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Categoría: ESPÍRITU EMPRESARIAL

Entrepreneuriat inclusif
ESPÍRITU EMPRESARIAL

L’entrepreneuriat inclusif : on ne peut plus s’en passer !

Dans un monde qui est, heureusement, de plus en plus sensible aux causes de l’égalité et de la responsabilité sociale, l’inclusion et la diversité sont à la base d’une société plus juste. Et l’entrepreneuriat inclusif en fait partie importante ! Au FEMontérégie, nous travaillons chaque jour pour offrir des opportunités égales à tous les citoyens de notre région désireux d’entreprendre, mais qui rencontrent des obstacles tout au long de leur parcours puisqu’ils se retrouvent en situation de vulnérabilité.

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat inclusif ?

Afin de mieux comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat inclusif, prenons ses 4 attributs principaux, définis par Le Groupe des sept (G7), dont fait partie le Canada, lors de son sommet en 2021 :

  1. Engagement intentionnel de la base de la pyramide (BOP[1]), soit l’implication des populations à faible revenu ;
  2. Recherche de viabilité financière, c’est-à-dire que l’entreprise inclusive vise à être profitable et compétitive ;
  3. Développement de l’activité, dans le sens d’opportunités saisies par les entreprises inclusives ;
  4. Impact sur le BOP géré et mesuré afin de maximiser les résultats positifs et corriger les négatifs.

Notons aussi que l’entrepreneuriat inclusif est à ne pas confondre avec l’entrepreneuriat social : « le commerce inclusif mise sur un équilibre entre les objectifs sociaux et la rentabilité économique. Alors que l’entrepreneuriat social vise principalement le développement des biens et services à destination directe des populations à revenus faibles. Ainsi, même si l’entrepreneuriat inclusif cherche à promouvoir son modèle grâce à une approche philanthropique, cela reste du business. La rentabilité économique et le profit des entreprises demeurent les objectifs premiers[2] ».

L’entrepreneuriat inclusif correspond donc à un modèle actif où les communautés vulnérables ou marginalisées sont autonomisées pour que les individus qui en font partie deviennent créateurs de leur propre avenir.

Inclure qui dans l’entrepreneuriat ?

Puisque l’entrepreneuriat inclusif est né comme réponse aux inégalités, il n’est pas surprenant que :

        • Les immigrants ;
        • Les femmes ;
        • Les mères monoparentales ;
        • Les membres des minorités visibles ;
        • Les membres de la communauté LGBTQ+ ;
        • Les personnes handicapées ou en situation de handicap ; et même
        • Le neuroatypiques…

… en bénéficient. De ce fait, ils auraient davantage d’accès à des opportunités leur permettant de produire des revenus suffisants et à long terme.

L’entrepreneuriat devient ainsi une activité productive dont les conditions de travail peuvent être adaptées par l’entrepreneur selon ses préférences, ses différences ou ses particularités (horaires, style de travail, difficultés d’intégration, p. ex.), lesquelles ne seraient peut-être pas acceptées ailleurs (en tant qu’employé), même si la pénurie de main-d’œuvre a changé la donne et que de plus en plus des dirigeants sont prêts à s’accommoder aux besoins des travailleurs.

L’enjeu de l’inclusion au Québec

Province diverse et multiculturelle, le Québec n’est pas étranger aux enjeux de l’inclusion. Ce n’est pas en vain qu’elle soutient le réseau de l’entrepreneuriat inclusif dont font partie, par exemple, MicroEntreprendre — dont nous sommes fiers membres —, Evol ou Entreprendre Ici.

Conscient de l’importance des petites entreprises, constituant presque 98 % de l’économie provinciale, ainsi que du potentiel des communautés qui se trouvent sous-représentées dans le monde de l’entrepreneuriat, le gouvernement québécois investit des millions, par l’entremise d’Investissement Québec, afin de réduire les exclusions socioéconomiques et de donner des chances égales à tous et à toutes de réussir.

Des objectifs primordiaux que notre société est, néanmoins, loin d’atteindre : « Malgré les efforts des organisations, les seuils de représentation des minorités sont encore faibles aujourd’hui. [Par exemple], les femmes représentent 16 % des entrepreneures au Québec et les immigrants seulement 4 % », a affirmé Tania Saba, fondatrice de la chaire BMO en diversité et gouvernance à l’Université de Montréal, en mars 2022, lors de la conférence Entrepreneuriat inclusif et diversité, organisée par le Centre d’Entrepreneuriat de la même université.

Dans le contexte mondial, des initiatives comme Business for Inclusive Growth—B4IG —, créée en 2019 par le G7, continuent à contribuer à la promotion d’un modèle commercial inclusif et cohérent avec les valeurs de développement durable. Grâce à sa structure, B4IG met la responsabilité des pratiques inclusives dans les mains des gouvernements et des grandes entreprises s’étant taillé une place privilégiée dans le marché international.

Le Fonds d’Emprunt Montérégie : moteur de l’entrepreneuriat inclusif local

Au Québec, l’accès au financement est indéniablement l’un des barrières les plus courantes auxquelles font face les membres des groupes sous-représentés dans le monde de l’entrepreneuriat. Pour en être convaincus, on n’a qu’à revisiter les déclarations des panélistes de la conférence Entrepreneuriat inclusif et diversité, mentionnée précédemment :

Dans les mots de Fabrice Vil, fondateur de Pour 3 points et créateur du documentaire Briser le code, « l’accès au capital et au financement ainsi que l’accès à différents réseaux pour développer leurs projets sont des obstacles majeurs de la création d’entreprises. C’est un réel défi de soutenir des entrepreneurs issus de certains groupes, c’est le cas notamment de l’inclusion dans l’entrepreneuriat noir ».

Pour sa part, Tania Saba a dit que « Le financement est capital et reste difficile pour des minorités qui vont souvent puiser dans leur épargne personnelle pour démarrer leur projet. Le soutien et l’accompagnement ainsi que le renforcement des compétences est la suite nécessaire. […] En général, ils vont intégrer les incubateurs quand ils ont les fonds et que le projet est bien amorcé. Enfin, le réseau va aider à décrocher les premiers contrats. En définitive, ces entrepreneurs vivent des difficultés à chaque étape du processus ».

Et c’est dans cette foulée que les organismes de microcrédit entrepreneurial comme le nôtre, qui se trouvent répartis sur tout le territoire de la province, ont sa place. Nous épaulons ainsi les personnes exclues du système de crédit traditionnel, telles que les 50 ans et plus et celles issues de l’immigration. L’un des atouts les plus importants du soutien offert par ces organismes est qu’il ne vient pas seulement sous forme d’aide financière, il est aussi apporté sous forme d’accompagnement de proximité, de formations et d’appartenance à un réseau, ce qui facilite aux entrepreneurs de sortir de l’isolement.

L’avenir de l’entrepreneuriat inclusif

La construction d’un tissu entrepreneurial inclusif et équitable est ainsi un enjeu complexe aux variables multiples qui mérite d’être réfléchi. Finissons donc avec une pensée sur laquelle il vaut la peine de s’y attarder, tirée de la conférence Entrepreneuriat inclusif et diversité :

« Les solutions pour favoriser l’accès à l’entrepreneuriat devraient être simples. Le fait de reconnaître que des biais sont inclus dans les systèmes est nécessaire. Ils doivent évoluer pour répondre aux besoins des entreprises. De nombreux soutiens sont offerts aux entrepreneurs aujourd’hui, ils ne savent pas toujours où donner de la tête, rapprocher les éléments de l’écosystème va permettre un cheminement plus aisé. »

[1] Selon la théorie de Stuart Hart dans « The fortune at the bottom of the pyramid » et cité par carenews.com dans son article « L’entrepreneuriat inclusif, qu’est-ce que c’est ? », publié le 10 mars 2022 et consulté en octobre 2023.

[2] https://www.carenews.com/tpsf-travaux-publics-sans-frontieres/news/l-entrepreneuriat-inclusif-qu-est-ce-que-c-est, consulté en octobre 2023.

 

Intelligence artificielle dans la PME
ESPÍRITU EMPRESARIAL

L’intelligence artificielle, alliée de votre petite entreprise ?

L’intelligence artificielle, vedette, depuis plusieurs décennies, des films de science-fiction, est désormais une réalité tangible capable d’éveiller la curiosité, ainsi que de susciter de l’inquiétude ! Seulement au printemps dernier, un groupe d’experts du secteur de l’IA, dont Elon Musk et Yoshua Bengio, a demandé à travers une lettre ouverte une pause de six mois dans le développement des systèmes d’IA avancés (plus puissants que GPT-4). Le but étant de se donner un répit afin d’établir des protocoles communs de sécurité pour assurer que leurs effets sont positifs et leurs risques gérables.

Face à un outil qui s’intègre quasi « naturellement » dans la vie quotidienne des individus et des familles, et que 83 % de 3 000 entrepreneurs consultés en 2017[1] considéraient déjà comme un facteur « qui leur permettrait d’obtenir ou de conserver un avantage concurrentiel », notre organisme, le FEMontérégie, a décidé de s’interroger sur l’intelligence artificielle et sa pertinence aujourd’hui dans la croissance des petites entreprises.

Qu’est-ce que c’est l’IA ?

L’intelligence artificielle (IA) est un domaine de l’informatique qui développe des programmes et des systèmes imitant certaines des capacités cognitives et intellectuelles des êtres humains, telles que la résolution de problèmes, l’apprentissage, la prise de décisions et la compréhension du langage naturel.

Quels sont les types d’IA ?

Il existe 3 principaux types d’IA, caractérisés, surtout, par leur capacité à reproduire les traits particuliers de l’intelligence humaine et la technologie utilisée pour y parvenir :

1. Intelligence artificielle étroite (ANI)

Aussi connue comme IA faible ou IA étroite, l’ANI est conçue pour exécuter une tâche spécifique et limitée au-delà de laquelle la compréhension est absente. Elle se spécialise alors dans une gamme étroite de paramètres ou de situations, par exemple :

        • Chatbots;
        • Des assistants virtuels comme Siri d’Apple ou Alexa d’Amazon ;
        • Les algorithmes d’analyse de données comme ceux utilisés par Google Search ;
        • Suggestions de contenu de divertissement basées sur le comportement de l’utilisateur ;
        • Voitures à conduite autonome.
2. L’intelligence artificielle générale (AGI)

Appelée également IA forte ou IA profonde, l’AGI se situerait à la hauteur des capacités humaines. Elle serait donc en mesure d’apprendre, de comprendre et de résoudre des problèmes de nature humaine de la même façon qu’une personne le ferait sur la base des connaissances générales.

Selon un article publié par L’actualité informatique, « les chercheurs et les scientifiques spécialisés dans l’IA n’ont pas encore atteint une IA forte. Pour y parvenir, ils devraient trouver un moyen de rendre les machines conscientes, en programmant un ensemble complet de capacités cognitives. […] L’IA [profonde] ne consiste pas à reproduire ou à simuler, mais à entrainer les machines à comprendre réellement les humains ».

Néanmoins, le fondateur et directeur scientifique du Mila — Institut québécois d’intelligence artificielle Yoshua Bengio considère qu’un délai aussi proche que 5 ans pourrait être suffisant « pour qu’un ordinateur atteigne le niveau de conscience d’un humain », expliquait-il dans son discours devant la sous-commission du Sénat américain sur la vie privée, la technologie et le droit en avril dernier[2].

3. La superintelligence artificielle(ASI)

Caractérisée par le surpassement de l’intelligence humaine, l’ASI n’est, heureusement, pas encore développée. C’est ce type d’IA qui a inspiré des scénarios à la base de films à succès comme 2001 : L’Odyssée de l’espace, Terminator et The Matrix, ou les plus récents Her et Ex Machina. Dans ces récits, les machines, au début si utiles, deviennent conscientes d’elles-mêmes et attaquent par la suite les hommes (créateurs ou utilisateurs) afin de « survivre » ou de dominer.

Bénéfices et utilisations de l’IA dans les petites entreprises

Tirer parti de l’intelligence artificielle (étroite) est, dorénavant, une question de compétitivité qui permet aux compagnies d’améliorer leur efficacité opérationnelle, d’optimiser les interactions avec leurs clients et de prendre des décisions plus éclairées. Voici quelques exemples illustrant comment l’IA pourrait être utilisée dans votre entreprise, quelle que soit sa taille :

      • Service client amélioré : les chatbots et les assistants virtuels alimentés par l’IA peuvent fournir un support client 24/7, répondre aux questions fréquentes et résoudre des problèmes courants. Les petites entreprises sont ainsi en mesure d’offrir un service client de qualité sans avoir pour autant une équipe dédiée.
      • Marketing ciblé : les petites entreprises peuvent utiliser l’IA pour analyser les données des clients et déceler les tendances et les préférences, ce qui favorise la création de campagnes marketing plus efficaces où les bons publics sont ciblés.
      • Automatisation des tâches administratives : des tâches de nature administrative comme la gestion des factures, la planification des rendez-vous et la gestion de l’approvisionnement peuvent être automatisées à l’aide de l’IA, ce qui permet aux dirigeants de se concentrer sur des tâches plus stratégiques.
      • Analyse des données : l’IA analyse de grandes quantités de données et en extrait des informations qui s’avèrent utiles pour prendre des décisions éclairées, que ce soit pour la personnalisation de l’expérience client (p. ex. : recommandations de produits ciblées en fonction des préférences), l’optimisation des stocks, la prévision des ventes ou le développement de produits.
      • Optimisation des opérations : optimiser les opérations commerciales, comme la gestion de la chaîne d’approvisionnement, la planification de la production et la logistique, serait possible grâce aux algorithmes d’IA.
      • Prévision de la demande : les entrepreneurs peuvent se servir de l’IA pour prévoir la demande de leurs produits ou services, ce qui aiderait à mieux gérer les niveaux de stock en évitant les pénuries ou les excédents.
      • Gestion des finances : certains outils d’IA aident à suivre les flux de trésorerie, à administrer les budgets et à remarquer les tendances financières, ce qui peut être déterminant pour maintenir la stabilité financière de la compagnie.

Malgré ses utilités multiples, l’adoption de l’IA nécessite une planification minutieuse et une compréhension des défis potentiels. Les petites entreprises doivent ainsi évaluer attentivement comment l’intelligence artificielle peut répondre à leurs besoins spécifiques, tout en intégrant ces technologies de manière réussie et progressive dans leur modèle d’affaires.

Défis et risques de l’IA pour les petites entreprises

Moteur de transformation dans le monde des affaires, l’intelligence artificielle entraine des défis et des risques inhérents, particulièrement pour les petites entreprises ou les très petites entreprises qui ne comptent peut-être pas avec les ressources nécessaires pour y faire face. En voici quelques-uns :

      • Coûts initiaux et investissement : l’intégration de l’IA nécessite souvent des investissements considérables en matière de ressources financières et humaines. Les petites entreprises pourraient être confrontées à des coûts élevés concernant l’acquisition de technologies, la formation du personnel et la gestion continue de ces systèmes.
      • Dépendance technologique : l’adoption de l’IA pourrait rendre les petites entreprises dépendantes de technologies complexes et en constante évolution. Elles pourraient rencontrer des problèmes opérationnels majeurs si elles ne parviennent pas à maintenir ou à mettre à jour ces systèmes.
      • Menaces pour la confidentialité des données : l’IA est bâtie sur l’analyse d’une quantité immense de données, ce qui pourrait poser des problèmes de confidentialité si des données sensibles des clients ou de l’entreprise sont compromises. Ayant probablement des ressources limitées pour mettre en place des mesures de sécurité adéquates, les petites entreprises seraient à risque.
      • Biais et éthique : les systèmes d’IA peuvent être biaisés en fonction des données sur lesquelles ils ont été entrainés. Des décisions discriminatoires ou des résultats inappropriés pourraient ainsi en découler. Il se peut que les petites entreprises manquent des ressources pour identifier et corriger ces biais.
      • Perte d’emplois : l’automatisation des tâches grâce à l’IA pourrait entrainer l’abolition ou la réduction de certains postes de travail, ce qui aurait un impact sur les employés existants. Les petites entreprises pourraient rencontrer des défis en termes de communication, de réaffectation du personnel, et, en conséquence, de la fidélisation du client interne.
      • Erreurs : malgré les avantages de l’IA et sa capacité à automatiser des tâches, elle n’est pas à l’abri d’erreurs. Les petites entreprises pourraient faire face à des ennuis juridiques et de responsabilité en cas de défaillance ou de dysfonctionnements de l’IA.
      • Manque de personnalisation : les solutions d’IA standardisées pourraient ne pas répondre aux besoins spécifiques des petites entreprises et de leur clientèle, ce qui affecterait, d’ailleurs, la relation client et vraisemblablement l’image de la compagnie.
Notre petit test ChatGPT

Nous avons demandé à ChatGPT de lire notre article et de nous faire une conclusion de 2 lignes, en voici le résultat :

« En somme, cet article met en évidence les avantages et défis de l’IA pour les petites entreprises. Il est à noter qu’une IA a contribué à sa révision, reflétant ainsi l’impact actuel de cette technologie. »

Notre conclusion… rédigée par des humains

Il est important de noter que l’IA ne remplace pas l’aspect humain dans la prestation d’un service ou dans la fabrication d’un produit. Bien que l’intelligence artificielle puisse réaliser une partie des tâches et accélérer divers processus, elle manque du discernement, de la sensibilité, de la créativité et de l’authenticité que seuls les humains peuvent apporter.

Et même si l’IA a été créé pour nous aider à avancer, nous avons tous (l’Humanité !) la responsabilité d’être des utilisateurs avertis et de surveiller son développement, puisque dans les mots de Yoshua Bengio l’adoption précipitée de l’IA profonde engendrerait des « menaces potentiellement importantes qui pèsent sur la démocratie, la sécurité nationale et notre avenir collectif[3] ».

Suivre de formations d’appoint pour mieux comprendre ce qu’implique l’adoption de l’IA serait une façon, à la portée de tous, de contrer ses risques et de profiter responsablement de ses atouts. Nous avons trouvé, par exemple, les formations gratuites offertes par la plateforme en ligne Uluumy, qui a pour but de rendre l’IA accessible à tous, particulièrement aux entreprises et aux OBNL. On y voit, par exemple, les cours : « Les bases de l’apprentissage automatique » et « Éthique, biais et responsabilité de l’apprentissage automatique et de l’IA ». Ou encore la formation payante d’une durée de 3 h « ChatGPT et Intelligence artificielle », proposée par La Fusée et qui aura lieu à Montréal le 31 août prochain.

Maintenant, à vous d’agir !

[1] Sondage réalisé par MIT Sloan Management Review et The Boston Consulting Group : https://sloanreview.mit.edu/projects/reshaping-business-with-artificial-intelligence/, consulté en août 2023.

[2] https://www.lapresse.ca/actualites/sciences/2023-07-25/selon-yoshua-bengio/des-ordinateurs-aussi-intelligents-que-des-humains-d-ici-20-ans.php, consulté en août 2023.  

[3] Ibid.

Femmes en affaires
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L’entrepreneuriat féminin : moteur économique et social d’envergure

De plus en plus important pour l’économie mondiale, l’entrepreneuriat mené par des femmes attire non seulement l’attention des spécialistes, mais également le soutien économique des gouvernements. Au Canada, la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat avec près de 7 milliards de dollars en investissements cherche à favoriser la participation pleine et égale des femmes à l’économie, et au Québec, 21,7 millions de dollars sont investis afin d’accompagner et de financer 15 000 femmes entrepreneures pendant une période de 5 ans.

Ce sont tous des efforts pour soutenir la femme entrepreneure, définie par la théoricienne Dina Lavoie, dans le cadre d’une étude sur l’entrepreneuriat féminin au Canada en 1988, comme : « la femme qui, seule ou avec un ou des partenaire(s), a fondé, acheté ou accepté en héritage une entreprise, qui assume tous les risques et responsabilités financières, administratives et sociales et qui participe quotidiennement à sa gestion courante[1] ». Des initiatives encore insuffisantes, puisque les hommes représentent aujourd’hui environ 2/3 des entrepreneurs dans le monde[2] !

 

L’entrepreneuriat des femmes en quelques chiffres

Selon les dernières données publiées par le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE), 18 %[3] des entreprises du Canada appartiennent majoritairement à des femmes. Elles constituent ainsi une force économique qui contribue directement au développement social et durable, ainsi qu’à l’innovation canadienne.

Notons que ce chiffre doublerait si l’on comptait les compagnies dont le 50 % est détenu par une femme. Et selon le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) dans son rapport 2021/22 sur les femmes entrepreneures[4], celles-ci représentent un entrepreneur sur trois dans le monde proposant des innovations sur les marchés nationaux et internationaux.

D’ailleurs, cela n’inclut pas les travailleuses autonomes, dont le nombre va à nouveau en augmentation, malgré les conséquences négatives de la pandémie. Actuellement, ce sont presque un million de travailleuses autonomes au Canada[5]. Au Québec, 37 % de travailleurs autonomes en 2021 étaient des femmes[6].

« [Les travailleuses autonomes] sont des entrepreneures à part entière […] et ont un impact sociétal extrêmement important », déclare Christina Constantinidis, professeure à ESG-UQAM et fondatrice de l’Observatoire entrepreneuriat et genre. « Ces femmes sont d’ailleurs souvent surprises d’être considérées comme des entrepreneures : pourtant, même sans employés, celles-ci assument 100 % des risques financiers, créent leur activité et sont entièrement responsables de leur business.[7] »

 

Caractéristiques de l’entrepreneuriat féminin
  • Secteurs d’activité

Selon le (GEM), globalement les femmes[8] sont plus présentes dans le secteur du commerce de gros et de détail (presque 50 % des entrepreneures dans le monde) et dans le secteur de l’administration, de la santé, de l’éducation et des services sociaux (18,5 % des femmes contre 10,1 % des hommes), ce qui met en évidence des différences importantes entre les femmes et les hommes en entrepreneuriat, ainsi qu’un système qui « pousse » les femmes vers des domaines correspondant aux rôles traditionnellement féminins.

De son côté, au Canada, et selon des données récentes de Statistique Canada, les femmes entrepreneures sont plus nombreuses dans les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques ; du commerce de détail ; et des services d’hébergement et de restauration.

  • Qualités propres au leadership féminin

Beaucoup s’entendent pour dire que l’entrepreneuriat féminin bénéficie d’un leadership propre aux femmes, caractérisé par :

      • L’intuition ;
      • La capacité à gérer plusieurs projets à la fois (côté multitâche) ;
      • L’empathie et la communication ;
      • La coopération entre femmes (au Québec par exemple, le Réseau des Femmes d’affaires du Québec — RFAQ — soutient depuis 40 ans les femmes d’affaires d’ici grâce à l’entraide).

D’autres caractéristiques, même si elles ne sont pas considérées comme étant davantage féminines, sont très présentes dans leur style de direction et portent des fruits intéressants pour le développement sociétal et d’affaires au Canada. Par exemple, l’étude du GEM souligne leur propension à créer de nouvelles combinaisons de produits et de marchés et leur capacité d’innovation importante.

D’ailleurs, selon l’étude État des lieux de l’entrepreneuriat au féminin réalisée par le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE), les entreprises au leadership féminin se caractérisent pour offrir plus d’opportunités aux groupes en quête d’équité comme les autochtones et les membres de la communauté LGBTQ2S+, entre autres.

  • Motivations

Le désir de « faire une différence dans le monde[9] » est une motivation plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (70,7 % contre 64,8 %) pour se lancer en affaires, que ce soient les Américaines, les Européennes ou les Canadiennes. De ce fait, le développement durable et l’entrepreneuriat à vocation sociale sont plus souvent placés avant le rendement financier et l’optimisation des bénéfices par les femmes en entrepreneuriat.

Selon le GEM, une motivation importante des entrepreneures est le bien-être familial, car il n’est pas rare que la majorité d’entre elles réinvestissent 90 % de leurs profits pour l’éducation, la santé et la nutrition de leur famille (contre 30 ou 40 % pour les hommes), ce qui contribue à la prospérité générale.

Entre autres, les femmes trouvent dans l’entrepreneuriat une source d’émancipation et d’autonomie, et une façon de mieux équilibrer travail et vie personnelle.

Des défis auxquels font face les femmes en entrepreneuriat

Défis internes 

D’après les données du GEM, on pourrait conclure que les femmes sont, en général, plus prudentes et exigeantes envers elles-mêmes que leurs homologues masculins puisque :

    • Elles demandent moins de financement que les hommes (investissement inférieur) ;
    • Elles sont plus enclines à croire ne pas avoir les compétences nécessaires pour démarrer une entreprise ;
    • D’ailleurs, elles sont aussi plus fréquemment touchées par le syndrome de l’imposteur.

Défis externes 

    • « Les études révèlent que les femmes rencontrent des obstacles et sont victimes de préjugés et de microagressions, voire de harcèlement, à chaque étape de leur parcours entrepreneurial[10] » ;
    • Elles ont moins d’accès au financement entrepreneurial, ce qui pourrait expliquer pourquoi le taux de survie des PME détenues majoritairement par des hommes est supérieur à celui des PME majoritairement détenues par des femmes.

 

La femme entrepreneure au sein du FEMontérégie

Notre organisme, le Fonds d’Emprunt Montérégie, est engagé avec le succès de femmes d’affaires de la Montérégie et les chiffres le démontrent : 70 % de notre clientèle est composée par des femmes ! La plupart sont mères et entrepreneures, certaines se sont lancées en affaires en solo ; d’autres détiennent 50 % de leur compagnie (souvent en couple).

En plus du financement et de l’accompagnement de proximité habituellement offerts, nous avons un nouveau fonds exclusif pour les femmes ! Il est possible grâce au soutien du gouvernement du Canada et au partenariat noué entre Evol, Entreprendre Ici et notre organisme.

Le Fonds de prêts pour les femmes en entrepreneuriat nous permet d’offrir jusqu’à 20 000 $ en forme de prêt pouvant aller jusqu’à 5 ans et un accompagnement de proximité de qualité, qui s’insère dans l’écosystème régional.

Finissons donc ce mois de mai en soulignant l’importance de l’entrepreneuriat féminin dans le développement social et économique de notre province. Si vous êtes une femme de la Montérégie qui désire se lancer en affaires et a besoin de soutien, contactez-nous sans tarder !

___________________

[1] CONSTANTINIDIS Christina, « Femmes entrepreneures », dans : Pierre-Marie Chauvin éd., Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat. Paris, Presses de Sciences Po, « Références », 2014, p. 287-300. DOI : 10.3917/scpo.chauv.2015.01.0287. URL : https://www.cairn.info/dictionnaire-sociologique-de-l-entrepreneuriat–9782724616408-page-287.htm  

[2] LEBèGUE Typhaine, CONSTANTINIDIS Christina, « Chapitre 21. L’entrepreneuriat féminin », dans : Frank Janssen éd., Entreprendre. Une introduction à l’entrepreneuriat. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, « Petites Entreprises & Entrepreneuriat », 2016, p. 395-415. DOI : 10.3917/dbu.janss.2016.01.0395. URL : https://www.cairn.info/entreprendre–9782804192426-page-395.htm

[3]  État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 3. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/Etat-des-lieux-de-l-entrepreneuriat-feminin-au-Canada-2023-apercu-de-la-recherche.pdf   

[4] GEM 2021/22 Women’s Entrepreneurship Report: From Crisis to Opportunity, p. 15. https://www.gemconsortium.org/report/gem-202122-womens-entrepreneurship-report-from-crisis-to-opportunity  

[5] État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 3. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/Etat-des-lieux-de-l-entrepreneuriat-feminin-au-Canada-2023-apercu-de-la-recherche.pdf

[6] https://www.ledevoir.com/societe/757714/entrepreneuriat-au-feminin-une-croissance-continue-des-defis-qui-demeurent

[7] Ibid.

[8] GEM 2021/22 Women’s Entrepreneurship Report: From Crisis to Opportunity, p. 15. https://www.gemconsortium.org/report/gem-202122-womens-entrepreneurship-report-from-crisis-to-opportunity  

[9] Ibid, page 111.   

[10] État des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada, 2023, Aperçu de la recherche, p. 13. Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat https://wekh.ca/wp-content/uploads/2023/03/The-State-of-Womens-Entrepreneurship-in-Canada-2023-Research-Preview.pdf

Développement durable
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Le développement durable en action

Notre équipe au Fonds d’Emprunt Montérégie ne voulait pas finir ce mois-ci sans revenir sur l’importance d’intégrer le développement durable dans nos actions, petites et grandes, en tant qu’individus et en tant qu’organisations. Le Jour de la Terre se célèbre chaque année le 22 avril, nous avons tous cependant le devoir de le souligner par nos gestes, qui parlent plus fort que nos mots, chaque jour, tous les jours…

De l’idée à l’action

Parmi les actions en faveur du développement durable, il y a celle de se tenir au courant de tendances écoresponsables. C’est pourquoi notre directeur, Eric Gosselin, a participé le 15 février dernier au Colloque développement durable : de l’idée à l’action, organisé par la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu (CCIHR) et par le comité Levier Vert. Un évènement pertinent et toujours d’actualité.

Des exemples concrets d’entreprises en prédémarrage, en démarrage et existantes qui appliquent déjà des principes verts ont été présentés. Certaines compagnies intègrent cette orientation de responsabilité environnementale depuis la conception de leur idée d’affaires, tandis que d’autres l’adoptent en cours de route. Ou encore, dans quelques cas, les dirigeants ont décidé de faire pivoter complètement leur modèle d’affaires mettant au cœur de ce changement des initiatives de développement durable. Entre autres, Vélo Conversio, Equiparc et Jack World se démarquent par leur engagement environnemental.

Lors de tables rondes, les assistants ont pu partager leurs suggestions et gestes en matière d’écoresponsabilité, ce qui a permis à chaque participant de repartir avec de nouvelles idées concrètes à mettre en place dans leur compagnie ou organisme à but non lucratif. Pour que l’intégration de pratiques vertes ait un attrait pour l’entrepreneur, cela doit avoir un impact réel sur ses finances ! Voilà la principale conclusion tirée de cette réflexion, et qui est d’ailleurs vérifiée constamment par nos conseillers entrepreneuriaux sur le terrain. C’est-à-dire que les actions de développement durable ou l’adoption d’un modèle d’affaire fondamentalement écoresponsable devraient se traduire par :

    • L’augmentation des revenus (vendre plus ou plus cher) ;
    • La réduction des dépenses.

Il n’y a pas de doute que pour plusieurs ayant une conscience environnementale plus évoluée, l’adoption de telles pratiques est un incontournable.

Les entrepreneurs du Fonds et le virage vert

Puisque les entrepreneurs de notre organisme commencent leur projet avec un faible revenu et que leur réalité financière restreint les possibilités, il est normal d’adhérer aux principes du développement durable dans une étape postérieure où l’incertitude initiale a été surmontée et que de nouvelles occasions d’affaires peuvent être envisagées.

« La réalité partagée par les entrepreneurs est que quand tu es en mode survie, de beaux principes et de beaux idéaux, ça passe en second. Il faut stabiliser la base avant de penser à faire des actions autres, même si elles peuvent générer une baisse de dépenses ou une augmentation de revenus, la réalité est que quand on est dans un mouvement “de panique”, on est moins ouvert à ces solutions-là », Eric Gosselin.

Mais en vérité, penser « développement durable » n’est pas contraire à penser profits et peut même servir à se démarquer et à faciliter les ventes. Bien que cela s’ajoute au quotidien de très petites entreprises ou même des organismes, en voyant les exemples précédents lors du Colloque, on constate que des entreprises le font chaque jour sans lourdeur additionnelle.

Dans ce sens, motivation économique et motivation environnementale marchent main dans la main. Voici quelques exemples :

    • L’entreprise Inkalato a mis en place des stratégies pour réduire ses coûts, notamment celle d’utiliser un espace de production partagé, et en faisant cela, elle a aussi réduit son impact environnemental, tout en favorisant le développement de ses activités dans un climat de coopération.
    • L’agence Netbox vidéo & marketing Web, dont la principale clientèle sont les OBNL, évite au maximum l’utilisation de papier et privilégie les rencontres en visioconférence, ce qui l’aide à maintenir un faible niveau de dépenses afin d’offrir des prix raisonnables et du même coup à réduire son empreinte environnementale.
Le développement durable au Fonds

Par la nature même de notre organisme, fier membre du réseau MicroEntreprendre, le développement durable est dans notre ADN. Le FEMontérégie répond ainsi à plusieurs objectifs de développement durable (ODD) établis dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, créé en 2015 par les 192 états membres des Nations Unies, dont le Canada. Spécifiquement, notre organisme de microcrédit entrepreneurial, qui s’adresse aux personnes de la Montérégie exclues du système de crédit traditionnel et qui soutient des projets ayant un impact social et environnemental responsable, contribue directement à l’accomplissement de 8 des 17 ODD, à savoir :

      • 1 : Pas de pauvreté ;
      • 5 : Égalité entre les sexes ;
      • 8 : Travail décent et croissance économique ;
      • 9 : Industrie, innovation et infrastructure ;
      • 10 : Inégalités réduites ;
      • 11 : Villes et communautés durables ;
      • 16 : Paix, justice et institutions efficaces ;
      • 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs.

À une échelle plus modeste, les membres de l’équipe de notre organisme posent des gestes au quotidien, par exemple :

      • Limiter l’utilisation de papier, y compris l’impression et la production de matériel promotionnel ;
      • Encourager le télétravail et privilégier les réunions en visioconférence, limitant les déplacements et réduisant les émissions de gaz à effet de serre ;
      • Faire partie d’un espace de travail partagé (coworking), ce qui réduit l’impact physique, la consommation d’eau et d’électricité, et favorise le travail collaboratif ;
      • Bannir l’utilisation de plastiques à usage unique, en diminuant les déchets ;
      • Éviter les salles de réunions inutilisées, ce qui est plus facile à atteindre lorsque plusieurs organisations partagent le même établissement ;
      • Rassembler les achats pour une certaine période ;
      • Produire des contenus numériques de qualité, utiles et moins éphémères, et limiter au maximum le partage de pièces jointes dans les courriels (pour découvrir comment diminuer la pollution numérique, visitez le site Internet d’Hydro-Québec, en cliquant ici).
De petits gestes avec un grand impact

Elles peuvent paraître insignifiantes, mais quand ces actions sont répétées pendant une longue période ou faites par plusieurs, voire des milliers, elles génèrent un vrai impact écologique.

Qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un OBNL, il est essentiel de valoriser ces comportements verts. Cela permettrait aux dirigeants de comprendre qu’ils ont déjà entamé cet important processus et que cela ne prend pas nécessairement beaucoup d’argent pour changer de paradigme. C’est d’abord la mentalité qui mène au changement !

D’ailleurs, il est dans leur intérêt de mettre en lumière ces habitudes écoresponsables : elles sont de plus en plus exigées par les investisseurs et même les bailleurs de fonds, p. ex. Evol, qui « [demande] aux entrepreneur·e·s […]de prendre un engagement envers au moins 1 des 17 objectifs de développement durable ».

Un cadeau vert

Puisque le FEMontérégie est investi dans l’avenir de notre planète, la direction a décidé d’inclure dans le budget Support aux entrepreneurs (adressé aux entrepreneurs qui font partie de l’écosystème entrepreneurial de la région ; notre famille étendue 😊), le paiement de frais pour assister à des évènements sur le développement durable. Alors, si vous avez trouvé un colloque, une conférence, ou une présentation qui tend vers l’écoresponsabilité, faites-le-nous savoir, et nous pourrons peut-être vous offrir les frais d’inscription !

Équipe de La Ruche
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La Ruche : le sociofinancement à saveur québécoise

Le financement participatif, aussi connu comme « crowdfunding » ou financement collectif, est une méthode de financement qui se réalise auprès du grand public et à travers une plateforme numérique. En général, ce sont des contributions par des individus ou des entreprises qui s’intéressent au projet proposé et qui reçoivent une contrepartie, p. ex. : un avantage ou un produit exclusif, un rabais important ou une expérience privilégiée.

Activer ses idées chez soi

À l’instar de Kickstarter ou de GoFundMe, La Ruche est LA plateforme de sociofinancement québécoise. Fondée en 2013, La Ruche est bien ancrée dans le réseau de financement entrepreneurial de la province. Un projet entrepreneurial d’ici gagnerait donc à utiliser le financement participatif dans sa stratégie de lancement ou de développement. La Ruche compte sur des alliés de plusieurs secteurs, tant du public que du privé. Ces alliés maximisent ainsi l’accès aux sources de financement additionnel. De ce fait, un montant récolté sur La Ruche pourrait, disons, être doublé, et ce, sous forme de prêt(s), de bourse(s) et/ou de subvention(s).

Selon des données publiées sur leur site Web, « 85 % des campagnes mises en ligne sur La Ruche sont une réussite, comparativement à 22 % en moyenne pour les autres plateformes », ce qui pourrait s’expliquer par les liens solides de l’organisme avec les écosystèmes régionaux.

Actuellement présent dans 12 des 17 régions du Québec, l’organisme de financement participatif offre un accompagnement humain et accessible afin de faire rayonner les initiatives qui cherchent à être financées, notamment des projets de nature entrepreneuriale (83 %) dans les secteurs des services, de la restauration, des arts et de la culture, et de l’événementiel, ou encore des projets communautaires, scolaires ou sportifs.

D’ailleurs, les projets admissibles doivent contribuer à la diversification économique, sociale ou culturelle de leur région. En d’autres mots, les projets soumis doivent être socialement responsables qu’ils soient ou non à but lucratif. Les campagnes peuvent être portées par des individus, des organismes, des entreprises, des coopératives et plus encore. 

Les promoteurs comptent aussi sur l’appui de personnalités engagées dans leur milieu (ambassadeurs) qui agissent comme conseillers experts afin de contribuer au succès des campagnes sur La Ruche.  

Comment fonctionnent les campagnes sur La Ruche ?

Ce sont des campagnes à objectif fixe, c’est-à-dire que l’on considère qu’une campagne a réussi lorsque les contributions atteignent l’objectif de campagne. Dans le cas contraire, aucun contributeur ne sera débité, ce qui les rassure quant à l’utilisation de leur argent.

Et il n’y a pas que les contributions financières… Les contributeurs peuvent également répondre à des besoins en expertise professionnelle ou de matériel qu’ils peuvent prêter ou donner.

C’est aussi grâce aux campagnes réussies que La Ruche peut se permettre, en grande partie, de financer ses opérations : 5 % du montant récolté est destiné à payer les frais de service.

Pourquoi choisir le sociofinancement ?

« Le financement participatif, c’est LA nouvelle solution pour bien réussir ses projets ! Le sociofinancement devient de plus en plus un incontournable : il permet, entre autres, de valider son idée, son produit ou son service ; de tester le marché ; de se faire connaître ; d’obtenir du financement ; et de réduire les risques des institutions prêteuses. », Stéphanie Blais, directrice La Ruche Montérégie.

Entrepreneure achète une entreprise
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Le repreneuriat, porte de sortie et d’entrée à l’entrepreneuriat

Saviez-vous que lorsqu’un chef d’entreprise désire accélérer le moment de prendre sa retraite ou qu’un entrepreneur en herbe souhaite se rendre rapidement à l’étape de croissance de sa nouvelle entreprise, ils pourraient avoir recours à la même solution ?

Et cette réponse n’est autre que le repreneuriat, qui est, tout court, « la reprise ou le rachat d’une entreprise par une ou plusieurs personnes »[1]. Dans une perspective socioéconomique, le repreneuriat comporte l’entente entre un cédant et un repreneur qui s’engagent à assurer la pérennité d’une entreprise.

Dans ce sens, le cédant, celui qui vend son entreprise, transfère adéquatement sa propriété, y compris ses savoirs, son leadership et ses pouvoirs. De son côté, le repreneur, celui qui fait l’achat, s’assure de continuer les activités de la compagnie tout en restant cohérent avec son histoire, ses valeurs et la réalité changeante dans laquelle celle-ci s’insère.

La reprise peut être individuelle ou collective (dans ce dernier cas, le transfert se fait vers une coopérative ou un OBNL), et les acheteurs (ou la relève) peuvent être des acteurs internes, p. ex. des employés ; ou des acteurs externes, p. ex. des fournisseurs.

D’ailleurs, une portion des compagnies qui dynamisent le repreneuriat est issue du microcrédit entrepreneurial. Ce sont des entrepreneurs qui, grâce à l’appui reçu sous forme d’accompagnement de proximité, de soutien technique et de prêts communautaires de la part des 20 organismes, membres du réseau MicroEntreprendre, deviennent, plus tard, des cédants prêts à passer le flambeau.  

Le transfert d’entreprise au Québec

Au Québec, le chef de file du repreneuriat est le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), qui accompagne, depuis 2015, autant les cédants que les repreneurs d’ici à bien mener ce processus requérant les conseils d’un expert en transfert d’entreprise qui agit comme un facilitateur neutre. Ce sont, jusqu’à présent, « 13 000 entrepreneurs et 4 000 entreprises [accompagnées,] totalisant 5,2 milliards de chiffre d’affaires ».

Chaque mois, en moyenne 200 inscriptions, dont environ 60 nouvelles entreprises à vendre, sont réalisées sur l’INDEX, une plateforme numérique réunissant tous les acteurs du repreneuriat : vendeurs, acheteurs et conseillers. D’ailleurs, l’un des principaux attraits de ce répertoire est son caractère confidentiel : les profils du dirigeant (cédant), de son entreprise et des repreneurs restent anonymes, jusqu’à ce qu’une mise en relation formelle soit effectuée par leur conseiller du CTEQ, qui fera signer préalablement une entente de confidentialité (NDA) aux parties intéressées.

Soutenu par le Gouvernement du Québec, le CTEQ propose actuellement un programme de subvention exclusif à ses clients, Accès Experts, qui permet d’obtenir un remboursement jusqu’à 50 % des frais reliés aux services d’un expert en transfert d’entreprise. De plus, grâce à l’appui du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, l’inscription sur le répertoire ainsi que l’accompagnement, entre autres, sont offerts aux cédants à un prix avantageux (forfait : vente d’entreprise).

Et pour tous ceux et celles qui envisagent sérieusement de s’impliquer dans un processus de transfert d’entreprise, le Sommet du repreneuriat qui sera célébré le 29 mars prochain à Montréal est un incontournable ! Réunissant la plus grande communauté repreneuriale d’ici, l’évènement abordera, lors des ateliers, des conférences et d’autres activités, la vente et l’achat d’une PME au Québec.

Comment se passe le processus de repreneuriat ?

Desjardins et le CTEQ ont défini les étapes d’un transfert d’entreprise que nous vous présentons en bref :

  1. Réflexion et évaluation : en plus de prendre la décision de céder son entreprise, le dirigeant doit réfléchir à ses objectifs pour lui et pour son entreprise, au moment où il désire faire le transfert, à ses besoins financiers, et ensuite doit, notamment, faire évaluer la valeur de sa compagnie et considérer les options de relève qui s’offrent à lui.
  2. Stratégie et plan de transfert : le cédant choisit la relève (individuelle ou collective/interne ou externe) et prépare un plan qui reflète la façon dont il veut faire le transfert, en tenant compte des questions comme les aspects humains, stratégiques et de gestion.
  3. Transaction financière : cette étape comprend, entre autres, la lettre d’intention, beaucoup plus formelle et plus précise que la lettre d’intérêt ; l’offre d’achat ; et le contrat d’achat/vente des actions ou des actifs.
  4. Transition vers une nouvelle vie : il s’agit d’une période charnière où chacune des parties assume son nouveau rôle ; la relève prend la direction de la compagnie et le cédant se retire progressivement afin de mettre en œuvre son plan financier pour la retraite.
Six (6) bonnes raisons pour faire appel à la reprise d’entreprise

Processus complexe, détaillé et souvent émotif, le transfert entrepreneurial représente des atouts certains, que ce soit…

Pour le cédant, qui peut :
    • Augmenter son patrimoine, tout en réduisant les risques ;
    • Faire la transition vers la retraite dans ses propres termes ;
    • Assurer la continuité de son travail.
Ou pour le repreneur, qui peut :
    • Limiter les risques comparativement au démarrage d’une entreprise ;
    • Se rendre plus rapidement à l’étape de croissance de l’entreprise en s’appuyant sur le savoir-faire, les ressources humaines en place, etc., ainsi que sur sa propre capacité à innover et/ou sur ses habiletés de gestion ;
    • Trouver plus facilement du financement puisque la compagnie a déjà fait ses preuves.
L’impact positif de la relève entrepreneuriale dans notre société

Aujourd’hui, le repreneuriat est essentiel à l’économie québécoise, car grand nombre de baby-boomers ayant fondé les petites et moyennes entreprises qui constituent la base de notre économie sont en train de partir à la retraite. C’est la relève, c’est-à-dire les entrepreneurs qui reprennent ces compagnies pour les amener au niveau suivant, qui permet d’assurer une certaine stabilité au système socioéconomique de la province.

Néanmoins, bien avant de se rendre à l’étape du transfert, il faut faire croître son entreprise jusqu’à ce qu’elle devienne attractive aux yeux de la relève, de ceux qui comprennent que « reprendre, c’est entreprendre ». Investir donc des efforts dès le démarrage de son entreprise pour peaufiner ses habilités en gestion, pour planifier de façon stratégique, pour instaurer les meilleures pratiques de son industrie… pour bien faire les choses, est non seulement sensé, mais nécessaire !

[1] https://ctequebec.com/definition-du-repreneuriat/

 

Mise à jour : 7 juin 2023 

Le 18 mai 2023, le Réseau Mentorat et ses partenaires ont dévoilé les résultats de l’Indice entrepreneurial québécois 2022 Vers une culture entREPRENEURIALE. Cliquez sur les liens pour télécharger… 

Promos de fêtes
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Promotions commerciales, un atout pour son entreprise à savoir utiliser 

Les célébrations comme le temps des Fêtes sont des moments propices pour faire une promotion de ventes, ce qui est une façon de donner des arguments à notre client potentiel ou existant de faire un achat sans plus attendre. Ces raisons pour se procurer ce produit ou service maintenant plutôt que dans l’avenir doivent être suffisamment convaincantes et claires pour que le client puisse passer à l’action.

Les promotions sont aussi de bons accrocheurs pour attirer de nouveaux clients : ceux qui nous connaissaient déjà, mais qui n’avaient jamais testé nos produits/services, ou ceux qui n’avaient jamais entendu parler de notre entreprise, mais dont le besoin correspond à notre offre ponctuelle.

Les promotions sont particulièrement intéressantes lorsqu’il s’agit de produits ou de services adressés directement aux consommateurs (B2C). À l’heure actuelle, ces offres promotionnelles se font surtout en ligne (site Web, réseaux sociaux, publicités payantes, bannières, etc.) et sont souvent complétées par de la publicité offline, dépendamment de la nature des produits/services promus et de l’existence ou non d’une boutique physique.

Pourquoi faire une promotion de ventes ?

Plusieurs raisons existent pour se servir des offres promotionnelles, qui peuvent, d’ailleurs, être utiles dans les différents cycles de vie d’un produit allant du lancement au déclin, par exemple :

      • Faire connaitre ses produits ou ses services ;
      • Lancer un produit/service ;
      • Écouler un inventaire ;
      • Augmenter son chiffre d’affaires pendant une période déterminée ;
      • Attirer de nouveaux clients ;
      • Fidéliser ses clients existants ;
      • Positionner sa marque.
Comment faire une promotion commerciale ?

Il existe plusieurs types de promotions, la plupart basées sur le concept « stratégie de push marketing », qui consiste à pousser le produit ou le service vers le consommateur, c’est-à-dire qu’on met notre produit/service en évidence afin de le rapprocher de notre clientèle cible.

Voici les principales façons de créer vos spéciaux afin de pousser votre produit/service :

    • Les primes : le consommateur reçoit un cadeau ou une quantité supplémentaire du produit acheté. Entre autres, elles peuvent être des primes directes, soit reçues immédiatement après l’achat (par exemple, les cadeaux remis à la caisse dans les boutiques de produits cosmétiques) ; des primes différées, soit obtenues après plusieurs achats ou lors du prochain achat (telle que les promotions après 5 pizzas, la 6e est gratuite) ; une plus grande quantité de produits pour le même prix (3 boîtes de biscuits pour le prix de 2).
    • Les jeux-concours : basée sur notre tendance naturelle à aimer les jeux et les surprises, ce genre de promotion promet des gains aléatoires, tout en mobilisant les consommateurs à interagir avec la marque. Il peut s’agir d’un concours mettant à profit les connaissances ou les talents des participants ou des jeux axés sur le hasard (tirages, loteries). Comme dans le cas des primes, la technique des jeux-concours peut être directe ou différée.
    • L’échantillonnage : une petite quantité de produit (inférieure à l’unité de vente régulière) est offerte gratuitement au consommateur dans le but de lui faire découvrir le produit (ou service). Ces promotions sont présentées en forme d’échantillon (crème beauté p. ex.) ; dégustation (les produits agroalimentaires sont souvent introduits ainsi), d’essai (logiciel par abonnement ou cours de yoga en sont de bons exemples), et démonstration (fonctionnement d’un appareil électronique lors d’une foire).
    • La réduction de prix : il s’agit peut-être de l’une des stratégies de promotion de ventes ayant le plus de succès, que ce soient des coupons ; des bons de réduction ; un ensemble de produits, aussi connu comme offre groupée (p. ex., un kit de produits alimentaires qui se marient parfaitement).

Les stratégies de promotion de ventes les plus efficaces sont celles qui augmentent immédiatement et de façon évidente le pouvoir d’achat du client, on parle donc des rabais qui se font effectifs lors de l’achat et qui font sentir au consommateur qu’il garde de l’argent dans sa poche (p. ex. : 35 % de réduction sur le prix d’une robe).

Mais il ne suffit pas que cela soit un « bon » rabais, il faut encore que cela soit bel et bien perçu et ressenti par le client. De là, l’importance d’avoir un plan marketing qui, entre autres, nous permet de mieux connaitre notre persona marketing, nos objectifs, l’identité de notre marque et les canaux de communication à utiliser.

Les promotions peuvent-elles comporter des effets négatifs ?

Une offre promotionnelle « trop bonne » risque d’attirer plus de clients que ceux auxquels on s’attend, affectant ainsi, parfois dangereusement, la marge de profit de l’entreprise. La solution ? Mettre des « balises » pour éviter des ennuis.

Les célébrations sont donc idéales pour les offres promotionnelles, car elles ont, par définition, une durée limitée, de la même façon qu’on devrait restreindre les promotions commerciales dans le temps. En outre, on pourrait :

      • Limiter la quantité de marchandises, en l’indiquant clairement dans les pièces promotionnelles : « jusqu’à épuisement des stocks » ou « maximum de X produits par client » ;
      • Prioriser les produits ayant moins de roulement — peu connus ou avec moindre demande — ;
      • Se défaire des produits à renouveler ou en vue d’une fermeture (déstockage).

En plus de la profitabilité de sa compagnie, des rabais trop récurrents pourraient mettre à risque la réputation de la marque. Il est alors recommandé de planifier les promotions et ne pas en abuser afin de maintenir la valeur perçue de nos produits ou de nos services.

Que votre objectif soit de booster vos ventes, de faire connaitre vos produits/services ou d’écouler votre inventaire, vous avez maintenant des pistes pour réussir vos promotions des fêtes ou de Boxing Day. Pensez-y en établissant votre plan promotionnel pour la prochaine année !

entreprises économie sociale – travail collaboratif
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L’ABC de l’économie sociale ou de l’entrepreneuriat collectif

Les entreprises d’économie sociale jouent un rôle essentiel dans la santé économique et sociale de notre société. Entrevue avec l’expert Didier K. Muamba.

Été au Québec
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Un été pour danser et se rafraichir

L’été est arrivé ! Enfin ! C’est non seulement l’occasion de ralentir un peu le rythme (si c’est possible selon son secteur d’activité), mais aussi de mettre en valeur les entreprises du FEMontérégie qui offrent des services ou des produits qui s’agencent bien avec les temps chauds et les enfants à la maison.

Nous avons donc invité deux des entrepreneurs soutenus par nos services de microcrédit entrepreneurial à échanger avec nous : Julie Roy, du studio de danse qui porte son nom, et Pablo Sanchez d’Inkalato.

La danse pour tous

Situé à Contrecœur et à Sorel-Tracy, le Studio de danse Julie Roy offre des camps de jour pendant l’été pour les 6 à 12 ans afin qu’ils puissent apprendre cet art, tout en s’amusant. Très populaires, les places se sont vite envolées cette année.

En plus des activités pour les enfants d’âge scolaire, cette entreprise familiale propose des services pour les jeunes et les adultes. Des cours de Pilates, d’Entraînement barre concept, de Yoga, de Zumba, et même des cours prénataux et postnataux afin de contribuer au maintien et à l’amélioration de la force musculaire, de la souplesse et de l’endurance.

La danse professionnelle

Étudiantes du Studio de danse Julie Roy en spectacle

Spécialisé en ballet, en jazz, en danse contemporaine et en hip-hop, le Studio présente deux volets : danse récréative et danse compétitive. Pour cette dernière, deux semaines de perfectionnement sont offertes. Elles s’adressent aux élèves qui souhaitent parfaire leur technique, ainsi que maîtriser la discipline, et qui ont pratiqué l’un des styles déjà mentionnés pendant :

Au moins 1 an pour le niveau novice ;

Au moins 3 ans pour le niveau intermédiaire — avancé.

Grâce à ce temps de préparation, les danseurs en ressortent prêts à joindre une des troupes de compétition ou le programme danse-élite.

Avec des places limitées, les inscriptions pour les semaines de perfectionnement (du 8 au 12 août et du 15 au 19 août) sont encore ouvertes. Des danseurs talentueux pourront progresser en pratiquant de 9 h à 16 h.

Aussi pour les amateurs

Si vous êtes un simple mortel avec l’envie de bouger au rythme de la musique, profitez des cours à la carte (drop-in) pendant le mois de juillet. Ce sont des classes divertissantes d’une heure présentant un nouveau thème chaque semaine.

 

Glaces de tradition : un peu d’histoire

Inspiré des glaces artisanales aux fruits appelées en espagnol « Helados de Paila » et fabriquées, pendant des siècles, par les indigènes Incas d’Équateur au sommet des plus hautes montagnes des Andes, Pablo Sanchez, entrepreneur originaire de ce pays, a eu l’idée d’offrir aux Québécois les saveurs exotiques des fruits tropicaux :

  • Mangue ;
  • Corossol ;
  • Tamarin ;
  • Ananas ;
  • Mûres des Andes ;
  • Goyave ;
  • Fruit de la passion ;
  • Fraise ;
  • Lulo/Naranjilla ;
  • Lucuma.
Créateur de desserts glacés

Possédant des études dans des domaines variés (la haute cuisine, l’administration hôtelière, le marketing et la comptabilité), Pablo, qui travaillait dans le secteur bancaire, s’est retrouvé à la maison pendant la pandémie. La nostalgie l’a poussé à recréer la recette familiale qui se servait d’un plat appelé le « Paila » pour la préparation de la glace. Tous ceux qui y goûtaient en demandaient plus et plus encore !

C’est ainsi que ces délicieux produits ont vu le jour. La recette originale a été alors modifiée pour vous offrir les desserts glacés Inkalato qui se vendent actuellement dans plusieurs commerces à Montréal et en Montérégie. En voici quelques caractéristiques :

  • Saveurs naturelles ;
  • Fruits exotiques d’Amérique ajoutant une importante valeur nutritionnelle (40 % du dessert)​​​ ;
  • Sans additifs, sans colorants ou agents de conservation ;
  • ​Végétaliens et sans OGM ;
  • Sans les 9 principaux allergènes (lait, œufs, arachides, noix, crustacés, sésame, moutarde, soya et sulfites).  

 

Que ce soit pour gâter vos enfants en vacances ou pour que vous profitiez de la saison estivale, un dessert santé et rafraichissant Inkalato pourrait bien tomber après un cours de danse stimulant chez le Studio de Julie Roy. Pourquoi pas ?

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