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Didier K. Muamba
Les coulisses du Fonds

Didier K. Muamba : prioriser le bien-être collectif

Expert en économie sociale, Didier K. Muamba est un conseiller entrepreneurial chevronné à l’oreille attentive. Il possède une maitrise en gestion de coopératives et de collectivités, ainsi qu’un baccalauréat en économie et administration des affaires.

Avec une grande capacité d’adaptation, ce conseiller d’origine congolaise a une expérience de plus de 18 ans dans le milieu de l’entrepreneuriat privé et collectif québécois. Didier a travaillé au Carrefour Jeunesse Emploi en accompagnement et formation des jeunes entrepreneurs, et il siégeait au comité d’octroi du programme STA (Soutien au travail autonome) Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies. Il a également travaillé à la CDEC Rosemont–Petite–Patrie, à PME Montréal et à Développement économique de l’agglomération de Longueuil (DEL), et il a exercé comme conseiller à l’international pour des projets collectifs dans des pays comme le Mali et le Mexique.

Depuis 4 ans, Didier est analyste financier senior chez RISQ — Réseau d’investissement social du Québec —, où il coordonne les fonds et analyse les demandes de financement venant des entrepreneurs du secteur de l’économie sociale, en les aidant à trouver des solutions financières pour que leurs projets prospèrent. Il réalise aussi des tournées partout au Québec afin de renforcer l’écosystème de l’économie sociale, d’élargir le réseau de contacts et de partenaires du RISQ, et de faire connaitre leur mission auprès des entrepreneurs potentiels.

Vu son dynamisme, il n’est pas rare que Didier ait aussi goûté à l’entrepreneuriat collectif et qu’il se soit toujours impliqué au sein des causes qu’il a à cœur comme celles de Filaction et de PME Montréal. Depuis l’année 2021, il fait partie du Fonds d’Emprunt Montérégie, où il est administrateur et trésorier au CA. « Ce bénévolat au FEM me permet de contribuer au développement de la région en soutenant des personnes dans le besoin financier, mais qui ont l’ambition de partir des projets d’affaires et qui grâce à leur travail génèrent des emplois pour la communauté. »

Parmi ses passe-temps préférés se trouve la lecture de livres sur la vie de grandes personnalités et sur des enjeux historiques comme la mondialisation et le capitalisme. Il aime bricoler et faire des rénovations, ce qu’il met au profit de son entreprise en gestion immobilière. En plus, il apprend à jouer la guitare, instrument qu’il se donne le goût de pratiquer chaque fois qu’il en a l’occasion.

Catherine Touzin
Les coulisses du Fonds

Catherine Touzin, au-delà des chiffres, les gens !

Experte en finances, Catherine est une femme de carrière passionnée, avant tout, de l’être humain. Souriante et curieuse, il est évident qu’elle éprouve un plaisir authentique à entrer en contact avec les gens. Ce n’est pas par hasard qu’elle a commencé son parcours professionnel dans le secteur automobile où elle accompagnait ses clients en tant que conseillère financière.

Elle a œuvré comme Directrice de comptes chez Desjardins Entreprises Rive-Sud, un travail qui lui permettait de rencontrer des entrepreneurs pleins d’idées et audacieux, appartenant aux secteurs agricole, immobilier et commercial, et de les soutenir dans les différentes étapes d’évolution de leur projet entrepreneurial. Catherine, qui a une vaste expérience en ventes, en service à la clientèle et en gestion administrative, admire particulièrement la capacité des entrepreneurs de prendre des risques et de se fier à leur intuition.

Elle travaille depuis 2020 en tant que conseillère en efficacité opérationnelle au sein de la Fédération des Caisses Desjardins. Grâce à ses connaissances acquises durant ses 15 ans d’expérience, dont 9 aux services aux entreprises, à ses études en finances, ainsi qu’à son sens de l’organisation, elle excelle aujourd’hui dans son rôle : celui de simplifier le travail en s’assurant qu’il soit bien fait et que l’expérience des clients internes et externes soit améliorée constamment. D’ailleurs, son implication dans notre organisme, le FEMontérégie, comme trésorière de notre Conseil d’administration et membre du Comité de prêts lui donne l’occasion de continuer à faire la différence dans le milieu de l’entrepreneuriat.

Catherine, qui a à cœur le leadership féminin et l’avancement des femmes gestionnaires, est la fière maman de deux adolescents de 17 et 13 ans. Dans ce mois des mères, elle nous en a parlé un peu : « Je veux les accompagner, être toujours là pour eux. Je valorise énormément toutes les mesures qui tendent à concilier travail et famille, et qui font progresser le Québec dans ce sens ». Ses passe-temps préférés lui procurent un sentiment de bien-être ou sont une excuse pour mettre à profit sa créativité ; elle aime faire du vélo, s’entrainer à la maison, jardiner et faire de la décoration d’intérieur pour elle et ses proches.

Touria Fadaili
Les coulisses du Fonds

Touria Fadaili, une professionnelle aux multiples facettes

Femme à l’esprit vif, Touria possède une maitrise en sciences de l’information. Sa curiosité l’a menée à explorer différents champs d’expertise, dont l’intelligence des affaires, la veille stratégique, le développement économique et la gestion des connaissances.

Elle compte plus de 15 ans d’expérience, dont 5 ans et demi chez Investissement Québec. En 2019, ayant toujours senti l’envie de devenir entrepreneure, elle a fondé l’entreprise Infothèque — Services d’information d’affaires, qui offrait des services d’information et d’analyse de marché au milieu du développement économique partout au Québec.

Touria vient tout juste de commencer un nouvel emploi à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), où elle a pris en charge la mission de faciliter et d’améliorer la gestion des connaissances grâce à un processus favorable à l’échange. « Retenir le précieux savoir tacite accumulé par les différents collaborateurs d’une organisation est un enjeu de plus en plus important dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre. »

Au Fonds d’Emprunt Montérégie, Touria agit comme secrétaire au CA et fait partie du Comité de campagne levée de fonds. Grâce à son implication dans notre organisme depuis 2021, elle a la joie de contribuer à la réussite des entrepreneurs de la région et s’amuse à avoir des discussions enrichissantes avec ses collègues.

Québécoise depuis plus de 20 ans, Touria est une fière immigrante d’origine marocaine. Elle aime voyager et aller au cinéma en famille, ainsi que cuisiner des plats marocains, européens et méditerranéens qu’elle prépare avec des tomates, des concombres et d’autres légumes frais cultivés dans son jardin. En solo, elle adore lire des œuvres qui lui permettent de découvrir l’histoire du monde, et pratiquer la Zumba et la méthode Tabata pour décompresser.

Photo profil Stéphanie Blais
Les coulisses du Fonds

Stéphanie Blais : dynamisme zen en action

Caractérisée par son esprit entrepreneurial et sa bienveillance envers les autres, Stéphanie est une femme authentique qui a toujours de nouvelles idées qui améliorent les projets — et les vies — des entrepreneurs qu’elle épaule.

Dès son tout jeune âge, elle a attrapé la « piqûre » de l’entrepreneuriat : à huit ans à peine, elle s’est rendue toute seule au poste de police afin de se renseigner sur les permis nécessaires pour mettre en place un club vidéo dans le sous-sol de sa maison ! Et même si ce premier projet n’a pas abouti, cela a été le début d’un parcours scolaire et professionnel plein d’entrain.

Stéphanie cumule ainsi plus de 15 ans d’expérience dans le domaine. Bachelière en entrepreneuriat et management innovateur et coach professionnelle certifiée, elle est actuellement directrice de La Ruche Montérégie où elle a le plaisir de soutenir des projets ambitieux de la région grâce au financement participatif. Entre autres, elle a travaillé au sein de Place à l’emploi en tant que chargée de projet en entrepreneuriat, et elle est la fondatrice d’Effervescence Coaching, dédié à l’accompagnement des personnes qui parcourent ce chemin souvent solitaire qu’est l’entrepreneuriat et qui cherchent à s’épanouir en laissant derrière de vieux blocages.

C’est au fil des ans qu’elle a découvert sa vraie passion, aider les gens à bien développer leurs projets ! Voir les yeux pétillants des entrepreneurs qui accomplissent leurs rêves est une récompense qui n’a pas de prix pour Stéphanie. Aujourd’hui, elle est vice-présidente au Conseil d’administration de notre organisme, le FEMontérégie, une belle occasion de continuer à faire la différence autrement. D’ailleurs, elle s’intéresse de plus en plus au développement durable et à son impact dans l’avenir économique et social de notre société.

Sa philosophie ? « Faire ce qu’on aime afin d’avoir du plaisir maintenant, car on ne sait jamais… ». Stéphanie aime voyager, une passion qu’elle a mise au profit d’autrui en organisant des missions de sensibilisation à l’international ; et faire du réseautage, une activité qu’elle promeut en faisant partie des organisateurs des évènements Avec pas d’cartes. Ses passe-temps préférés sont les jeux de société, le Nintendo pour lequel elle a été représentante professionnelle, et la randonnée qui lui permet d’être en contact avec la nature.

Carl O_Brien
Les coulisses du Fonds

Carl O’Brien, foncer et gagner après 40 ans !

   Sociable et inventif, Carl est un entrepreneur heureux et accompli. En 2013, alors qu’il était serveur dans un restaurant, il a déniché une opportunité d’affaires dans le Quartier Dix30. L’idée de créer « Chic Lave-Auto écologique » est née de cette inspiration et aujourd’hui, cette entreprise offre un service hors pair pour les gens qui visitent le centre commercial sur la Rive-Sud de Montréal ou ceux qui s’y rendent exclusivement pour faire laver leur voiture.

Grâce à son modèle d’entreprise révolutionnaire de lavage de voitures haut de gamme qui propose, entre autres, un service écoresponsable, où une quantité moindre d’eau est utilisée, Carl a reçu 3 fois le prix de la meilleure start-up régionale. Mais tout n’a pas été facile pour cet entrepreneur qui a œuvré pendant 25 ans dans des postes modestes du secteur de l’hôtellerie et de la restauration et qui se retrouvait souvent dans une situation financière précaire.

Pour accomplir son rêve, il a pris des risques : « Comme je n’avais pas les fonds, j’ai fait la prévente de forfaits de lavage et cela m’a permis d’acheter mes premiers équipements pour honorer mes engagements » ; il a demandé de l’aide, par exemple, à notre organisme de microcrédit entrepreneurial ; et il a préparé le lancement de son projet pendant 2 ans.

L’entrepreneuriat lui a donné ainsi l’opportunité de changer sa vie, de progresser. Il sait bien qu’il n’y a pas un moment idéal pour se lancer à son compte et qu’il faut commencer quelque part et construire sa compagnie peu à peu. Maintenant, Carl, qui partage ses apprentissages en tant que mentor, est fier de s’investir dans la cause de l’entrepreneuriat comme président de notre CA et en soutenant la campagne de levée de fonds de notre organisme, le FEMotérégie.

Travailleur infatigable, il se dévouait à son entreprise 7 jours sur 7, mais lorsqu’il a eu la joie de devenir papa de son petit Liam, il a réduit ses heures de travail à 40 heures par semaine pour retrouver cet équilibre travail-famille qui lui manquait. Ses passe-temps favoris sont faire du vélo, voyager et, surtout, courir après son fils ! Il aime également la musique latine et danser : « Dans mon entreprise, on met de la musique à longueur de journée pour s’animer. On n’a pas l’impression de travailler ».

Remorque JJ lave mon bac
ESPÍRITU EMPRESARIAL

JJ lave mon bac : un service hors pair, pratique et écoresponsable

En prévision du Jour de la Terre que nous célébrerons un peu partout dans le monde le mois à venir, soit le 22 avril, nous nous sommes entretenus avec deux entrepreneurs persévérants et de grand cœur, les frères Prud’homme, Jimmy et Joël.

Ils sont à la tête de JJ Lave mon bac, une entreprise écoresponsable et novatrice dans la région, épaulée par notre organisme de microcrédit entrepreneurial, le Fonds d’Emprunt Montérégie, fier membre du réseau MicroEntreprendre.

Le concept Lave mon bac

Le concept est simple et pourtant novateur. Né d’un besoin que les frères Prud’homme ont eux-mêmes éprouvé lorsqu’ils ont cherché à qui confier le lavage de leurs bacs à ordures, à compost et à recyclage. Ils ont constaté, avec étonnement, que ce service était rarement offert, et encore moins dans cette région de la Rive-Sud de Montréal.

Ils ont alors tout naturellement poussé leurs recherches… Combien ça coûterait de le faire eux-mêmes ? Quels seraient les équipements nécessaires ? La logistique que cela impliquerait ? Peu à peu, leur idée a pris forme et bientôt le plan d’affaires de l’entreprise, fondée en 2022, s’est concrétisé.

Les avantages d’un service de lavage de bacs pro

« Pourquoi je ne le faisais pas faire avant ? », voilà un commentaire récurrent exprimé par des clients satisfaits qui, souvent, n’avaient aucune idée que ce service existait.

Le lavage professionnel de bacs fait par JJ Lave mon bac élimine 99,9 % des bactéries… « On ne les repousse pas seulement, on les tue complètement grâce aux machines qui travaillent avec de l’eau à pression et à température élevée, en plus des produits efficaces que nous utilisons », nous a expliqué Joël.

Avec ce service de lavage à domicile de vos bacs, vous n’aurez plus à vous inquiéter de :

    • Mauvaises odeurs ;
    • Bactéries, microbes ou virus potentiels ;
    • Animaux nuisibles comme des mouches ou des ratons laveurs.
En quoi le service de JJ Lave mon bac est-il écoresponsable ?

Conscients de l’importance de prendre soin de notre planète, les dirigeants de l’entreprise ont conçu un service de lavage des bacs qui favorise un environnement propre et sécuritaire pour toute la famille, et particulièrement pour les enfants et les personnes plus vulnérables… L’entreprise a mis en place une méthode de traitement de ses eaux usées en lien avec le développement durable :

    • Utilise uniquement des produits biodégradables ;
    • Vide les eaux usées à la bonne place ; directement dans les usines de traitement de l’eau, ce qui évite des ruissellements et de possibles dommages aux égouts.
Expérience client simple et agréable

Durant la saison d’opérations qui va de mai à octobre, Jimmy et Joël, qui desservent également le secteur commercial (restaurants, garderies, immeubles de luxe), offrent à leur clientèle résidentielle 3 forfaits, dont le plus populaire est le mensuel. Des clients curieux de tester le service, mais qui hésitent à s’engager commencent avec le forfait unique et passent rapidement à un forfait plus récurrent selon leurs besoins.

L’entreprise fait des rabais à partir du deuxième bac et par paiement annuel. L’abonnement se fait en ligne et le client reçoit un message texto à l’avance afin de lui rappeler de sortir son bac vide. Le lavage se fait habituellement le lendemain de la collecte pour que le client n’ait pas à se priver de son utilisation sur plusieurs journées. En plus, le client n’a pas besoin d’être sur place !

Même si l’entreprise dessert principalement les villes mentionnées dans leur site Web, dont Saint-Constant et Châteauguay, ils sont parfois appelés à servir ailleurs. Ceci implique un coût supérieur vu les dépenses liées à l’essence et au temps investi, une différence de prix que les clients sont prêts à payer en raison de la qualité exceptionnelle du service.

Une entreprise familiale

JJ Lave mon bac n’est pas seulement dirigée par deux frères, l’équipe est complétée par leur père, responsable des opérations sur le terrain. De son côté, Jimmy mène la logistique et la gestion d’entreprise, tandis que Joël assure le service à la clientèle et les abonnements.

Malgré cette répartition des tâches, cette famille collabore comme une vraie équipe : « Nous nous partageons les tâches ; si l’un est occupé, l’autre prend la relève. On ne laisse pas des tâches trainer, même si nous avons de méthodes de travail différentes ».

Défis et récompenses

Ces entrepreneurs travaillants et perfectionnistes avaient, d’ailleurs, chacun déjà goûté à l’entrepreneuriat. Ils savent qu’ils ont le défi de former le public non seulement en leur informant que le service existe et que c’est important de laver ses bacs en toute sécurité pour soi et pour l’environnement, mais aussi en communiquant qu’il ne s’agit pas d’un service gratuit prêté par les villes, ce que certains croient à tort.

Pour les frères Prud’homme, la meilleure récompense est la satisfaction de leur clientèle… De remarquer que le travail est tellement bien fait, que les clients sortent parfois les rencontrer juste pour voir comme cela se fait : « Les bacs sont laissés tellement propres que certains pensent qu’on change les bacs carrément. Ils deviennent comme neufs ».

L’important, c’est d’apprendre
    • Foncer, ne pas craindre l’échec, car tout est une expérience.
    • Croire à son projet, toute en mettant les heures nécessaires.

Voilà ce que les frères Prud’homme recommanderaient aux entrepreneurs en herbe. Ils sont d’ailleurs reconnaissants de l’aide financière reçue de la part du FEMontérégie au début de leur aventure, ainsi que des conseils et de la mise en contact avec des investisseurs potentiels dont ils bénéficient toujours.

N’hésitez donc pas à essayer leur service de lavage de bacs à domicile. C’est la période d’abonnements !

Famille Parcékilib 2024
ESPÍRITU EMPRESARIAL

Parkour et Ninja Warrior : “Plus accessibles qu’on ne le pense”, et maintenant en Montérégie !

Contraire à la croyance populaire, le Parkour est une discipline sportive pour tout le monde. Oui… le Parkour, appelé par certains « course libre » et dont on voit les « traceurs » sauter de mur en mur, est adapté pour vous et pour moi ; autant pour ceux qui s’entrainent assidument que pour ceux qui ne bougent que très rarement. Seule condition ? Avoir envie d’apprendre et de repousser ses limites.

Et voilà où réside la beauté du Parkour ! Au-delà du défi physique, il y a le dépassement de l’esprit. Mais pourquoi alors cette image répandue, qui ferait du Parkour presque une question de superhéros ? « La raison est simple. Malheureusement, ce qui attire les gens ou qui devient viral si l’on veut, ce sont les grandes prouesses, les enchaînements réussis, mais pas le processus qui vient avant… la progression, l’apprentissage, la pratique », ont expliqué Audrey Crevier et Marc-André Marquette, le couple dynamique à la tête du Parc Ékilib à Saint-Jean-sur-Richelieu avec qui nous avons eu un agréable entretien.

Le Parkour, c’est quoi ?

C’est l’art de se déplacer dans son environnement immédiat, que celui-ci soit rural ou urbain, en surmontant ou en contournant sécuritairement les obstacles (tout ce qui se présente devant nous). Les habiletés déployées par les assidus de cette « course à obstacles » et qui semblent si naturelles sont le résultat de la pratique : la répétition des mouvements enchaînés qui permettent d’avancer malgré les barrières rencontrées et la méconnaissance de ce qui s’en suit.

Une activité physique qui nous prépare sans doute à faire du même dans notre vie quotidienne, parsemée des défis qui augmentent rapidement nos niveaux de stress puis d’anxiété. Le Parkour est donc source de bien-être général et d’estime de soi, ce qui est à la base de la mission du Parc Ékilib : aider les gens à évoluer et surmonter leurs propres barrières.

En quoi consiste le Ninja Warrior ?

Au contraire du Parkour, le Ninja Warrior exige une meilleure condition physique. Marc-André, pratiquant et coach de deux disciplines, recommande de commencer son entrainement par le Parkour afin de développer sa force et son endurance, spécialement dans les bras, puisque le Ninja Warrior, qui a gagné en popularité grâce aux émissions télé du même nom, met l’accent sur les obstacles à hauteur.

D’ailleurs, l’agilité et l’équilibre sont des facultés qui s’estompent lorsqu’elles ne sont pas cultivées. Or, le Ninja Warrior et le Parkour contribuent à les maintenir et à les renforcer. Une raison de plus pour fréquenter le Parc Ékilib.

Un lieu qu’on attendait en Montérégie… sans le savoir

« On n’avait pas ce genre de chose là ici », ou bien « Il nous manquait quelque chose comme ça, pour la famille » sont des commentaires entendus avec une certaine fréquence par les gestionnaires du Parc Ékilib, ce grand centre sportif intérieur urbain de Parkour et de Ninja Warrior qui est venu changer la vie de la région et plus particulièrement des familles de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Petits et grands peuvent s’adonner à la pratique sportive de ces deux disciplines ou tout simplement s’amuser. Le Parc offre 3 zones (Parkour, Ninja Warrior et Jeunesse) et une panoplie d’options dont :

      • Les cours de différents niveaux que ce soient pour les individus selon l’âge ou pour les familles des enfants de 5 à 10 ans ;
      • L’accès libre pour ceux qui veulent avoir du plaisir et bouger sans engagement, tout en ayant la possibilité d’être assistés au besoin ;
      • Et même les fêtes d’enfants et les groupes scolaires !

Vu le succès du centre et le grand achalandage pendant les fins de semaine et les journées pédagogiques, Audrey suggère à tous ceux qui peuvent planifier leur visite de réserver en ligne. « Les clients walk-in sont également les bienvenus ! », a-t-elle précisé.

Bien que la pratique de ces disciplines comporte des risques, la sécurité est, bien entendu, l’une des priorités du Parc Ékilib : non seulement les installations sont adaptées pour répondre à ce besoin, mais aussi les instructeurs sont adéquatement entrainés et ont suivi des cours de sécurité et en premiers soins.

Cofondateurs passionnés

S’adonnant au Parkour depuis 20 ans, Marc-André avait le rêve de pouvoir le pratiquer pendant toute l’année et d’offrir à d’autres personnes la même possibilité. Afin de soutenir son rêve, Audrey est devenue la gestionnaire intrépide derrière le succès de l’entreprise, responsable surtout de la communication numérique et du développement des affaires. Elle, qui n’avait jamais tenté le Parkour, en profite maintenant pour l’apprendre à côté de ses clients.

Les cofondateurs du Parc Ékilib sont, tous les deux, issus du domaine audiovisuel, une expertise qu’ils investissent dans leur compagnie.

D’un côté, Audrey est photographe professionnelle depuis deux décennies. Ce travail lui a d’ailleurs permis de se créer un important réseau de contacts, qui a été d’une grande aide pour le démarrage de l’entreprise. Et c’est en partie en raison de son expérience comme travailleuse autonome qu’elle a toujours su qu’elle se lancerait un jour en affaires.

D’un autre côté, Marc-André est un vidéaste chevronné. Aujourd’hui, il est le principal coach et entraineur de deux disciplines sportives au Parc Ékilib, et le responsable de la comptabilité et de la publicité.

Défis de l’entrepreneuriat

Les cofondateurs unissent leurs forces pour la réussite de leur projet entrepreneurial dans lequel participent également les filles d’Audrey, qui ont 16 et 13 ans.

Une expérience qui les confronte quotidiennement au défi de concilier travail et famille. Ils ont ainsi adopté des stratégies comme une meilleure gestion du temps et l’embauche d’employés pour retrouver l’équilibre.

Le marketing est aussi un défi pour le couple d’entrepreneurs, qui apprend à jongler avec les différentes activités promotionnelles pour faire connaitre le centre sportif.

Le retour des clients : gage de réussite

« Ma paye, c’est de voir les clients heureux et de les entendre dire : “Merci pour ça. J’ai réussi, je me suis dépassé ! Ils partent fiers de leurs réussites” », a commenté Audrey.

« Ma plus grande fierté, c’est d’avoir converti des gens qui sont venus pour faire du Ninja Warrior au Parkour, qui est moins connu. Ils finissent par vraiment l’apprécier », a rajouté Marc-André.

Les partenaires et les alliés du projet Ékilib

Aménagé dans le Carrefour Richelieu, le Parc Ékilib a ouvert ses portes le 16 septembre 2023 grâce au soutien de ses nombreux partenaires et alliés parmi lesquels on retrouve :

      • La Ruche Montérégie, qui leur a permis de ramasser 50 000 $ avec du financement participatif ;
      • Tourisme Montérégie qui leur a accordé une subvention financière ;
      • Le Fonds d’Emprunt Montérégie: « Eric Gosselin nous a donné un énorme coup de main avec ses conseils précieux et son soutien dans l’élaboration de notre plan d’affaires, qui a convaincu les prêteurs de financer le projet » ;
      • La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, un partenaire clé du projet, plus précisément avec l’accompagnement constant de Julie Lacoste, conseillère au développement économique.

Une aide certainement appréciée par les cofondateurs du Parc Ékilib : « Bien s’entourer est crucial. Il y a tellement d’organismes et des programmes qui font la différence pour démarrer une entreprise au Québec comme ceux de nos partenaires, et il faut en parler. Et si tu crois vraiment à ton projet et que tu as fait une bonne étude de marché, même si tu pars à zéro comme nous, tu peux y arriver. Dans notre cas, on n’avait pas d’argent de côté ».

Depuis le 4 avril dernier, ils sont, de plus, lauréats au niveau local OSEntreprendre du volet Création d’entreprise. Nous leur souhaitons bonne chance pour le niveau régional !

Découvrez donc ce parc sportif sans égal. Seul, en famille ou entre amis, ça vaut le coup ! Il est habituellement ouvert 7/7.

Et ne ratez pas le Parc Ékilib Mobile pendant l’été, ou encore les inscriptions déjà ouvertes pour le camp de jour adressé aux enfants de 8 à 13 ans.

Bon défi !

Développement de produit FEM
ESPÍRITU EMPRESARIAL

Développement de produit : mode d’emploi

Le développement d’un nouveau produit est un processus complexe qui va de l’idée à sa mise en marché. Il s’agit d’un processus qui requiert temps et ressources, et dont le succès est incertain. Néanmoins, lorsque celui-ci porte les fruits recherchés, cela peut changer à jamais la vie du concepteur/entrepreneur qui a osé se lancer dans cette aventure qu’est la création.

Nous nous sommes entretenues avec Ximena Castro, notre conseillère en développement entrepreneurial au Fonds d’Emprunt Montérégie. Possédant un baccalauréat en design industriel et un vaste savoir-faire en développement de produits, elle a accepté de répondre à nos questions afin de mieux comprendre ce qu’implique le développement d’un produit. Nous nous attarderons spécialement sur ce qui concerne la création d’un produit comme tel, soit de la conception à la production du prototype.

Quelles sont les étapes de développement d’un produit ?

D’abord, lorsque nous parlons de développement de produit, nous nous référons à un processus continu — ou système plutôt qu’à des étapes séquentielles. Dans ce sens, on saute, au besoin, d’une composante à l’autre selon ce qui se retrouve en face de toi en tant que développeur de produit. Par exemple :

    • Ce que tu as confirmé ou non par rapport au produit en lien avec sa forme, le matériau choisi ou la manière dont l’utilisateur en fait usage ;
    • Les conséquences face au changement de certaines variables externes comme la disponibilité d’une matière première ou l’accessibilité à la technique de production appliquée.

Il vaut la peine de mentionner aussi que dans le design de produits l’innovation est un aspect important : soit tu crées un objet qui est réellement nouveau, soit tu fais des améliorations à des produits déjà existants, ce qui est plus courant.

Quelles seraient donc les composantes — ou pas si l’on veut — de ce processus continu qu’est le développement de produits ?

En réalité, c’est très proche du lancement (ou création) d’une entreprise. Tout commence par un besoin à combler et il faut le préciser le plus possible :

    • Quel est le besoin de base qui serait comblé ?
    • Ce produit ou objet, satisferait-il d’autres besoins ?
    • Qui a ce besoin ? Par exemple, le produit s’adresserait-il à des enfants ou à des hommes d’un certain âge ?

Et c’est à ce moment-là qu’on fait un brainstorming afin d’identifier des solutions alternatives qui existent ou qui pourraient être proposées pour combler ce même besoin. Cette analyse permet non seulement de réfléchir au marché sinon aux différentes variables qui pourraient influencer la création du produit, telle que les dimensions ou la forme.

C’est le début d’une sorte de tri de ce qui nous est venu en tête au moment d’avoir l’idée… Cela aide à écarter des possibilités ou à en ajouter d’autres auxquelles on n’avait pas pensé.

Il faut aussi considérer ce que j’appellerais les orientations. Si je suis spécialiste dans une technique de production particulière et c’est ça qui était à l’origine de mon idée, cette technique va forcément guider le développement du produit et va supposer certaines contraintes qui y sont liées, p. ex., les ressources nécessaires à ce type de production (machinerie ou autre) ou les matériaux qui vont avec.

Alors, si je suis une artisane maroquinière et que je veux créer, disons, un sac à dos, ma technique va influencer le tout. Non seulement le sac comme tel en raison du cuir, son apparence, sa souplesse, etc., sinon également sa production en tenant compte de l’approvisionnement de cette matière première, des matériels requis pour la travailler, ainsi que des procédures propres à cette spécialité.

On peut aussi construire des maquettes qui nous permettraient de tester nous idées ou théories au fur et à mesure qu’on avance dans la conception… Cette maquette peut se faire parfois dans un matériau totalement différent de celui qui sera utilisé pour développer le vrai produit, et cela peut concerner l’objet au complet ou seulement une partie, dépendamment de ce qu’on souhaite vérifier.

Pour continuer avec notre exemple du sac à dos, je pourrais élaborer une maquette en papier dans le but de confirmer si les mesures auxquelles j’avais pensé conviennent réellement selon le but de cet objet ou de l’utilisateur visé.

Il y a également le plan technique (en 2D) qui sera la base de notre modèle (en 3D). Sur ce plan, on considère les différentes faces de l’objet, leurs mesures, les matériaux des différentes composantes, leurs couleurs, etc.

Ensuite, on développe le prototype, soit le modèle original qui précède la production en série, avec les caractéristiques choisies… Si cela ne fonctionne pas, on revient sur certains pas, souvent sur le plan technique, et ainsi de suite jusqu’à ce que notre prototype ET la production soient satisfaisants pour plusieurs facteurs tels que :

    • Délais de production ;
    • Coûts ;
    • Ressources nécessaires ;
    • Et résultat final, évidemment.

Précisons également que tout ce processus implique des recherches, et ce de façon transversale, par exemple, sur des possibles fournisseurs, les matières premières, les concurrents potentiels, etc.

Après, la mise en marché agit comme une sorte de test réel qui nous permettra de vérifier nos hypothèses à une échelle plus grande. Et l’on revisite autres composantes (ou étapes) au besoin pour modifier, améliorer ou même éliminer le produit si cela n’a pas donné les résultats escomptés.

Il y a, bien sûr, le marketing et la commercialisation, mais le développement du produit comme tel est compris dans les pas expliqués précédemment. En bref :

    • L’idée/le besoin
    • Brainstorming: solutions possibles ou alternatives pour combler ce besoin, y compris une analyse du marché et la considération de différentes variables (matériaux, production, utilisateur ciblé, etc.)
    • Orientations : y a-t-il une variable qui guide ou impose de contraintes sur le développement de mon produit ?
    • Maquettes totales ou partielles.
    • Recherches variées afin d’obtenir ou de confirmer certaines informations ou hypothèses. Cet aspect influence fréquemment la prise de décisions.
    • Plan technique en 2D.
    • Développement du prototype en 3D, y compris ce qui exige la production.
Si je dois confier la production de mon nouveau produit à un tiers, devrais-je intervenir ou devrais-je plutôt le laisser faire en me concentrant sur le résultat final ?

Il est très important de garder le contrôle sur son produit, en cas contraire, tu es en train de céder ton pouvoir sur ta création. Dans ce sens, il est essentiel de :

    • Savoir exactement comment cela se passe en détail dans la production ;
    • Avoir une communication étroite avec la personne ou l’équipe qui fait la production.

Parfois, il y a aussi des moules ou des outils spécifiques au développement d’un nouveau produit, et cela entraine des coûts. Dans certains cas, c’est le concepteur qui les assume ; dans d’autres, c’est le producteur (fréquemment grâce à une entente garantissant qu’il aura le contrat de production en série une fois que le prototype sera approuvé).

Comment puis-je protéger mon idée ?

Dans le milieu du design industriel, on dit souvent qu’une idée n’appartient à personne. Tout se joue dans le développement de l’idée, dans le fait de prendre ce concept et de le transformer en quelque chose de tangible.

À partir du moment où quelqu’un d’autre prend ton produit et introduit une modification ou une amélioration, ce n’est plus techniquement ton produit. C’est alors une question complexe.

Ce n’est pas mon champ d’expertise, et il y a de professionnels spécialisés tels que des avocats en matière de protection de propriété intellectuelle que ce soit pour des inventions, des innovations techniques ou un dessin industriel.

Mais, je pourrais dire qu’il existe plusieurs façons de se protéger :

  1. Il faut bien se renseigner sur ses fournisseurs potentiels et idéalement avoir de bonnes références, notamment sur celui qui sera responsable de la production. Souvent, les fabricants ne sont intéressés qu’à leur métier, et les autres aspects de la commercialisation d’un produit ne les attirent pas. Offrir une entente de production pourrait être une façon de consolider la relation, et faire signer un contrat de confidentialité serait aussi une bonne mesure.
  2. Engager l’expert comme employé, en ayant un contrat qui dit que toute création ou tout développement appartient à l’employeur. Par exemple, si j’ai une idée pour créer une ligne de maquillage, mais je ne suis pas chimiste, je dois embaucher quelqu’un avec cette spécialité pour m’aider à concrétiser mon produit.
  3. Lorsque possible, ne pas dévoiler toute l’information. Quand plusieurs fabricants interviennent dans la chaîne de production, tu peux garder pour toi certains éléments qu’il n’est pas indispensable de faire connaître.

 

Pour revenir à l’exemple du sac à dos, si les différents éléments sont produits avec des fournisseurs variés : fermetures éclair, attaches, maroquinerie, ainsi que l’assemblage, je ne suis pas nécessairement obligée de partager toute l’information avec les fabricants, sauf peut-être avec l’assembleur. Mais cela me permet de garder un certain contrôle sur le savoir-faire (know-how) de mon produit.

Mais, à la longue, rien n’empêche que ces fournisseurs ou employés, voire un utilisateur ou une compagnie dans le même domaine d’activité, prennent le produit et fassent des améliorations. En fait, il existe ce qu’on appelle des « améliorations brevetées », ce qui est considéré comme une nouvelle version du produit existant.

Cela arrive souvent, même aux grandes marques. De là, l’importance du marketing et du positionnement de la marque — et du produit — dans son marché cible.

Est-ce que le processus de développement d’un service est le même que celui d’un produit tangible ?

À la base, on pourrait dire que cela se ressemble. De manière générale, pour créer un produit, on se centre sur la manufacture (matériaux, main d’œuvre, coûts de production, forme et design), tandis que pour créer un service on est axé sur les ressources humaines, l’expertise et/ou les connaissances.

Souvent, des services impliquent une manufacture à l’arrière, soit la modification (valeur ajoutée) sur quelque chose de concret (un moyen), par exemple, sur un logiciel dans le cas des services dans le secteur des technologies de l’information.

À ton avis, quelles sont les erreurs les plus fréquentes lors du développement d’un produit ?

Dans mon expérience, j’ai identifié deux faux pas qui sont récurrents :

  1. De croire que son idée est unique : il faut regarder autour et comprendre qu’on peut toujours améliorer des produits existants ou que quelqu’un d’autre pourrait être en train de développer une idée/produit semblable. Il y a des aspects importants à ne pas perdre de vue dans le cycle de vie d’un produit, en particulier l’utilisateur et le marketing, y compris la façon de communiquer mon produit à cet utilisateur-là.
  2. Sous-estimer l’utilisateur ou présumer que je connais sa façon d’agir ou de penser. Parfois, le concepteur se complique trop dans la manière de voir et de développer son produit, tandis que l’utilisateur a une approche simple, ou il peut nous surprendre et percevoir ou utiliser le produit d’une forme différente de ce à quoi on s’attendait.
Aurais-tu un conseil à donner aux lecteurs qui voudraient développer un produit ?

Ma suggestion serait de bien définir le besoin, c’est-à-dire de savoir exactement ce que je veux accomplir avec mon produit. Une fois que c’est clarifié, de considérer l’impact que cette innovation (nouveau produit ou amélioration d’un produit existant) aura sur l’environnement. Je ne parle pas seulement de l’aspect écologique, sinon culturel, socioéconomique, et j’en passe. Et aussi de considérer comment il va affecter la vie de l’utilisateur/consommateur et de son entourage.

Comme créateurs nous avons une responsabilité et il est essentiel de se questionner sur les implications éthiques de ce que nous créons.

Pour bénéficier de l’expérience de Ximena, n’hésitez pas à faire appel à son accompagnement, autant pour le design de vos produits que pour les autres éléments de leur mise en marché, leur prix de revient et une foule d’autres détails. Vous pouvez lui parler à conseillère@femonteregie.ca.

Ximena Castro – Conseillère au développemnt entrepreneurial FEM
Les coulisses du Fonds

Les coulisses du Fonds : Ximena Castro

Empathique et discrète, Ximena est une conseillère en entrepreneuriat aux compétences diverses. Elle possède un baccalauréat en design industriel et un vaste savoir-faire en développement de produits, ce qui lui a permis de maitriser tout ce qui touche à la chaine de production, tels les fournisseurs, les coûts et l’analyse des tendances du marché. Tout au long de ses nombreuses expériences, elle a aussi agi comme directrice de ventes et de développement des affaires, et excellé en service à la clientèle. Entre autres, elle détient un certificat en administration de HEC Montréal, axé en gestion d’entreprises et en gestion de projets, ainsi que plusieurs formations en entrepreneuriat.

D’ailleurs, elle a été elle-même entrepreneure dans le domaine de la production de meubles de bureau et cofondatrice d’un OBNL offrant un espace ludique et des ateliers pour favoriser le développement moteur des tout-petits. Grâce à ce vécu, elle comprend bien les défis de l’entrepreneuriat, dont l’importance d’un sain équilibre entre vie personnelle et travail, et peut maintenant réinvestir ses apprentissages et ses connaissances dans son rôle d’accompagnement auprès des entrepreneurs du Fonds.

À l’automne 2022, Ximena a décidé qu’il était temps de combler son désir de s’impliquer socialement ! Elle a quitté son travail en tant que gestionnaire de projets et coordonnatrice à la production d’une compagnie montréalaise ayant plusieurs succursales et a emprunté une nouvelle voie en relevant le défi de joindre l’équipe du FEMontérégie. L’entrepreneuriat était depuis longtemps une cause qui lui était chère : elle a été membre de notre CA en 2013 et du Comité de prêts de 2013 à 2018.

Engagée dans le succès des entrepreneurs qu’elle soutient, Ximena aime contribuer à l’accomplissement de leurs rêves. Son approche est d’inciter, dans un climat de confiance et d’écoute, la réflexion d’équipe afin d’assurer des projets viables et rentables.

Puisque sa passion première est le design, pendant ses temps libres, elle continue à concevoir des produits dont elle apprécie particulièrement le rapport entre beauté et fonction, ainsi que la capacité d’un objet à conditionner le comportement des gens ou à faciliter l’appropriation d’un espace. La photographie, le bricolage, le feng shui et la décoration intérieure se trouvent aussi entre ses passe-temps préférés.

Prévisions financières 2024
VIDA DE EMPRESARIO

Prévisions financières 2024 :

 

Les petites entreprises québécoises, à quoi peuvent-elles s’attendre ?

« Que nous réserve cette nouvelle année ? Qu’est-ce qui s’en vient pour les entrepreneurs et gens d’affaires du Québec ? », voilà les questions lancées par la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu (CCIHR) et qui ont été répondues par l’Économiste Hendrix Vachon[1], lors du dîner Grande Rencontre Desjardins, le jeudi 25 janvier dernier, à la Corporation du Fort St-Jean.

Notre équipe au Fonds d’Emprunt Montérégie est assistée à cet évènement où il a été question des prévisions sur la croissance économique mondiale, américaine et québécoise et de principaux enjeux économiques actuels, ainsi que de leur impact sur les petites entreprises d’ici.   

Quelles sont les principales prévisions financières pour l’année 2024 ?

1. 2024 sera marquée par une économie mondiale plus faible que celle de 2023.

Particulièrement aux États-Unis, une économie qui affecte directement la nôtre en raison de son rôle de principal partenaire économique et financier. On ne parle pas ici d’une récession, mais d’un atterrissage en douceur, c’est-à-dire qu’il y aura plutôt un ralentissement de l’économie. Ceci signifie que probablement la croissance de l’économie canadienne se limitera à environ 1 % et celle des États-Unis à 2 % pendant l’année 2024.

Néanmoins, aux États-Unis et dans certains pays, il y a des compagnies technologiques, notamment celles reliées à l’intelligence artificielle (Open AI, Meta, Google, Microsoft, etc.), qui mènent à l’heure actuelle le bal dans les bourses. La performance de ces compagnies est tellement bonne et soutenue que cela fait en sorte que l’ensemble de l’économie américaine ait tendance à tirer vers le haut.

2. Les taux d’intérêt vont baisser.

Les banques centrales des pays, dont le Canada, commenceront probablement à baisser leur taux directeur d’ici l’été. Pour préciser, le taux directeur aussi appelé taux du financement à un jour « est le principal outil utilisé par la Banque du Canada pour maîtriser l’inflation […] et influe sur de nombreux taux d’intérêt qui ont de l’importance pour les Canadiens comme :

      • le taux préférentiel des banques commerciales (pratiqué sur des prêts comme les prêts hypothécaires et les lignes de crédit*) ;
      • les taux d’intérêt sur les dépôts, les certificats de placement garanti et d’autres produits d’épargne.[2] »

M. Vachon a également précisé qu’au Canada les taux ne devraient pas diminuer avant la fin du printemps, voire le milieu de l’été. La banque centrale du Canada applique généralement une approche prudente vu que notre économie est plus petite que celle des États-Unis.

Tout cela à condition que l’Inflation continue à baisser. Dans le cas contraire, la Banque du Canada sera obligée d’ajuster le taux à la hausse pour redresser la situation. Cela comporte le risque que l’économie tombe en récession.

Si la banque centrale du pays décide, malgré la baisse de l’inflation, de maintenir une approche prudente et par conséquent le taux directeur actuel, cela pourrait aussi avoir des effets négatifs sur l’ensemble de l’économie canadienne.

Facteurs qui influenceront le risque en 2024

    • Démographie : la croissance de la population canadienne a été fulgurante dans les dernières années presque exclusivement grâce à l’immigration, puisque la croissance naturelle, soit celle attribuable aux naissances, a été négligeable.

Cette réalité a permis, en grande partie, de soutenir la demande à la consommation et dans le marché locatif. Si cela changeait trop brusquement, l’équilibre entre l’offre et la demande risquerait de se voir affecté à court terme. Il y aurait donc des variables macroéconomiques qui devraient s’ajuster plus rapidement.

    • Instabilité financière : du côté des investisseurs, il existe un risque d’instabilité financière. Selon M. Vachon, malgré le fait d’avoir a été épargnés en 2023, puisqu’il n’y a pas eu de fluctuations importantes en bourse, on n’est pas à l’abri de plus grandes perturbations financières cette année dues au ralentissement économique.
    • Instabilité politique et géopolitique : il y a aussi un risque d’augmentation de l’instabilité géopolitique à cause des guerres en Ukraine, et entre le Hamas et Israël, ainsi qu’aux tensions des pays occidentaux avec la Chine et la Corée du Nord. À cela s’ajoutent les répercussions politiques des élections américaines en novembre prochain. Par exemple, si le candidat républicain est réélu, tout comme lors de son dernier passage à la Maison-Blanche l’économie mondiale en deviendrait instable, augmentant les risques sur les différents marchés. D’ailleurs, le coût déjà en hausse des denrées et du transport est un exemple concret des conséquences causées par la rencontre des variables géopolitiques et de l’inflation.

En résumé, les économistes prévoient que les taux d’intérêt peuvent diminuer durant l’année 2024 et soutenir ainsi une certaine reprise économique. Néanmoins, nous sommes dans un environnement qui est encore assez incertain et qui comporte des risques importants.

 
De l’espoir malgré tout

D’un autre côté, comme l’a expliqué Jimmy Jean (en entrevue à La Presse), économiste en chef de Desjardins, la solidité de l’économie américaine a joué un rôle important dans le rebond de l’économie de ce côté de la frontière au quatrième trimestre de 2023, en soutenant les exportations de biens.

Selon M. Jean, si la tendance se maintient, le taux directeur de la Banque du Canada pourrait baisser six fois cette année et cinq autres en 2025 pour le ramener à 2,5 %.

Le début hâtif des baisses du taux directeur serait alors une façon de contrer le ralentissement économique, voire la possibilité d’une récession.

Pour les petites entreprises et les solopreneurs, cela signifie que les prêts, les lignes de crédit et même les cartes de crédit d’entreprise diminueront leurs taux d’intérêt ; les investissements seront donc moins chers et moins risqués.

 
Quoi faire cette année en attendant la baisse des taux d’intérêt ?

D’ailleurs, la Banque de développement du Canada — BDC —[3] conseille aux PME de mieux se préparer : améliorer leur efficacité opérationnelle et maintenir leur rentabilité. En lignes générales, il s’agit de revoir les processus et les procédures de sa compagnie pour mieux s’adapter aux défis du début d’année et pouvoir être prêt pour la relance prévue de fin d’année.

En somme, la BDC propose d’appliquer l’approche suivante :

  1. Observer ce qui se passe à l’externe : Considérez les tendances de la clientèle, du marché et celles relatives aux partenaires.
  2. Définir vos objectifs stratégiques en conséquence : déterminez votre capacité actuelle (niveaux de salaires, etc.), ainsi que vos cibles pour l’année. Avez-vous d’autres projets ? Pensez à quoi changer pour atteindre vos objectifs et consignez tout cela.
  3. Examiner la structure de votre équipe : révisez la structure de votre entreprise, la configuration de votre équipe et leurs compétences.
  1. Examiner vos opérations et vos processus : vérifiez toutes vos opérations et tous vos processus dans le but de les optimiser et de les rendre plus efficaces et efficients.
  2. Former votre personnel : trouvez des formations et inscrivez-y vos employés et vous-même. Le tout, en concordance avec votre plan annuel, qui doit être aussi adapté à ce qui se passe en dehors de votre compagnie.
Autres astuces :
  • Tenir compte des possibles augmentations des coûts et des taux d’intérêt et vous concentrer sur la gestion financière.
  • Se préparer en cas d’une baisse de la demande et développer, par exemple, des campagnes marketing ciblé.
  • Déployer des stratégies pour contrer la pénurie de main-d’œuvre comme utiliser de nouvelles technologies, telles que l’Intelligence artificielle ou de nouveaux équipements.
  • Se concentrer sur la proposition de valeur au personnel. N’oubliez pas que vos gestionnaires sont la clé de la réussite, écoutez-les, appuyez-les, donnez-les des moyens pour réaliser mieux leur travail. Ils sont une ressource de valeur au moment de faire face à de nouveaux défis.

En bref, tirez profit du ralentissement prévu au début de l’année en vous préparant pour le rebondissement de l’économie dans la deuxième partie de 2024.

[1] Détenant un baccalauréat et une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal, M. Vachon exerce comme Économiste principal du Mouvement Desjardins où il travaille depuis presque deux décennies.

[2] Le taux directeur expliqué : https://www.banqueducanada.ca/2022/04/taux-directeur-explique/, publié le 13 avril 2022 et consulté en janvier 2024.

 

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