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ENTREPRENEURIAT

L’ABC de l’économie sociale ou de l’entrepreneuriat collectif

Les entreprises d’économie sociale jouent un rôle essentiel dans la santé économique et sociale de notre société. Entrevue avec l’expert Didier K. Muamba.

FINANCES

L’art de bien gérer son crédit : 5 gestes à ne pas manquer

Tout le monde a entendu dire, au moins une fois, qu’une bonne cote de crédit peut faire la différence entre la réalisation ou l’abandon de ses projets. Mais savez-vous ce que c’est ? Au FEMontérégie, nous avons décidé de faire un survol sur le sujet, question de rafraîchir ces principes d’une grande utilité pour les entrepreneurs et les travailleurs autonomes, chercheurs en soi de leur autonomie financière.  

La cote de crédit est souvent aussi connue comme pointage de crédit, néanmoins, il y a une distinction entre ces deux termes : « Les cotes sont de 1 à 9 et cela qualifie la façon dont nous payons chacun des comptes, par exemple, si nous payons quelques jours en avance, nous avons 1, si nous payons avec 30 jours de retard, nous aurons une cote 2… et 9, c’est quand il y a une agence de recouvrement ou bien s’il y avait un jugement à appliquer sur cette dette », nous a expliqué Hélène Hétu de l’ACEF (Association Coopérative d’Économie Familiale) Rive-Sud de Montréal, située à Longueuil, avec qui nous avons discuté du sujet.  

Quant au pointage de crédit, c’est ce chiffre allant de 300 à 900 qui indique si vous gérez bien ou mal vos dettes. D’ailleurs, ce chiffre est toujours demandé par notre organisme aux entrepreneurs qui désirent accéder à un prêt d’honneur — accordé à la personne — pour aller de l’avant avec leur projet d’entreprise. Puisque nous sommes là pour épauler une clientèle qui se voit refuser des prêts par le système de crédit traditionnel, nous n’exigeons pas un bon pointage, mais regardons plutôt plusieurs facteurs, y compris la viabilité du projet.  

Les bases

Ce pointage est inscrit dans votre dossier de crédit, géré au Canada par les agences d’évaluation du crédit Equifax et TransUnion, et sert aux prêteurs comme indicateur du risque que vous représentez en matière de crédit. Si votre pointage est haut, vous représentez un risque faible, et au contraire, si votre pointage est faible, vous représentez un risque élevé. Ce chiffre est donc pris en compte, entre autres, pour établir votre limite de crédit, votre taux d’intérêt, et même pour vous louer un logement ou vous embaucher. 

Les bons gestes de la gestion de vos dettes 
    • Payez à 100 % le solde avant la date d’échéance, vous avez habituellement 21 jours pour payer sans que cela entraîne des intérêts. Si vous ne pouvez pas payer la totalité de votre solde, faites le paiement minimal avant la date indiquée (dans les 30 jours). Si un paiement minimal n’est pas possible, appelez l’émetteur de crédit pour arriver à une entente. 
    • Gardez l’utilisation de votre crédit disponible en deçà de 35 %, ce qui démontre que vous ne vivez pas au-dessus de vos moyens. Par exemple, si vous avez une limite de 8 000 $ sur vos cartes de crédit et une marge de crédit de 15 000 $, votre crédit total disponible est de 23 000 $. Vous ne devriez donc pas dépenser plus de 8 050 $ (certains disent qu’il est envisageable d’aller jusqu’à 40 % au besoin, ça serait 9 200 $ dans ce cas). 
    • Demandez du crédit seulement lorsqu’il est nécessaire. Chaque fois que vous faites une demande de crédit, cela apparait dans votre dossier de crédit, ce qui affecte votre pointage négativement. Si vous faites trop de demandes durant une courte période, cela donne l’impression que vous cherchez désespérément un prêt. Cependant, si vous magasinez pour un prêt hypothécaire ou un prêt automobile, vous gagneriez à le faire pendant un laps de temps de 1 à 2 semaines, puisque cela pourrait être pris comme une seule interrogation, nom aussi donné aux vérifications de crédit.  
    • Diversifiez vos crédits. Avoir plusieurs types des crédits est avantageux pour votre pointage. Sachez qu’avoir plusieurs cartes de crédit compte comme un seul type de crédit. Si vous avez, par exemple, une marge de crédit, une carte de crédit, ainsi qu’un prêt automobile (tous payés à temps évidemment), cela aide à faire monter le fameux chiffre. Chose curieuse, les comptes avec vos fournisseurs de télécommunications sont aussi pris en considération. 
    • Restez autant que possible avec les mêmes fournisseurs. Cet aspect n’a pas une incidence directe sur votre pointage, mais cela prouve que vous êtes une personne stable et rassure les créanciers potentiels quant à votre fiabilité. 

La consultante budgétaire de l’ACEF Rive-Sud de Montréal conseille de vivre en dessous de ses moyens, c’est-à-dire qu’on mettra au moins 10 % de son revenu de côté (épargne). Pour en arriver là, il est essentiel d’établir un budget et d’en faire un réaménagement périodique afin d’enlever les dépenses superflues. « Le budget, c’est la base de notre vie financière. » 

Pour savoir où vous en êtes, demandez votre dossier de crédit auprès d’Equifax ou de TransUnion, et ce au moins une fois chaque année. Notez que cette interrogation n’aura pas d’impact sur votre pointage, et cela vous donnera l’occasion de corriger des erreurs ou même de déceler des fraudes. Les demandes par la poste sont entièrement gratuites. Il est aussi possible d’en faire la demande sur Internet moyennant des frais, mais il faut faire attention aux abonnements cachés ! « Souvent, des personnes nous rapportent avoir simplement demandé leur dossier de crédit par Internet et oups, sur leur carte de crédit des frais mensuels sont chargés, car, sans le savoir, ils ont pris un abonnement ! », a précisé Hélène Hétu. 

En somme, bien gérer sa cote de crédit est un art qui peut s’apprendre. Il s’agit, premièrement, de connaitre les bonnes techniques (les gestes de base ont été décrits ci-dessus), et, deuxièmement, d’être organisé et persévérant comme ces artistes qui s’exigent de travailler quotidiennement, laissant derrière le mythe de la muse, tout en accueillant la discipline. 

FINANCES

Retrouver l’équilibre budgétaire : les 2 astuces clés de Barbara Demers*

Si vous êtes parmi ceux qui ont trop dépensé pendant les vacances d’été et pour la rentrée, vous vous demandez peut-être comment vous en sortir dans ce contexte d’inflation et de quelle façon faire face aux dépenses de fin d’année qui s’approchent. Barbara Demers, fondatrice & spécialiste en bien-être financier de l’Académie de finances personnelles, nous livre ici 2 de ses astuces incontournables pour retrouver l’équilibre budgétaire.

 

1. Faire un budget

Pour maitriser ses finances personnelles, il n’y a rien de plus important que de connaitre son budget. On y met toutes nos dépenses, tout ce qu’on paie afin de déterminer notre coût de vie : le loyer, les assurances, le téléphone, les abonnements, l’épicerie, etc. « Quand c’est juste dans notre tête, on devient mêlé à un moment donné ; quand on l’écrit noir sur blanc, cela devient facile d’identifier nos besoins. »

Ramasser ses factures

Pour des dépenses comme l’épicerie, l’essence et les restaurants, on a rarement le vrai chiffre en tête, et la seule façon de savoir combien cela nous coûte réellement est de ramasser ses factures. Par exemple :

    • On fait l’épicerie aux deux semaines et l’on prévoit qu’à chaque fois cela va nous coûter un montant déterminé. Néanmoins, entre ces deux moments on y retourne pour acheter des choses qui manquent (et qui coûtent beaucoup moins). Les gens ont tendance à ne pas ajouter de petites factures comme celles-ci au total d’épicerie dans leur budget mensuel. Si cela arrive fréquemment, il faudrait alors l’inclure.
    • Pour les restaurants, on prévoit qu’on va payer une certaine somme, mais on oublie souvent de comptabiliser des frais additionnels tels que le café ou le pourboire, on sous-estime ainsi les coûts que cela entraine.
    • On fait des achats dans des magasins de « bas prix » et l’on met dans son panier des choses qui ne sont pas essentielles, mais qui répondent à une envie momentanée. On devrait, cependant, se questionner : en ai-je vraiment besoin ? « L’une de mes clientes se rendait toutes les semaines chez Dollarama avec son garçon de 8 ans et lui offrait de petits jouets lors de chaque visite. Après avoir ramassé ses factures, elle a réalisé qu’elle y dépensait environ 40 $ par semaine. Elle en a parlé donc avec son garçon en lui proposant de prendre seulement les jouets avec lesquels il allait jouer au moins trois jours. Ainsi, elle a commencé à sauver autour de 35 $ par semaine. » Plus de 1 800 $ par année !

En bref, « c’est très puissant de ramasser ses factures et de s’observer en tant que consommateur », on découvre le vrai chiffre, ce qui nous permet de planifier nos dépenses sur une base réaliste. Cela favorise aussi la prise de décisions : soit on intègre la dépense dans notre budget avec son coût réel, soit on la diminue ou on l’élimine.

 

2. Être proactif au lieu de réactif

Il y a des dépenses occasionnelles comme la rentrée scolaire ou les fêtes de fin d’année qui se répètent d’année en année. En sachant que ces évènements s’approchent et qu’on devra débourser de l’argent, il faudrait estimer à l’avance combien cela va nous coûter pour déterminer comment ramasser cette somme-là.

Par exemple, pour Noël, on envisage d’acheter des cadeaux, de recevoir des gens, de louer un chalet… Quand les fêtes arriveront, on pourrait avoir l’argent pour tout payer et éviter le stress financier causé, entre autres, par une utilisation peu judicieuse de la carte de crédit (lorsqu’on ne peut pas payer le solde à 100 % avant la date d’échéance). Dès l’automne, on pourrait penser aux vacances de l’été prochain et prévoir combien d’argent mettre de côté par mois. 

Comment mettre l’argent de côté ?

Il y a essentiellement deux façons de le faire, la première consiste à retirer, chaque semaine ou chaque mois, le montant prévu de son compte bancaire, le placer dans une enveloppe, puis le cacher dans un tiroir. La deuxième, c’est d’avoir un compte bancaire destiné uniquement à cette épargne et de transférer périodiquement le montant prévu. Dans les deux cas, il faudrait ne plus toucher l’argent jusqu’à ce que la dépense occasionnelle arrive.

La meilleure méthode dépendra des préférences de chaque personne et ce qui fonctionne bien pour elle : pour certains, avoir de l’argent dans un compte est synonyme de ressources disponibles à dépenser ; pour d’autres, il n’est pas question de manipuler de l’argent comptant et ils privilégient l’accumulation d’intérêts sur le capital. Quelle que soit la formule choisie pour mettre l’argent de côté, le but serait de payer le plus possible avec son argent sans recourir au crédit.

Voilà donc l’essentiel pour prendre le contrôle de ses finances : connaitre notre coût de vie et épargner pour nos besoins futurs, en évitant le surendettement.

*Après avoir travaillé plus de 20 ans dans les milieux financiers, Barbara Demers s’est donné pour mission, en 2015, d’aider les gens à améliorer leurs finances. C’est ainsi qu’elle a fondé en 2018 l’Académie des finances personnelles dont les formations et les services de coaching transforment les vies financières de nombreux Québécois.
 
VIE D’ENTREPRENEUR

Rentrée : 4 astuces pour un retour au travail réussi

Cela fait deux semaines depuis la rentrée… Et certains sentent déjà une baisse de moral ou une petite déprime. Cela vous dit quelque chose ? C’est que ce changement de rythme — quand on passe des vacances au bureau — affecte bien des gens, qu’ils adorent ou non leur boulot ; qu’ils soient employés, travailleurs autonomes ou entrepreneurs.

Entre autres, la routine modifiée, des objectifs trop ambitieux et le manque de temps pour soi-même perturbent ce retour au travail après l’été. Mais il y a toujours une façon de le faire en douceur. Voici 4 conseils pour vous aider dans cette période d’adaptation qui survient chaque année :

  1. Donnez-vous votre place : pour mitiger l’impact que le stress de la nouvelle quotidienneté apporte, rien de mieux que de se gâter ! Séparez du temps pour vous dans votre horaire, même s’il ne s’agit que de quelques minutes ici et là. Pendant ces petites pauses où vous accordez de microvacances à votre cerveau, vous pourriez :
      • Marcher dehors pour profiter des jours ensoleillés (d’ailleurs, la météo s’annonce particulièrement douce cet automne !)
      • Faire de l’exercice (des étirements ou un peu de yoga suffisent pour maintenir une meilleure posture et avoir plus d’énergie) ;
      • Pratiquer une respiration abdominale profonde afin de stimuler le nerf vague qui gère le système parasympathique, soit la fonction « repos et digestion », et qui nous permet de nous calmer et de réduire le stress (vous trouverez sur Internet différentes techniques avec des tutoriels) ;
      • Méditer — assis ou couché avec les yeux fermés — pour vivre le moment présent (en écoutant, par exemple, des méditations guidées de pleine conscience aussi courtes que 3 minutes sur YouTube ou des pistes de musique tibétaine, amérindienne ou celtique).
  1. Organisez-vous en fonction de vos priorités : lorsque les tâches se sont accumulées et qu’elles s’entassent considérablement, il est difficile d’y voir clair. Prenez le taureau par les cornes en faisant le tri ! Parmi d’autres options intéressantes, nous vous proposons les deux techniques suivantes :
      • Différenciez les tâches urgentes (celles qui ne peuvent pas attendre) des tâches importantes (celles qui sont essentielles pour l’accomplissement de vos objectifs) à l’aide de la matrice d’Eisenhower, un outil qui vous aidera à les classer pour mieux gérer votre temps. Restez à l’affût de notre prochaine capsule vidéo de proximité : Eric Gosselin, notre directeur au FEM, en parlera et donnera des exemples précis pour profiter de cette approche.
      • Mettez en pratique votre capacité à demeurer focalisé, dans le moment présent, tout en privilégiant la réalisation d’un devoir unique au lieu d’exécuter plusieurs tâches simultanément. La technique Pomodoro consiste, en résumé, à se dédier à une seule activité, sans interruptions ni distractions, pendant 25 minutes, et à faire une pause de 5 minutes pour ensuite continuer le travail. Au bout de 4 sessions de 25 minutes, vous prenez 20 ou 30 minutes pour vous reposer, recharger votre énergie et favoriser une meilleure concentration. Cliquez ici pour plus des détails sur cette technique qui améliore la productivité et qui peut être adaptée selon ses préférences.
  1. Gérez les imprévus : suivant l’entropie, selon laquelle tout système fermé tend naturellement vers le désordre (ou devient moins organisé/structuré), nous sommes voués aux « imprévus ». Si l’on croit à la théorie qui dit que la seule façon de « contrer » cette loi de la nature est de fournir de l’énergie et d’ajouter de l’information, pourquoi ne pas incorporer cette formule (efforts + informations) dans notre rôle de leader de petite entreprise ? Par exemple…

 

      • En suivant de près l’évolution de vos projets, pour y mettre plus d’efforts (stratégies, actions ou d’autres ressources) sur ce qui ne semble pas avancer ;
      • En restant à l’affût des tendances de votre secteur d’activité et de l’économie afin de prendre les bonnes décisions au bon moment (de ce fait, vous pourriez même saisir une opportunité d’affaires avant vos compétiteurs) ;
      • En étant flexible comme gestionnaire et comme entreprise (cela demande l’effort de travailler sur vous-même et sur vos capacités d’adaptation et d’improvisation, ainsi que sur vos méthodes de travail qui devraient être définies pour maximiser la productivité, mais assez souples pour réagir vite et faire face aux imprévus).
  1. Appuyez-vous sur votre réseau : « Un peu d’aide fait grand bien. » Ne restez pas tout seul dans votre coin, comptez sur d’autres personnes qui peuvent comprendre votre vécu et votre ressenti. Ainsi, pour parler de ce malaise qui s’installe parfois à l’arrivée de l’automne, ou des défis que vous expérimentez, vous pourriez vous adresser à :
      • Un conseiller entrepreneurial de confiance (au Fonds d’Emprunt Montérégie, vous avez toujours accès au service accompagnement de proximité. Nos conseillers sont à l’écoute et heureux de vous soutenir dans la recherche de solutions adaptées à votre réalité) ;
      • Vos associés ou collaborateurs les plus proches (ne sous-estimez jamais l’importance de votre équipe. Bien s’entourer n’est pas seulement une question de compétences, mais aussi de savoir-être. Une équipe en synergie reste motivée et avance plus rapidement) ;
      • D’autres gestionnaires ayant un niveau de responsabilité similaire au vôtre : discuter avec des personnes qui vivent une expérience semblable à la vôtre peut vous aider à voir les choses d’un point de vue complètement différent. Un groupe de codéveloppement serait l’exemple parfait (un petit groupe de pairs pour s’épauler les uns les autres et réfléchir ensemble en toute confidentialité). Êtes-vous déjà au courant de notre formation CoachingOurselves qui débutera la première semaine d’octobre ? Il est encore temps de vous y inscrire.

  

En bref, vous avez à portée de main les ressources nécessaires pour faire face aux différents défis de la vie d’entrepreneur, y compris ceux liés aux changements de saisons. Tout commence pour un geste de gentillesse : avoir le réflexe de s’écouter et de s’aider soi-même en tant qu’individu. 

COMUNICADOS DE PRENSA

Programme d’apprentissage collaboratif

Programme pour
Leaders et Gestionnaires
Approche de dbcom

dbcom utilise depuis 2014, l’approche d’apprentissage collaboratif de CoachingOurselves. Des

réflexions de groupe entre des pairs sur des thèmes de management et un dialogue approfondi sur les

expériences individuelles qui rehaussent l’apprentissage en milieu de travail.

L’apprentissage collaboratif en management :

dbcom offre un choix de près de 90 sessions de management en français qui se donnent à distance ou en

personne. Un espace d’apprentissage collaboratif en petits groupes qui permet aux participant-e-s d’en

apprendre davantage sur eux-mêmes et sur leurs organisations avec un contenu d’expert-e-s, associé aux

idées et aux meilleures pratiques du groupe. Nous favorisons les organisations qui font partie des

industries de la chimie et des systèmes électroniques.

Une approche inter-organisationnelle :

Profitez de la puissance du partage inter-organisationnel et, potentiellement, des idées interculturelles des

diverses organisations. Les modules thématiques de CoachingOurselves permettent aux participant-e-s

de réfléchir et donner un sens à leurs expériences de travail.

Les participant-e-s peuvent appliquer et adapter les apprentissages de ces sessions dans leurs propres

organisations pour susciter un changement positif.

Comment ça fonctionne ?

● Le programme se compose de quatre sessions de 120 min chacune sur quatre mois

● Les groupes sont composés de 6 participant-e-s de différentes organisations qui partagent un

niveau de responsabilité similaire: leaders et gestionnaires

● Des modules ont été spécialement sélectionnés pour répondre aux principaux défis auxquels ces

groupes de dirigeants sont confrontés dans leur vie au travail

● Chacune des sessions est animée par Daniel Blanchette de dbcom, partenaire certifié

CoachingOurselves depuis 2014

● Nous recommandons un suivi des apprentissages de 30 minutes, environ 2 à 3 semaines après

chacune des quatre sessions (prise en charge par le Fonds d’Emprunt)

Quels en sont les bénéfices?

● Une meilleure compréhension de la façon dont la gestion et le leadership sont exercés à travers un

contenu expert associé avec le partage des pairs et de leurs idées (distinguer et reconnaître)

● Des connexions professionnelles et inter-organisationnelles des relations

● De nouvelles idées d’actions ayant un impact à la fois sur les participants et leurs organisations

● L’approche spéciale de facilitation de dbcom et de Daniel Blanchette permet de rehausser la

synergie, toujours en petits groupes de 4 à 6 personnes

.

Ce programme s’adresse à tous les leaders et les gestionnaires.
Le lancement de la nouvelle cohorte est prévu le 6 octobre

 

Dates et heures proposées : Les premiers jeudis de chaque mois

● Jeudi 6 octobre 2022 de 8h30 à 10h30

● Jeudi 3 novembre 2022 de 8h30 à 10h30

● Jeudi 8 décembre 2022 de 8h30 à 10h30

● Jeudi 13 janvier 2023 de 8h30 à 10h30

Thèmes des sessions

1. L’imputabilité, ADN de la confiance de David Creelman

● Examiner les méthodes pour faire en sorte que l’imputabilité fonctionne.

● Discuter de tentatives infructueuses pour créer de l’imputabilité.

● Comprendre les ambiguïtés inévitables de l’imputabilité.

2. La réflexion de Jonathan Gosling

● Apprendre de vos expériences et de l’expérience des autres à travers la réflexion.

● Comprendre l’importance de la réflexion collective et individuelle dans le travail de

● Trouver des moyens de combiner la réflexion managériale et l’action.

3. Les discussions franches de David Creelman

● Apprendre des techniques pour favoriser les conversations franches.

● Pratiquer des conversations franches.

● Apprécier comment vous pouvez personnellement contribuer à une culture de la franchise.

4. Le «FLASH CODÉV»: Accélérer la réalisation d’objectif et consolider nos compétences de

Nathalie Sabourin

● Consolider nos compétences et apprendre à être plus efficace en trouvant de nouvelles façons

de penser, de ressentir et d’agir grâce à l’échange du groupe.

● Apprendre ensemble et canaliser l’intelligence collective autour d’un projet, un défi ou un

objectif portant sur notre pratique professionnelle.

● Solidifier nos habiletés d’accompagnement : l’écoute, la rétroaction bienveillante, le

questionnement et la réflexion sur la pratique grâce au codéveloppement.

Pour plus de détails sur le programme et notre approche: Contactez Daniel Blanchette à

daniel@dbcom.ca ou 514 705-8882

VIE D’ENTREPRENEUR

Journal estival d’une entrepreneure en questionnement*

*Ce texte a été écrit par l’une de nos entrepreneures du FEM, qui a voulu garder l’anonymat. Elle souhaitait partager son ressenti avec d’autres entrepreneures et entrepreneurs qui pourraient vivre aussi avec une certaine anxiété ce changement de rythme qui vient avec l’été et se poursuit avec l’arrivée de l’automne.

 

Je suis une femme portant plusieurs manteaux. Ceux de mère, conjointe, professionnelle et entrepreneure. Ce dernier me couvre parfois confortablement, m’inspire ; d’autres fois, il m’étouffe, me fatigue ; ou encore, ce manteau semble revêtu à l’intérieur d’un tissu froid, peu accueillant. La transition entre l’été et l’automne, voilà ce qui parait facile et naturel, mais qui s’avère, chaque année, un défi de taille ! Pour l’illustrer, laissez-moi me raconter…

C’est l’été, enfin ! Les enfants ont fini l’année scolaire et sont à la maison. Le plus petit s’en va au camp de jour pour quatre semaines. Hourra ! J’ai eu la place ! Il est content, il pratiquera le sport qu’il voulait. Par contre, mon adolescent reste, comme toujours, accroché à son cellulaire, enfermé dans sa chambre, malgré les rayons de soleil qui se faufilent parmi les rideaux et ma voix qui l’anime à sortir faire une marche ou à partager avec ses amis.

Dehors, les piscines sont ouvertes, la verdure règne et les gens sourient plus souvent. Dans mon bureau, mes cahiers sont remplis des notes, les notifications des courriels retentissent sans arrêt et il y a un tas de travail à faire. Je me sens presque prise au dépourvu par ces beaux temps. J’ai l’impression que je n’ai pas fait assez pendant l’hiver ni le printemps. Et ce, même si j’en ai fait beaucoup !

Je me dis que je vais profiter pleinement de ces semaines où mon garçon sera occupé. Je m’organise, je prépare ses lunchs à l’avance, je dresse ma liste de priorités, puis je me dis qu’au pire, en juillet, je donnerai 110 % de mon énergie au boulot et lorsqu’il sera à la maison, je travaillerai au ralenti, avec l’appui de mon conjoint et associé, qui fera de même.

Ça débute bien, comme prévu. Or, quelques jours après, la COVID-19 s’installe chez nous sans s’annoncer. Gracieuseté du camp de jour ! Le tristement célèbre virus fait le tour de la maison : on a tous des symptômes plus ou moins dérangeants, rien de grave heureusement. Moi, la dernière à me rétablir avec une toux et une fatigue qui durent des semaines.

Je travaille quand même doucement. J’avance, mais la concentration me manque, mon énergie s’évapore ; j’ai grandement besoin d’un repos !

Je me questionne même sur ma vie d’entrepreneure… Est-ce que c’est sensé ? Ai-je visé trop loin ? Pourrais-je un jour avoir un vrai équilibre ? Devrais-je changer de carrière ? Quelque chose de moins angoissant ? Mais je sais bien que le stress vient de moi, et pas nécessairement de mon job. C’est plutôt ma façon d’être… je parle de ce sens de responsabilité qui me fait sentir très, mais très mal à l’aise quand je dois revoir un échéancier ; ce trou dans la poitrine quand je crois que le rendu final n’est peut-être pas à la hauteur.

Je parle de cette pression qu’on éprouve sur ses épaules lorsqu’on est à la tête d’une jeune entreprise et qu’on manque des collaborateurs avec le bon profil. On se retrouve à être le seul à pouvoir livrer un produit avec la qualité que son client espère. Au mépris de cet engagement qui affecte ma sérénité, la fatigue accumulée l’emporte sur le To-Do List.

Pour m’évader, rien de mieux que regarder la dernière saison de Stranger Things qui m’attend sur Netflix. Je ne veux que lire ces bouquins qui patientent sur ma Kindle et apprendre davantage sur ces autres sujets qui me passionnent et qui n’ont rien à voir avec mon métier. J’ai le goût de préparer un beau souper pour ma famille, faire une promenade parmi les arbres, et méditer. Ce que je ne veux pas faire maintenant, ou plutôt, ce que je suis incapable de faire, c’est de travailler… Même si ça m’arrive de faire plusieurs fois mes tâches dans ma tête (ça semble si facile, mais mon corps ne suit pas).

J’avoue me sentir un peu coupable, c’est mon conjoint qui ne laisse pas couler le bateau, quel soulagement ! Des questions me hantent… Devrais-je carrément jeter l’éponge ? Me chercher un boulot ? En tout cas, ça serait le bon moment, il y en a plein d’offres. Sauf que je n’ai pas l’ADN d’employée… Ou changer de carrière ? Oh oh ! Ça a l’air d’une crise de la quarantaine. Je respire, pis je me dis de faire taire ces questionnements. Je pense à ceux qui ne peuvent pas s’arrêter, car ils ont un magasin ou un restaurant. Wow ! La résistance, quoi !

Moi, ça me prend absolument une belle sortie en famille, un changement de décor. On écarte l’option de voyager à l’extérieur, trop dispendieuse pour notre budget ! On se dit de rester positifs, de faire confiance que les affaires iront bien. Si l’on ne recharge pas maintenant, on ne tiendra pas le coup. En tout cas, pas moi.

On part dans un chalet, ici, au Québec. Oh ! La magnifique forêt, les sons de la nature, l’air frais, les étoiles ! Faire des randonnées, se baigner dans le lac, pratiquer le kayak, allumer un feu en soirée ; on peut se permettre de partager autrement. J’apprécie le coucher du soleil et le gazon humide, je sens que je respire mieux.

On rentre. Je tente de m’adapter à nouveau à la routine de la maison, sauf que je suis toujours « en mode avion ». J’achète les fournitures scolaires presque à la dernière minute. J’aimerais avoir plus de temps…

Comme une vague montante, la réalité me frappe de plein fouet. Les échéanciers sont à la limite. Plus le temps de me poser des questions, il me faut produire, répondre à mes engagements, faire rentrer l’argent.

Finalement, revenir sur terre n’a pas été si mauvais que ça. Je dois juste surmonter mes doutes, mettre mes talents à profit une fois de plus, faire mon boulot.

Ça pourrait me prendre encore quelques jours pour retrouver le rythme « normal ». Peu importe, il faut y aller parce que c’est parti ! Une nouvelle année de travail a commencé.

Je suis une femme, je suis entrepreneure, je suis résiliente !

COMUNICADOS DE PRENSA

Offre d’emploi

Conseiller(e) de développement entrepreneurial

 

Le Fonds d’Emprunt Montérégie est un organisme à but non lucratif indépendant, mettant la communauté et l’humain au centre de ses actions. Ayant pour mission de contribuer au développement économique et social de la communauté montérégienne, FEMontérégie offre un soutien technique aux entrepreneurs à travers un accompagnement de proximité, des ateliers de partage d’expertise et un soutien financier accessible, notamment destiné aux personnes ayant un accès limité aux sources de financement conventionnels.

 

La personne retenue évoluera dans un cadre des plus flexibles, selon un horaire de travail de 35 heures par semaine laissant place à la conciliation travail-famille. Travaillant au sein d’une petite équipe chaleureuse, elle aura la possibilité d’avoir un impact fort au sein de la communauté, tout en jouissant d’une grande latitude en matière d’initiative et de créativité pour accomplir son mandat et épauler la communauté entrepreneuriale de la région.

 

Responsabilités

Ø  Promouvoir l’accompagnement et l’offre de produits et de services de l’organisme ;

Ø  Soutenir et accompagner les entrepreneurs sollicitant les services de l’organisation;

Ø  Prendre en charge les demandes de financement des entrepreneurs;

Ø  Contribuer à l’organisation d’ateliers de partage d’expertise; 

Ø  Organiser des activités promotionnelles;

Ø  Mener à bien le plan de communication de l’organisation.

 

Aptitudes

Ø  Avoir de fortes aptitudes en relations interpersonnelles et en communication;

Ø  Sens de l’organisation;

Ø  Créativité et initiative;

Ø  Capacité à gérer plusieurs dossiers dans un environnement en constante évolution;

Ø  Faire preuve de discernement;

Ø  Être un habile communicateur, faire preuve de courtoisie, de tact et de diplomatie.

 

Exigences

Ø  Expérience pertinente du monde de l’entrepreneuriat;

Ø  Niveau d’études universitaire en communication, administration ou autre formation pertinente, ou posséder une expérience pertinente équivalente; 

Ø  Connaissances de base en matière de gestion des réseaux sociaux ;

Ø  Connaissances de base en comptabilité ;

Ø  Posséder une excellente maîtrise de la langue française, parlée et écrite ;

Ø  Maîtrise de la langue anglaise et espagnole un atout

Ø  Détenir un permis de conduire de classe 5. 

 

Conditions de travail

Ø  Poste au bureau minimum 2 jours semaine avec télétravail possible le reste du temps;

Ø  Semaine de 35 heures, selon un horaire véritablement flexible;

Ø  4 semaines de vacances, plus congés des fêtes et autres congés mobiles;

Ø  Taux horaire entre 24,46$ et 32,62$/heure selon l’échelle salariale et l’expérience;

Ø  Programme d’assurances collectives;

Ø  Déplacement réguliers à travers la région avec remboursement de kilométrage;

 

Lieu de travail

Bureau principal situé à Brossard, avec alternance en personne et en télétravail.

 

Entrée en poste prévue lundi 5 septembre 2022.

 

Les personnes intéressées ont jusqu’au 5 août 2022 pour faire parvenir leur curriculum vitae et leur lettre de présentation au FEMontérégie, à l’attention de M. Eric Gosselin, directeur. 
Vous pouvez envoyer votre dossier de candidature au 
direction@femonteregie.ca

ENTREPRENEURIAT

Un été pour danser et se rafraichir

L’été est arrivé ! Enfin ! C’est non seulement l’occasion de ralentir un peu le rythme (si c’est possible selon son secteur d’activité), mais aussi de mettre en valeur les entreprises du FEMontérégie qui offrent des services ou des produits qui s’agencent bien avec les temps chauds et les enfants à la maison.

Nous avons donc invité deux des entrepreneurs soutenus par nos services de microcrédit entrepreneurial à échanger avec nous : Julie Roy, du studio de danse qui porte son nom, et Pablo Sanchez d’Inkalato.

La danse pour tous

Situé à Contrecœur et à Sorel-Tracy, le Studio de danse Julie Roy offre des camps de jour pendant l’été pour les 6 à 12 ans afin qu’ils puissent apprendre cet art, tout en s’amusant. Très populaires, les places se sont vite envolées cette année.

En plus des activités pour les enfants d’âge scolaire, cette entreprise familiale propose des services pour les jeunes et les adultes. Des cours de Pilates, d’Entraînement barre concept, de Yoga, de Zumba, et même des cours prénataux et postnataux afin de contribuer au maintien et à l’amélioration de la force musculaire, de la souplesse et de l’endurance.

La danse professionnelle

Étudiantes du Studio de danse Julie Roy en spectacle

Spécialisé en ballet, en jazz, en danse contemporaine et en hip-hop, le Studio présente deux volets : danse récréative et danse compétitive. Pour cette dernière, deux semaines de perfectionnement sont offertes. Elles s’adressent aux élèves qui souhaitent parfaire leur technique, ainsi que maîtriser la discipline, et qui ont pratiqué l’un des styles déjà mentionnés pendant :

Au moins 1 an pour le niveau novice ;

Au moins 3 ans pour le niveau intermédiaire — avancé.

Grâce à ce temps de préparation, les danseurs en ressortent prêts à joindre une des troupes de compétition ou le programme danse-élite.

Avec des places limitées, les inscriptions pour les semaines de perfectionnement (du 8 au 12 août et du 15 au 19 août) sont encore ouvertes. Des danseurs talentueux pourront progresser en pratiquant de 9 h à 16 h.

Aussi pour les amateurs

Si vous êtes un simple mortel avec l’envie de bouger au rythme de la musique, profitez des cours à la carte (drop-in) pendant le mois de juillet. Ce sont des classes divertissantes d’une heure présentant un nouveau thème chaque semaine.

 

Glaces de tradition : un peu d’histoire

Inspiré des glaces artisanales aux fruits appelées en espagnol « Helados de Paila » et fabriquées, pendant des siècles, par les indigènes Incas d’Équateur au sommet des plus hautes montagnes des Andes, Pablo Sanchez, entrepreneur originaire de ce pays, a eu l’idée d’offrir aux Québécois les saveurs exotiques des fruits tropicaux :

  • Mangue ;
  • Corossol ;
  • Tamarin ;
  • Ananas ;
  • Mûres des Andes ;
  • Goyave ;
  • Fruit de la passion ;
  • Fraise ;
  • Lulo/Naranjilla ;
  • Lucuma.
Créateur de desserts glacés

Possédant des études dans des domaines variés (la haute cuisine, l’administration hôtelière, le marketing et la comptabilité), Pablo, qui travaillait dans le secteur bancaire, s’est retrouvé à la maison pendant la pandémie. La nostalgie l’a poussé à recréer la recette familiale qui se servait d’un plat appelé le « Paila » pour la préparation de la glace. Tous ceux qui y goûtaient en demandaient plus et plus encore !

C’est ainsi que ces délicieux produits ont vu le jour. La recette originale a été alors modifiée pour vous offrir les desserts glacés Inkalato qui se vendent actuellement dans plusieurs commerces à Montréal et en Montérégie. En voici quelques caractéristiques :

  • Saveurs naturelles ;
  • Fruits exotiques d’Amérique ajoutant une importante valeur nutritionnelle (40 % du dessert)​​​ ;
  • Sans additifs, sans colorants ou agents de conservation ;
  • ​Végétaliens et sans OGM ;
  • Sans les 9 principaux allergènes (lait, œufs, arachides, noix, crustacés, sésame, moutarde, soya et sulfites).  

 

Que ce soit pour gâter vos enfants en vacances ou pour que vous profitiez de la saison estivale, un dessert santé et rafraichissant Inkalato pourrait bien tomber après un cours de danse stimulant chez le Studio de Julie Roy. Pourquoi pas ?

VIE D’ENTREPRENEUR

Vie et défis du père entrepreneur

La fête des Pères arrive ce 19 juin, c’est donc au tour de nos papas entrepreneurs d’être célébrés ! Pour ce faire, nous avons invité Mathieu Bergeron et Joël Legrand, deux pères entrepreneurs engagés autant avec leur famille qu’avec leur compagnie. Soutenus par notre organisme, le Fonds d’Emprunt Montérégie, ils sont accompagnés dans leurs efforts quotidiens grâce aux services de microcrédit entrepreneurial.

Mathieu Bergeron : nouvelle paternité, nouveaux défis !

Cofondateur de Monsieur Malt, Mathieu est un artisan brasseur en affaires depuis 2017 et dont les bières se sont retrouvées sur les tablettes en mars 2021. Pendant tout ce temps, il a connu les hauts et les bas de la vie entrepreneuriale, a composé avec la pandémie et a acquis de nombreux apprentissages liés à la gestion de son entreprise. En résumé, il était dédié presque exclusivement à son bébé : Monsieur Malt.

Or, son vrai bébé, Manoé, est arrivé dans sa vie en novembre dernier juste à temps pour célébrer ses 40 ans. Père par la première fois, Mathieu est comblé de joie. Il est néanmoins aussi plus stressé et se retrouve à jongler avec plus de responsabilités et un horaire familial plus strict.

Les ingrédients de l’équilibre

Comme beaucoup d’autres pères professionnels à la recherche d’équilibre famille-travail, Mathieu a dû faire des ajustements, notamment :

  • Organiser ses horaires de travail en fonction des routines familiales (par exemple, en soirée la priorité est : s’occuper de bébé, préparer le souper, lui donner son bain, et le coucher) ;
  • Profiter de la possibilité du télétravail afin d’être plus présent ;
  • Réduire temporairement la production (qui est très exigeante en ce qui concerne la supervision) afin de se concentrer sur d’autres tâches stratégiques pour l’entreprise et plus adaptées au rythme actuel ;
  • S’appuyer davantage sur ses collaborateurs.
Sans formules magiques

« Il n’y a pas de secret à tout ça, pour trouver l’équilibre, c’est vraiment d’être capable d’avoir une entente avec sa conjointe ou son partenaire, d’être capable d’agencer les horaires de tout le monde. On sait quand même que quand maman va retourner au boulot, on aura de plus grands défis, car elle travaille dans les arts et a parfois des horaires atypiques », Mathieu Bergeron.

Pour gérer son stress, il jardine ; profite des moments en famille ; partage avec ses amis à l’occasion ; et écoute des séries, des fois les vendredis, avec, bien sûr, une bière à la main.

De « backpacker » à entrepreneur, Mathieu, qui exerçait auparavant dans le domaine touristique, est toujours un aventurier dans l’âme. S’il avait un mot à dire à un entrepreneur qui deviendra papa, cela serait de « s’assurer, idéalement, que son entreprise a bien démarré avant d’avoir un enfant et de s’entourer d’une équipe qui peut bien l’épauler ».

Joël Legrand : partager et travailler avec ses enfants

Informaticien de profession, Joël s’est lancé en affaires en 2019 avec sa famille ; sa conjointe Josianne et leurs enfants, Anaïs et Louis-Noë. Ils sont les cofondateurs de Jeux Face4, entreprise située à La Prairie et qui crée des jeux de société amusants et éducatifs pour toute la famille comme « Sul’bord d’la 20 », un jeu de questions-réponses sur les régions qui bordent l’autoroute 20.

Cette aventure familiale est née d’un jeu inventé par Louis-Noë lorsqu’il avait autour de 6 ans. Convaincus du potentiel commercial de ce jeu, ils ont entamé des recherches pour le faire éditer. Finalement, ils ont préféré garder le contrôle sur leurs idées et surtout travailler en suivant les valeurs partagées par toute la maisonnée : diversité, inclusivité, partage et découverte. « Jeux Face4 est un brainstorming de famille, on voulait quelque chose de ludique. Ça a été une discussion vraiment familiale, car j’avais un très bon emploi à l’époque, et l’on a décidé que je me lancerais à temps plein et qu’on était prêts à vivre avec les effets de ce choix-là. »

Les collègues de papa

Aujourd’hui, Anaïs et Louis-Noë, qui ont 15 et 11 ans respectivement, continuent à s’impliquer dans l’entreprise de plusieurs façons et selon leur disponibilité de temps, leur énergie, leurs goûts et leurs compétences. Ils participent à la création de jeux, contribuent au développement des marchés, à la recherche de financement, et au maintien de relations avec les médias, entre autres.

Pour Joël, c’est important de les aider à vivre différentes expériences, y compris celles qu’ils pourraient avoir ailleurs. « Quand tu travailles avec tes enfants, il faut aller avec leurs intérêts à eux et respecter leur rythme. En bref, on ne doit pas les tenir pour acquis, car ils sont des personnes à part entière. »

Jouer à chercher l’équilibre

Même si en raison de leur projet en commun Joël partage davantage avec ses enfants que la plupart des parents, il doit aussi chercher l’équilibre pour concilier famille et travail, particulièrement :

  • Privilégier des activités en famille juste pour le plaisir : aller au cinéma, jardiner, visiter des musées, faire des road trips, et évidemment, jouer à des jeux de table ;
  • Prendre le temps pour soi-même et se détendre : faire du vélo stationnaire en écoutant des émissions, lire, marcher en forêt ;
  • Gérer ses horaires avec flexibilité : par exemple, suspendre le travail pour accueillir les enfants et partager avec eux lorsqu’ils arrivent de l’école.

Qu’il s’agisse d’un père entrepreneur ou d’un chef d’entreprise qui travaille avec ses enfants, leurs défis sont multiples et les récompenses qu’ils reçoivent sont inestimables. Bonne fête à tous les pères entrepreneurs !

VIE D’ENTREPRENEUR

Avoir une bonne santé mentale malgré sa profession d’entrepreneur

Si vous avez votre propre entreprise et que vous vivez une ou plusieurs des situations suivantes…
  • Vous avez tellement de travail qu’il peut arriver que vos jours et vos nuits se confondent ;
  • Il est quasi impossible pour vous de ne pas répondre immédiatement à un courriel ou de ne pas réagir à un commentaire sur les réseaux sociaux de votre compagnie même si c’est le week-end ;
  • Il n’y a plus des limites claires entre votre vie personnelle et professionnelle ;
  • Vous avez l’impression de tout faire, mais de ne pas en faire assez ;
  • Vous avez parfois de la difficulté à vous lever le matin malgré vos engagements. ;
  • Vous expérimentez des « sauts » d’énergie (soit au top, soit au plus bas) ;
  • Vous ressentez de l’anxiété face à votre « to-do » liste qui s’allonge.

Alors, vous faites définitivement partie des entrepreneurs dont le bien-être est atteint et la santé mentale est à risque !

Au Québec, on est de plus en plus conscients de l’importance de la santé mentale. Raison pour laquelle la semaine du 2 au 8 mai est dédiée, chaque année, à en faire sa promotion. Selon le Mouvement Santé mentale Québec, « la santé mentale est un équilibre dynamique entre les différentes sphères de la vie […] Elle nous permet d’agir, de réaliser notre potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie et d’apporter une contribution à la communauté. »

Précisons que ce concept va au-delà de l’absence de maladie, c’est-à-dire qu’il est possible d’avoir du bien être même si l’on vit avec une maladie mentale. « Les personnes qui vivent avec une maladie mentale peuvent s’épanouir et le font, tout comme les personnes qui n’ont pas de maladie mentale peuvent avoir une santé mentale fragile », peut-on lire dans le site Web de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), il faut alors en prendre grand soin.

Le bien-être des entrepreneurs

Pour bien des entrepreneurs, cet équilibre est la différence entre avoir la capacité ou non de bien effectuer son travail et de produire les revenus nécessaires pour subvenir à ses besoins, puis de ressentir de la joie et de la satisfaction en réalisant ses tâches. Avec la pandémie et son lot de stress, d’incertitude et, surtout, d’isolement, la question du bien-être est devenue disons, plus éprouvante.

Retrouver ledit équilibre s’est avéré et s’avère encore aujourd’hui… (on est à quelle vague de la COVID déjà !?) le moins qu’on puisse dire, difficile ! La bonne nouvelle est qu’ici nous ne parlons pas de perfection, ce qui n’existe pas et dont la recherche crée, en général, de la frustration. Nous nous référons à la capacité de se sentir bien malgré les aléas de la vie et d’avoir la sensation de pouvoir y faire face.

Conscient de l’importance des petites entreprises dans la création de richesse et d’emplois, le chercheur et psychiatre Michael Freeman, spécialisé en santé mentale des entrepreneurs à l’Université de Californie, s’est penché sur la question des conditions mentales chez les chefs d’entreprise. Il en ressort que les mêmes caractéristiques de créativité, d’orientation vers l’accomplissement d’objectifs, de persévérance et d’audace chez les entrepreneurs augmenteraient leur tendance à subir de la dépression, des déficits d’attention ou des troubles bipolaires, et ce, en ayant ou non des antécédents familiaux.

Au Canada, selon le rapport d’enquête de la BDC sur la santé mentale et le bien-être des entrepreneurs, publié en avril 2022, 60 % des entrepreneurs disent se sentir fatigués ou manquer d’énergie, 43 % se sentent déprimés ou en font moins que voulu, et 34 % ont l’impression que les problèmes de santé mentale nuisent à leur capacité de travailler. D’ailleurs, l’étude indique que les femmes dirigeant des compagnies de plus de 20 employés seraient plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale et que les propriétaires d’entreprises en démarrage (2 ans ou moins), ainsi que ceux issus de la diversité auraient une santé mentale plus fragile. Parmi les sources de stress les plus fréquentes, nous trouvons le flux de trésorerie, l’équilibre travail-famille et des variables liées à la COVID-19.

S’occuper de sa santé mentale

Aujourd’hui, les gens ont moins des tabous qui les empêcheraient de se faire aider pour une question reliée à leur bien-être mental. L’une des seules choses positives de la pandémie est peut-être qu’elle semble avoir démystifié en partie les problèmes de santé mentale et encouragé les gens à chercher de l’aide ou des stratégies d’adaptation. Particulièrement, les résultats de l’étude de la BDC nous montrent que les femmes et les jeunes entrepreneurs de moins de 35 ans « sont plus susceptibles de s’attaquer à leurs problèmes de santé mentale », et que les femmes recourent davantage à des moyens personnels pour le faire.

Parmi les stratégies personnelles les plus populaires pour surmonter les difficultés qui se présentent en matière d’équilibre mental chez les entrepreneurs se trouvent :

  • Prendre une pause ou faire une promenade ;
  • Faire de l’exercice régulièrement ;
  • S’appuyer sur des relations personnelles et familiales ;
  • S’offrir des soins personnels (massages, thé vert, etc.) ;
  • En parler à quelqu’un.

Et sur le plan professionnel, nous trouvons des mesures comme :

  • Faire preuve de persévérance ;
  • Trouver une raison d’être ;
  • Prendre des décisions intuitives ;
  • Développer sa tolérance au risque ;
  • Déléguer des tâches.
Quel que soit votre état d’esprit, soyez gentil avec vous-même et sachez qu’il n’y a pas des formules magiques, l’équilibre mental se façonne quotidiennement avec de petits gestes. Aucun travail ne vaut la perte de votre santé, dosez donc vos efforts et votre passion, apprenez à dire non plus souvent et prenez soin de vous et de votre projet entrepreneurial un jour à la fois.