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Prévisions financières 2024
VIE D’ENTREPRENEUR

Prévisions financières 2024 :

 

Les petites entreprises québécoises, à quoi peuvent-elles s’attendre ?

« Que nous réserve cette nouvelle année ? Qu’est-ce qui s’en vient pour les entrepreneurs et gens d’affaires du Québec ? », voilà les questions lancées par la Chambre de commerce et de l’industrie du Haut-Richelieu (CCIHR) et qui ont été répondues par l’Économiste Hendrix Vachon[1], lors du dîner Grande Rencontre Desjardins, le jeudi 25 janvier dernier, à la Corporation du Fort St-Jean.

Notre équipe au Fonds d’Emprunt Montérégie est assistée à cet évènement où il a été question des prévisions sur la croissance économique mondiale, américaine et québécoise et de principaux enjeux économiques actuels, ainsi que de leur impact sur les petites entreprises d’ici.   

Quelles sont les principales prévisions financières pour l’année 2024 ?

1. 2024 sera marquée par une économie mondiale plus faible que celle de 2023.

Particulièrement aux États-Unis, une économie qui affecte directement la nôtre en raison de son rôle de principal partenaire économique et financier. On ne parle pas ici d’une récession, mais d’un atterrissage en douceur, c’est-à-dire qu’il y aura plutôt un ralentissement de l’économie. Ceci signifie que probablement la croissance de l’économie canadienne se limitera à environ 1 % et celle des États-Unis à 2 % pendant l’année 2024.

Néanmoins, aux États-Unis et dans certains pays, il y a des compagnies technologiques, notamment celles reliées à l’intelligence artificielle (Open AI, Meta, Google, Microsoft, etc.), qui mènent à l’heure actuelle le bal dans les bourses. La performance de ces compagnies est tellement bonne et soutenue que cela fait en sorte que l’ensemble de l’économie américaine ait tendance à tirer vers le haut.

2. Les taux d’intérêt vont baisser.

Les banques centrales des pays, dont le Canada, commenceront probablement à baisser leur taux directeur d’ici l’été. Pour préciser, le taux directeur aussi appelé taux du financement à un jour « est le principal outil utilisé par la Banque du Canada pour maîtriser l’inflation […] et influe sur de nombreux taux d’intérêt qui ont de l’importance pour les Canadiens comme :

      • le taux préférentiel des banques commerciales (pratiqué sur des prêts comme les prêts hypothécaires et les lignes de crédit*) ;
      • les taux d’intérêt sur les dépôts, les certificats de placement garanti et d’autres produits d’épargne.[2] »

M. Vachon a également précisé qu’au Canada les taux ne devraient pas diminuer avant la fin du printemps, voire le milieu de l’été. La banque centrale du Canada applique généralement une approche prudente vu que notre économie est plus petite que celle des États-Unis.

Tout cela à condition que l’Inflation continue à baisser. Dans le cas contraire, la Banque du Canada sera obligée d’ajuster le taux à la hausse pour redresser la situation. Cela comporte le risque que l’économie tombe en récession.

Si la banque centrale du pays décide, malgré la baisse de l’inflation, de maintenir une approche prudente et par conséquent le taux directeur actuel, cela pourrait aussi avoir des effets négatifs sur l’ensemble de l’économie canadienne.

Facteurs qui influenceront le risque en 2024

    • Démographie : la croissance de la population canadienne a été fulgurante dans les dernières années presque exclusivement grâce à l’immigration, puisque la croissance naturelle, soit celle attribuable aux naissances, a été négligeable.

Cette réalité a permis, en grande partie, de soutenir la demande à la consommation et dans le marché locatif. Si cela changeait trop brusquement, l’équilibre entre l’offre et la demande risquerait de se voir affecté à court terme. Il y aurait donc des variables macroéconomiques qui devraient s’ajuster plus rapidement.

    • Instabilité financière : du côté des investisseurs, il existe un risque d’instabilité financière. Selon M. Vachon, malgré le fait d’avoir a été épargnés en 2023, puisqu’il n’y a pas eu de fluctuations importantes en bourse, on n’est pas à l’abri de plus grandes perturbations financières cette année dues au ralentissement économique.
    • Instabilité politique et géopolitique : il y a aussi un risque d’augmentation de l’instabilité géopolitique à cause des guerres en Ukraine, et entre le Hamas et Israël, ainsi qu’aux tensions des pays occidentaux avec la Chine et la Corée du Nord. À cela s’ajoutent les répercussions politiques des élections américaines en novembre prochain. Par exemple, si le candidat républicain est réélu, tout comme lors de son dernier passage à la Maison-Blanche l’économie mondiale en deviendrait instable, augmentant les risques sur les différents marchés. D’ailleurs, le coût déjà en hausse des denrées et du transport est un exemple concret des conséquences causées par la rencontre des variables géopolitiques et de l’inflation.

En résumé, les économistes prévoient que les taux d’intérêt peuvent diminuer durant l’année 2024 et soutenir ainsi une certaine reprise économique. Néanmoins, nous sommes dans un environnement qui est encore assez incertain et qui comporte des risques importants.

 
De l’espoir malgré tout

D’un autre côté, comme l’a expliqué Jimmy Jean (en entrevue à La Presse), économiste en chef de Desjardins, la solidité de l’économie américaine a joué un rôle important dans le rebond de l’économie de ce côté de la frontière au quatrième trimestre de 2023, en soutenant les exportations de biens.

Selon M. Jean, si la tendance se maintient, le taux directeur de la Banque du Canada pourrait baisser six fois cette année et cinq autres en 2025 pour le ramener à 2,5 %.

Le début hâtif des baisses du taux directeur serait alors une façon de contrer le ralentissement économique, voire la possibilité d’une récession.

Pour les petites entreprises et les solopreneurs, cela signifie que les prêts, les lignes de crédit et même les cartes de crédit d’entreprise diminueront leurs taux d’intérêt ; les investissements seront donc moins chers et moins risqués.

 
Quoi faire cette année en attendant la baisse des taux d’intérêt ?

D’ailleurs, la Banque de développement du Canada — BDC —[3] conseille aux PME de mieux se préparer : améliorer leur efficacité opérationnelle et maintenir leur rentabilité. En lignes générales, il s’agit de revoir les processus et les procédures de sa compagnie pour mieux s’adapter aux défis du début d’année et pouvoir être prêt pour la relance prévue de fin d’année.

En somme, la BDC propose d’appliquer l’approche suivante :

  1. Observer ce qui se passe à l’externe : Considérez les tendances de la clientèle, du marché et celles relatives aux partenaires.
  2. Définir vos objectifs stratégiques en conséquence : déterminez votre capacité actuelle (niveaux de salaires, etc.), ainsi que vos cibles pour l’année. Avez-vous d’autres projets ? Pensez à quoi changer pour atteindre vos objectifs et consignez tout cela.
  3. Examiner la structure de votre équipe : révisez la structure de votre entreprise, la configuration de votre équipe et leurs compétences.
  1. Examiner vos opérations et vos processus : vérifiez toutes vos opérations et tous vos processus dans le but de les optimiser et de les rendre plus efficaces et efficients.
  2. Former votre personnel : trouvez des formations et inscrivez-y vos employés et vous-même. Le tout, en concordance avec votre plan annuel, qui doit être aussi adapté à ce qui se passe en dehors de votre compagnie.
Autres astuces :
  • Tenir compte des possibles augmentations des coûts et des taux d’intérêt et vous concentrer sur la gestion financière.
  • Se préparer en cas d’une baisse de la demande et développer, par exemple, des campagnes marketing ciblé.
  • Déployer des stratégies pour contrer la pénurie de main-d’œuvre comme utiliser de nouvelles technologies, telles que l’Intelligence artificielle ou de nouveaux équipements.
  • Se concentrer sur la proposition de valeur au personnel. N’oubliez pas que vos gestionnaires sont la clé de la réussite, écoutez-les, appuyez-les, donnez-les des moyens pour réaliser mieux leur travail. Ils sont une ressource de valeur au moment de faire face à de nouveaux défis.

En bref, tirez profit du ralentissement prévu au début de l’année en vous préparant pour le rebondissement de l’économie dans la deuxième partie de 2024.

[1] Détenant un baccalauréat et une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal, M. Vachon exerce comme Économiste principal du Mouvement Desjardins où il travaille depuis presque deux décennies.

[2] Le taux directeur expliqué : https://www.banqueducanada.ca/2022/04/taux-directeur-explique/, publié le 13 avril 2022 et consulté en janvier 2024.

 

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