du dirigeant (cédant), de son entreprise et des repreneurs restent anonymes, jusqu’à ce qu’une mise en relation formelle soit effectuée par leur conseiller du CTEQ, qui fera signer préalablement une entente de confidentialité (NDA) aux parties intéressées.

Soutenu par le Gouvernement du Québec, le CTEQ propose actuellement un programme de subvention exclusif à ses clients, Accès Experts, qui permet d’obtenir un remboursement jusqu’à 50 % des frais reliés aux services d’un expert en transfert d’entreprise. De plus, grâce à l’appui du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, l’inscription sur le répertoire ainsi que l’accompagnement, entre autres, sont offerts aux cédants à un prix avantageux (forfait : vente d’entreprise).

Et pour tous ceux et celles qui envisagent sérieusement de s’impliquer dans un processus de transfert d’entreprise, le Sommet du repreneuriat qui sera célébré le 29 mars prochain à Montréal est un incontournable ! Réunissant la plus grande communauté repreneuriale d’ici, l’évènement abordera, lors des ateliers, des conférences et d’autres activités, la vente et l’achat d’une PME au Québec.

Comment se passe le processus de repreneuriat ?

Desjardins et le CTEQ ont défini les étapes d’un transfert d’entreprise que nous vous présentons en bref :

  1. Réflexion et évaluation : en plus de prendre la décision de céder son entreprise, le dirigeant doit réfléchir à ses objectifs pour lui et pour son entreprise, au moment où il désire faire le transfert, à ses besoins financiers, et ensuite doit, notamment, faire évaluer la valeur de sa compagnie et considérer les options de relève qui s’offrent à lui.
  2. Stratégie et plan de transfert : le cédant choisit la relève (individuelle ou collective/interne ou externe) et prépare un plan qui reflète la façon dont il veut faire le transfert, en tenant compte des questions comme les aspects humains, stratégiques et de gestion.
  3. Transaction financière : cette étape comprend, entre autres, la lettre d’intention, beaucoup plus formelle et plus précise que la lettre d’intérêt ; l’offre d’achat ; et le contrat d’achat/vente des actions ou des actifs.
  4. Transition vers une nouvelle vie : il s’agit d’une période charnière où chacune des parties assume son nouveau rôle ; la relève prend la direction de la compagnie et le cédant se retire progressivement afin de mettre en œuvre son plan financier pour la retraite.
Six (6) bonnes raisons pour faire appel à la reprise d’entreprise

Processus complexe, détaillé et souvent émotif, le transfert entrepreneurial représente des atouts certains, que ce soit…

Pour le cédant, qui peut :
    • Augmenter son patrimoine, tout en réduisant les risques ;
    • Faire la transition vers la retraite dans ses propres termes ;
    • Assurer la continuité de son travail.
Ou pour le repreneur, qui peut :
    • Limiter les risques comparativement au démarrage d’une entreprise ;
    • Se rendre plus rapidement à l’étape de croissance de l’entreprise en s’appuyant sur le savoir-faire, les ressources humaines en place, etc., ainsi que sur sa propre capacité à innover et/ou sur ses habiletés de gestion ;
    • Trouver plus facilement du financement puisque la compagnie a déjà fait ses preuves.
L’impact positif de la relève entrepreneuriale dans notre société

Aujourd’hui, le repreneuriat est essentiel à l’économie québécoise, car grand nombre de baby-boomers ayant fondé les petites et moyennes entreprises qui constituent la base de notre économie sont en train de partir à la retraite. C’est la relève, c’est-à-dire les entrepreneurs qui reprennent ces compagnies pour les amener au niveau suivant, qui permet d’assurer une certaine stabilité au système socioéconomique de la province.

Néanmoins, bien avant de se rendre à l’étape du transfert, il faut faire croître son entreprise jusqu’à ce qu’elle devienne attractive aux yeux de la relève, de ceux qui comprennent que « reprendre, c’est entreprendre ». Investir donc des efforts dès le démarrage de son entreprise pour peaufiner ses habilités en gestion, pour planifier de façon stratégique, pour instaurer les meilleures pratiques de son industrie… pour bien faire les choses, est non seulement sensé, mais nécessaire !

[1] https://ctequebec.com/definition-du-repreneuriat/

 

Mise à jour : 7 juin 2023 

Le 18 mai 2023, le Réseau Mentorat et ses partenaires ont dévoilé les résultats de l’Indice entrepreneurial québécois 2022 Vers une culture entREPRENEURIALE. Cliquez sur les liens pour télécharger… 

Promos de fêtes
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Promotions commerciales, un atout pour son entreprise à savoir utiliser 

Les célébrations comme le temps des Fêtes sont des moments propices pour faire une promotion de ventes, ce qui est une façon de donner des arguments à notre client potentiel ou existant de faire un achat sans plus attendre. Ces raisons pour se procurer ce produit ou service maintenant plutôt que dans l’avenir doivent être suffisamment convaincantes et claires pour que le client puisse passer à l’action.

Les promotions sont aussi de bons accrocheurs pour attirer de nouveaux clients : ceux qui nous connaissaient déjà, mais qui n’avaient jamais testé nos produits/services, ou ceux qui n’avaient jamais entendu parler de notre entreprise, mais dont le besoin correspond à notre offre ponctuelle.

Les promotions sont particulièrement intéressantes lorsqu’il s’agit de produits ou de services adressés directement aux consommateurs (B2C). À l’heure actuelle, ces offres promotionnelles se font surtout en ligne (site Web, réseaux sociaux, publicités payantes, bannières, etc.) et sont souvent complétées par de la publicité offline, dépendamment de la nature des produits/services promus et de l’existence ou non d’une boutique physique.

Pourquoi faire une promotion de ventes ?

Plusieurs raisons existent pour se servir des offres promotionnelles, qui peuvent, d’ailleurs, être utiles dans les différents cycles de vie d’un produit allant du lancement au déclin, par exemple :

      • Faire connaitre ses produits ou ses services ;
      • Lancer un produit/service ;
      • Écouler un inventaire ;
      • Augmenter son chiffre d’affaires pendant une période déterminée ;
      • Attirer de nouveaux clients ;
      • Fidéliser ses clients existants ;
      • Positionner sa marque.
Comment faire une promotion commerciale ?

Il existe plusieurs types de promotions, la plupart basées sur le concept « stratégie de push marketing », qui consiste à pousser le produit ou le service vers le consommateur, c’est-à-dire qu’on met notre produit/service en évidence afin de le rapprocher de notre clientèle cible.

Voici les principales façons de créer vos spéciaux afin de pousser votre produit/service :

    • Les primes : le consommateur reçoit un cadeau ou une quantité supplémentaire du produit acheté. Entre autres, elles peuvent être des primes directes, soit reçues immédiatement après l’achat (par exemple, les cadeaux remis à la caisse dans les boutiques de produits cosmétiques) ; des primes différées, soit obtenues après plusieurs achats ou lors du prochain achat (telle que les promotions après 5 pizzas, la 6e est gratuite) ; une plus grande quantité de produits pour le même prix (3 boîtes de biscuits pour le prix de 2).
    • Les jeux-concours : basée sur notre tendance naturelle à aimer les jeux et les surprises, ce genre de promotion promet des gains aléatoires, tout en mobilisant les consommateurs à interagir avec la marque. Il peut s’agir d’un concours mettant à profit les connaissances ou les talents des participants ou des jeux axés sur le hasard (tirages, loteries). Comme dans le cas des primes, la technique des jeux-concours peut être directe ou différée.
    • L’échantillonnage : une petite quantité de produit (inférieure à l’unité de vente régulière) est offerte gratuitement au consommateur dans le but de lui faire découvrir le produit (ou service). Ces promotions sont présentées en forme d’échantillon (crème beauté p. ex.) ; dégustation (les produits agroalimentaires sont souvent introduits ainsi), d’essai (logiciel par abonnement ou cours de yoga en sont de bons exemples), et démonstration (fonctionnement d’un appareil électronique lors d’une foire).
    • La réduction de prix : il s’agit peut-être de l’une des stratégies de promotion de ventes ayant le plus de succès, que ce soient des coupons ; des bons de réduction ; un ensemble de produits, aussi connu comme offre groupée (p. ex., un kit de produits alimentaires qui se marient parfaitement).

Les stratégies de promotion de ventes les plus efficaces sont celles qui augmentent immédiatement et de façon évidente le pouvoir d’achat du client, on parle donc des rabais qui se font effectifs lors de l’achat et qui font sentir au consommateur qu’il garde de l’argent dans sa poche (p. ex. : 35 % de réduction sur le prix d’une robe).

Mais il ne suffit pas que cela soit un « bon » rabais, il faut encore que cela soit bel et bien perçu et ressenti par le client. De là, l’importance d’avoir un plan marketing qui, entre autres, nous permet de mieux connaitre notre persona marketing, nos objectifs, l’identité de notre marque et les canaux de communication à utiliser.

Les promotions peuvent-elles comporter des effets négatifs ?

Une offre promotionnelle « trop bonne » risque d’attirer plus de clients que ceux auxquels on s’attend, affectant ainsi, parfois dangereusement, la marge de profit de l’entreprise. La solution ? Mettre des « balises » pour éviter des ennuis.

Les célébrations sont donc idéales pour les offres promotionnelles, car elles ont, par définition, une durée limitée, de la même façon qu’on devrait restreindre les promotions commerciales dans le temps. En outre, on pourrait :

      • Limiter la quantité de marchandises, en l’indiquant clairement dans les pièces promotionnelles : « jusqu’à épuisement des stocks » ou « maximum de X produits par client » ;
      • Prioriser les produits ayant moins de roulement — peu connus ou avec moindre demande — ;
      • Se défaire des produits à renouveler ou en vue d’une fermeture (déstockage).

En plus de la profitabilité de sa compagnie, des rabais trop récurrents pourraient mettre à risque la réputation de la marque. Il est alors recommandé de planifier les promotions et ne pas en abuser afin de maintenir la valeur perçue de nos produits ou de nos services.

Que votre objectif soit de booster vos ventes, de faire connaitre vos produits/services ou d’écouler votre inventaire, vous avez maintenant des pistes pour réussir vos promotions des fêtes ou de Boxing Day. Pensez-y en établissant votre plan promotionnel pour la prochaine année !

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