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Tag: PLANIFICATION

Développement de produit FEM
Entrepreneurship

Développement de produit : mode d’emploi

Le développement d’un nouveau produit est un processus complexe qui va de l’idée à sa mise en marché. Il s’agit d’un processus qui requiert temps et ressources, et dont le succès est incertain. Néanmoins, lorsque celui-ci porte les fruits recherchés, cela peut changer à jamais la vie du concepteur/entrepreneur qui a osé se lancer dans cette aventure qu’est la création.

Nous nous sommes entretenues avec Ximena Castro, notre conseillère en développement entrepreneurial au Fonds d’Emprunt Montérégie. Possédant un baccalauréat en design industriel et un vaste savoir-faire en développement de produits, elle a accepté de répondre à nos questions afin de mieux comprendre ce qu’implique le développement d’un produit. Nous nous attarderons spécialement sur ce qui concerne la création d’un produit comme tel, soit de la conception à la production du prototype.

Quelles sont les étapes de développement d’un produit ?

D’abord, lorsque nous parlons de développement de produit, nous nous référons à un processus continu — ou système plutôt qu’à des étapes séquentielles. Dans ce sens, on saute, au besoin, d’une composante à l’autre selon ce qui se retrouve en face de toi en tant que développeur de produit. Par exemple :

    • Ce que tu as confirmé ou non par rapport au produit en lien avec sa forme, le matériau choisi ou la manière dont l’utilisateur en fait usage ;
    • Les conséquences face au changement de certaines variables externes comme la disponibilité d’une matière première ou l’accessibilité à la technique de production appliquée.

Il vaut la peine de mentionner aussi que dans le design de produits l’innovation est un aspect important : soit tu crées un objet qui est réellement nouveau, soit tu fais des améliorations à des produits déjà existants, ce qui est plus courant.

Quelles seraient donc les composantes — ou pas si l’on veut — de ce processus continu qu’est le développement de produits ?

En réalité, c’est très proche du lancement (ou création) d’une entreprise. Tout commence par un besoin à combler et il faut le préciser le plus possible :

    • Quel est le besoin de base qui serait comblé ?
    • Ce produit ou objet, satisferait-il d’autres besoins ?
    • Qui a ce besoin ? Par exemple, le produit s’adresserait-il à des enfants ou à des hommes d’un certain âge ?

Et c’est à ce moment-là qu’on fait un brainstorming afin d’identifier des solutions alternatives qui existent ou qui pourraient être proposées pour combler ce même besoin. Cette analyse permet non seulement de réfléchir au marché sinon aux différentes variables qui pourraient influencer la création du produit, telle que les dimensions ou la forme.

C’est le début d’une sorte de tri de ce qui nous est venu en tête au moment d’avoir l’idée… Cela aide à écarter des possibilités ou à en ajouter d’autres auxquelles on n’avait pas pensé.

Il faut aussi considérer ce que j’appellerais les orientations. Si je suis spécialiste dans une technique de production particulière et c’est ça qui était à l’origine de mon idée, cette technique va forcément guider le développement du produit et va supposer certaines contraintes qui y sont liées, p. ex., les ressources nécessaires à ce type de production (machinerie ou autre) ou les matériaux qui vont avec.

Alors, si je suis une artisane maroquinière et que je veux créer, disons, un sac à dos, ma technique va influencer le tout. Non seulement le sac comme tel en raison du cuir, son apparence, sa souplesse, etc., sinon également sa production en tenant compte de l’approvisionnement de cette matière première, des matériels requis pour la travailler, ainsi que des procédures propres à cette spécialité.

On peut aussi construire des maquettes qui nous permettraient de tester nous idées ou théories au fur et à mesure qu’on avance dans la conception… Cette maquette peut se faire parfois dans un matériau totalement différent de celui qui sera utilisé pour développer le vrai produit, et cela peut concerner l’objet au complet ou seulement une partie, dépendamment de ce qu’on souhaite vérifier.

Pour continuer avec notre exemple du sac à dos, je pourrais élaborer une maquette en papier dans le but de confirmer si les mesures auxquelles j’avais pensé conviennent réellement selon le but de cet objet ou de l’utilisateur visé.

Il y a également le plan technique (en 2D) qui sera la base de notre modèle (en 3D). Sur ce plan, on considère les différentes faces de l’objet, leurs mesures, les matériaux des différentes composantes, leurs couleurs, etc.

Ensuite, on développe le prototype, soit le modèle original qui précède la production en série, avec les caractéristiques choisies… Si cela ne fonctionne pas, on revient sur certains pas, souvent sur le plan technique, et ainsi de suite jusqu’à ce que notre prototype ET la production soient satisfaisants pour plusieurs facteurs tels que :

    • Délais de production ;
    • Coûts ;
    • Ressources nécessaires ;
    • Et résultat final, évidemment.

Précisons également que tout ce processus implique des recherches, et ce de façon transversale, par exemple, sur des possibles fournisseurs, les matières premières, les concurrents potentiels, etc.

Après, la mise en marché agit comme une sorte de test réel qui nous permettra de vérifier nos hypothèses à une échelle plus grande. Et l’on revisite autres composantes (ou étapes) au besoin pour modifier, améliorer ou même éliminer le produit si cela n’a pas donné les résultats escomptés.

Il y a, bien sûr, le marketing et la commercialisation, mais le développement du produit comme tel est compris dans les pas expliqués précédemment. En bref :

    • L’idée/le besoin
    • Brainstorming: solutions possibles ou alternatives pour combler ce besoin, y compris une analyse du marché et la considération de différentes variables (matériaux, production, utilisateur ciblé, etc.)
    • Orientations : y a-t-il une variable qui guide ou impose de contraintes sur le développement de mon produit ?
    • Maquettes totales ou partielles.
    • Recherches variées afin d’obtenir ou de confirmer certaines informations ou hypothèses. Cet aspect influence fréquemment la prise de décisions.
    • Plan technique en 2D.
    • Développement du prototype en 3D, y compris ce qui exige la production.
Si je dois confier la production de mon nouveau produit à un tiers, devrais-je intervenir ou devrais-je plutôt le laisser faire en me concentrant sur le résultat final ?

Il est très important de garder le contrôle sur son produit, en cas contraire, tu es en train de céder ton pouvoir sur ta création. Dans ce sens, il est essentiel de :

    • Savoir exactement comment cela se passe en détail dans la production ;
    • Avoir une communication étroite avec la personne ou l’équipe qui fait la production.

Parfois, il y a aussi des moules ou des outils spécifiques au développement d’un nouveau produit, et cela entraine des coûts. Dans certains cas, c’est le concepteur qui les assume ; dans d’autres, c’est le producteur (fréquemment grâce à une entente garantissant qu’il aura le contrat de production en série une fois que le prototype sera approuvé).

Comment puis-je protéger mon idée ?

Dans le milieu du design industriel, on dit souvent qu’une idée n’appartient à personne. Tout se joue dans le développement de l’idée, dans le fait de prendre ce concept et de le transformer en quelque chose de tangible.

À partir du moment où quelqu’un d’autre prend ton produit et introduit une modification ou une amélioration, ce n’est plus techniquement ton produit. C’est alors une question complexe.

Ce n’est pas mon champ d’expertise, et il y a de professionnels spécialisés tels que des avocats en matière de protection de propriété intellectuelle que ce soit pour des inventions, des innovations techniques ou un dessin industriel.

Mais, je pourrais dire qu’il existe plusieurs façons de se protéger :

  1. Il faut bien se renseigner sur ses fournisseurs potentiels et idéalement avoir de bonnes références, notamment sur celui qui sera responsable de la production. Souvent, les fabricants ne sont intéressés qu’à leur métier, et les autres aspects de la commercialisation d’un produit ne les attirent pas. Offrir une entente de production pourrait être une façon de consolider la relation, et faire signer un contrat de confidentialité serait aussi une bonne mesure.
  2. Engager l’expert comme employé, en ayant un contrat qui dit que toute création ou tout développement appartient à l’employeur. Par exemple, si j’ai une idée pour créer une ligne de maquillage, mais je ne suis pas chimiste, je dois embaucher quelqu’un avec cette spécialité pour m’aider à concrétiser mon produit.
  3. Lorsque possible, ne pas dévoiler toute l’information. Quand plusieurs fabricants interviennent dans la chaîne de production, tu peux garder pour toi certains éléments qu’il n’est pas indispensable de faire connaître.

 

Pour revenir à l’exemple du sac à dos, si les différents éléments sont produits avec des fournisseurs variés : fermetures éclair, attaches, maroquinerie, ainsi que l’assemblage, je ne suis pas nécessairement obligée de partager toute l’information avec les fabricants, sauf peut-être avec l’assembleur. Mais cela me permet de garder un certain contrôle sur le savoir-faire (know-how) de mon produit.

Mais, à la longue, rien n’empêche que ces fournisseurs ou employés, voire un utilisateur ou une compagnie dans le même domaine d’activité, prennent le produit et fassent des améliorations. En fait, il existe ce qu’on appelle des « améliorations brevetées », ce qui est considéré comme une nouvelle version du produit existant.

Cela arrive souvent, même aux grandes marques. De là, l’importance du marketing et du positionnement de la marque — et du produit — dans son marché cible.

Est-ce que le processus de développement d’un service est le même que celui d’un produit tangible ?

À la base, on pourrait dire que cela se ressemble. De manière générale, pour créer un produit, on se centre sur la manufacture (matériaux, main d’œuvre, coûts de production, forme et design), tandis que pour créer un service on est axé sur les ressources humaines, l’expertise et/ou les connaissances.

Souvent, des services impliquent une manufacture à l’arrière, soit la modification (valeur ajoutée) sur quelque chose de concret (un moyen), par exemple, sur un logiciel dans le cas des services dans le secteur des technologies de l’information.

À ton avis, quelles sont les erreurs les plus fréquentes lors du développement d’un produit ?

Dans mon expérience, j’ai identifié deux faux pas qui sont récurrents :

  1. De croire que son idée est unique : il faut regarder autour et comprendre qu’on peut toujours améliorer des produits existants ou que quelqu’un d’autre pourrait être en train de développer une idée/produit semblable. Il y a des aspects importants à ne pas perdre de vue dans le cycle de vie d’un produit, en particulier l’utilisateur et le marketing, y compris la façon de communiquer mon produit à cet utilisateur-là.
  2. Sous-estimer l’utilisateur ou présumer que je connais sa façon d’agir ou de penser. Parfois, le concepteur se complique trop dans la manière de voir et de développer son produit, tandis que l’utilisateur a une approche simple, ou il peut nous surprendre et percevoir ou utiliser le produit d’une forme différente de ce à quoi on s’attendait.
Aurais-tu un conseil à donner aux lecteurs qui voudraient développer un produit ?

Ma suggestion serait de bien définir le besoin, c’est-à-dire de savoir exactement ce que je veux accomplir avec mon produit. Une fois que c’est clarifié, de considérer l’impact que cette innovation (nouveau produit ou amélioration d’un produit existant) aura sur l’environnement. Je ne parle pas seulement de l’aspect écologique, sinon culturel, socioéconomique, et j’en passe. Et aussi de considérer comment il va affecter la vie de l’utilisateur/consommateur et de son entourage.

Comme créateurs nous avons une responsabilité et il est essentiel de se questionner sur les implications éthiques de ce que nous créons.

Pour bénéficier de l’expérience de Ximena, n’hésitez pas à faire appel à son accompagnement, autant pour le design de vos produits que pour les autres éléments de leur mise en marché, leur prix de revient et une foule d’autres détails. Vous pouvez lui parler à conseillère@femonteregie.ca.

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